Accueil » Posts tagged 'Exil'

Tag Archives: Exil

Que deviennent les Ivoiriens exilés suite au conflit postélectoral ?

Les damnés de leur terre

Par Leslie Varenne
31 août 2017
Note de voyage

Extrait

La guerre de 2011 en Côte d’Ivoire n’est toujours pas soldée. Outre les problèmes politiques et sécuritaires auxquels ce pays est confronté, de nombreux Ivoiriens sont encore exilés aux quatre coins du monde ; des milliers se trouvent toujours dans des camps de réfugiés au Ghana, au Togo et au Libéria. Ces enfants, ces femmes, ces hommes, oubliés de tous, tentent de survivre en attendant un éventuel retour… Après six longues années, certains ont fini par perdre l’espoir de pouvoir, un jour, rentrer chez eux et ont pris les routes dangereuses des migrants – désert nigérien, prisons libyennes et pour certains, la traversée de la Méditerranée, les plus chanceux sont arrivés en Italie. D’autres, les plus nombreux ont trouvé refuge au Maroc, en Algérie ou encore en Mauritanie. Ceux qui restent dans les camps essayent de s’organiser pour résister, améliorer, autant que faire se peut, leur condition de survie et se prémunir des vautours pour qui « réfugié » signifie aussi : « business ». Au mois d’août 2017, l’IVERIS a été à la rencontre des réfugiés ivoiriens au Ghana dans le camp d’Egyeikrom.

« Ils auront honte »
Cette petite phrase inscrite sur une des tentes du camp d’Egyeikrom dans lesquelles certaines familles dorment encore, depuis plus de six ans, s’adresse à beaucoup de monde ; « ILS » sont nombreux.

Le gouvernement ivoirien
En premier lieu, cette formule concerne l’Etat ivoirien qui n’a rien mis en place pour permettre aux réfugiés de rentrer chez eux. Environ 70% des 1800 personnes vivant dans ce camp sont originaires de l’Ouest ivoirien, une région de planteurs où des ressortissants des Etats voisins ont profité de la guerre pour accaparer les terres des autochtones. Le gouvernement n’a montré aucune volonté politique pour résoudre ce problème afin de permettre aux expulsés de retrouver enfin leur maison et leur travail. Mieux, depuis quelques mois, le Haut-Commissariat aux Réfugiés (HCR) enregistre de nouvelles demandes, quarante-cinq familles de l’Ouest sont arrivées à Egyeikrom, inquiètes de la situation sécuritaire et des soubresauts violents que pourrait connaître à nouveau la Côte d’Ivoire. Ces populations ont payé le plus lourd tribut de la guerre de 2011. Mais quelle que soit l’origine des réfugiés ou les raisons de leur présence ici, tous sont empêchés de rentrer en raison de l’insécurité qui perdure. Mamadou Bamba, un des porte-parole de l’association du camp, expose la situation : « Les réfugiés urbains qui sont connus peuvent négocier leur retour en toute sécurité avec le pouvoir d’Abidjan, certains ont été emprisonnés à leur retour mais les journaux s’inquiètent de leur sort (1). Ceux appartenant à une autre couche sociale, les anonymes, ne sont pas protégés du tout, s’ils sont tués, personne n’en fait état. Vous retournez dans votre quartier où vous êtes connu comme un supporter de Laurent Gbagbo et on vous envoie les microbes, les dozos ou les FACI (2). Un gars rentré au pays s’est fait découpe[r] le bras à la machette par les microbes. C’est la raison pour laquelle, ici, il n’y a pas eu plus de 50 retours volontaires au pays en six ans (3). »

Tous les partis politiques ivoiriens confondus…
Si le sort des prisonniers politiques est une revendication à l’agenda de plusieurs partis, celui des réfugiés est totalement absent des débats, y compris pendant la campagne électorale pour l’élection présidentielle de 2015. Ces compatriotes exilés dans les camps sont les grands oubliés de la société ivoirienne.

Depuis deux ans, un programme de construction de maisons en dur a commencé, les matériaux sont fournis par le HCR, mais ce sont les habitants qui bâtissent.

Les ONG
Le fonctionnement d’un camp de réfugiés, géré par le HCR en collaboration avec le Ghana Refugee  Board, est assez surréaliste, toutes les activités sont sous-traitées à des ONG. Le HCR reçoit l’argent des pays donateurs et reverse les fonds à des associations afin qu’elles s’acquittent de certaines missions.

Caritas Ghana
Le marché de l’aide alimentaire a été attribué à Caritas Ghana. De 2011 jusqu’en septembre 2015, cette association caritative fournissait 12 kilos de riz par mois et par réfugié ainsi que de l’huile, un kilo de haricot et un morceau de savon. Mais le riz distribué par Caritas était de très mauvaise qualité et l’huile était carrément impropre à la consommation. L’ONG refourguait aux réfugiés de vieux stocks de riz invendables sur le marché et empochait la différence de prix au passage. Le camp d’Egyeikrom est réputé pour la capacité de ses résidents à dénoncer toutes les bassesses et à résister à toutes formes de pression d’où qu’elles viennent. En septembre 2011, ils ont profité d’une visite des ambassadeurs d’Australie, du Canada et de la Grande Bretagne venus s’enquérir de ce que devenaient les fonds des donateurs, pour s’insurger et montrer ce qu’ils recevaient comme nourriture. Après le passage des diplomates, les réfugiés ont pu manger le riz du Programme Alimentaire Mondial (PAM). Depuis septembre 2015, le problème ne se pose plus puisque le HCR ne fournit plus d’aide alimentaire aux réfugiés ivoiriens. Les donateurs ne contribuent plus au prétexte que la Côte d’Ivoire est désormais un pays en paix.

De l’Assemblée de dieu aux adventistes du 7ème jour…
En prévision de cet arrêt de l’aide alimentaire, dès 2012, le HCR a initié des programmes de formations pour que les réfugiés se prennent en charge et s’insèrent dans la société ghanéenne. Le Haut-Commissariat a sous-traité le programme à une association religieuse, Assemblies of God Relief and Development Services (AGREDS). Ces formations en pâtisserie et informatique étaient fantomatiques et inefficaces, le programme a littéralement échoué. Le HCR a donc attribué le marché à un autre groupe : les Adventist Development and Relief Agency (ADRA). Cette nouvelle ONG s’est orientée vers l’agriculture et l’élevage. 4000 poulets ont fait leur apparition dans le camp, deux semaines plus tard, toute la volaille était morte. Pour faire des bénéfices sur les prestations, les Adventistes du 7ème jour leur avaient donné de la nourriture destinée aux cochons. Cette fois, le HCR a décidé de ne plus sous-traiter le marché, une responsable de projet est arrivée, les résidents espèrent… Certains hommes, les plus jeunes dont des étudiants qui ont été obligés d’arrêter leurs études, ont trouvé du travail sur un chantier de BTP chinois dans la ville voisine de Cape Coast…
(…)

Ecole primaire en reconstruction
(source : IVERIS)

Le Christian Council of Ghana
L’école primaire est administrée, elle, par le Christian Concil of Ghana (CCG). De nombreux enfants vivent ici, depuis 2011 il y a eu entre 300 et 400 naissances. Lors de la construction de l’édifice, le CCG a oublié d’y intégrer des toilettes, les petits doivent donc se soulager en brousse, ce qui n’est pas sans danger.

En 2011, au vu de l’afflux de réfugiés ivoiriens – plus de 80 000 urbains et 20 000 dans les camps – le gouvernement ghanéen s’est vu dans l’obligation d’ouvrir de nouvelles structures pour les accueillir. Ils ont alors défriché la forêt pour ériger Egyeikrom avec pour conséquence une cohabitation délicate avec des serpents, des scorpions et autres bestioles. Le CCG a reçu des fonds de l’ambassade du Danemark pour prendre en charge la cantine scolaire qui devrait ouvrir à la rentrée car depuis l’arrêt de l’aide alimentaire, de nombreux enfants ne mangent plus à leur faim. Les résidents espèrent…
(…)

[1] Les réfugiés urbains sont ceux qui ont les moyens financiers de vivre dans des maisons particulières dans les villes.
[2] Les Dozos sont des chasseurs traditionnels utilisés parfois par le pouvoir comme milice. FACI est la nouvelle appelation de l’armée ivoirienne. Microbe est le nom donné à des enfants délinquants et  qui sontutilisés parfois par leurs chefs plus agés à des fins politiques.
[3] En 2011, 2500 réfugiés vivaient dans ce camp, ils sont encore 1800 aujourd’hui.
(…)

Lire le texte complet :
https://www.iveris.eu/list/notes_de_voyage/274-les_damnes_de_leur_terre

 

Publicités

Côte d’Ivoire : et si l’image ne reflétait pas la réalité ?

Tel est le thème de la réunion d’information et d’échanges organisée à Lyon le jeudi 11 mai 2017 par l’association « Côte d’Ivoire : Rechercher et Dire la Vérité » (CI-RDV).

Compte rendu

POURQUOI, MOI, FRANÇAIS(E), SUIS-JE CONCERNÉ(E) ?

Concernés ? Nous l’étions tous fortement en quittant la Maison des Passages, à Lyon, au soir de ce jeudi 11 mai 2017.

Initiée et animée par Michel Dubois, cette réunion fut riche et dense d’informations et d’échanges entre la trentaine de personnes, organisateurs, intervenants et des participants qui, pour certains, découvraient avec stupéfaction la responsabilité de la France dans la déstabilisation de la Côte d’Ivoire, depuis l’élection à la présidence, en 2000, de Laurent Gbagbo, jusqu’à l’installation, en 2011, d’un régime politique qui emprisonne et torture. (suite…)

Qu’en 2017 la prison politique ne soit plus un programme de gouvernement !

affiche-la-prison-est-elle-un-programme-de-gouvernement

Lu sur Facebook
Le 1er janvier 2017

Bonne Année 2017 à tous les ivoiriens qui se battent pour que notre pays soit un pays de liberté.

Bonne Année 2017 au président Laurent Gbagbo qui est le symbole et le meneur de cette lutte pour la liberté et le respect des peuples africains.

Bonne Année 2017 à Simone Gbagbo, à Charles Blé Goudé, à Assoa Adou, à Hubert Oulaye, à Lida Kouassi, à Koua Justin, à Dahi Nestor, à Patrice Bailly, etc, injustement détenus.

Bonne Année 2017 au Général Dogbo Blé Bruno, à l’Amiral Vagba Faussignaux, au Commandant Jean-Noël Abehi, au Colonel Anselme Séka Séka, etc, arbitrairement détenus pour leur loyauté à la république.

Bonne Année 2017 à tous ces anonymes qui sont en détention, arbitrairement, sans être jugés et sans être libérés. Nous leur souhaitons rien de moins qu’une libération cette année 2017. Nous nous battons pour cela en dénonçant régulièrement cette situation injuste qui leur est faite.

Bonne Année 2017 à tous les ivoiriens exilés un peu partout. Nous leur souhaitons un retour rapide dans leur pays, le pays de leurs ancêtres. Ils ne marcheront jamais seuls parce que nous ne les oublierons jamais .

Bonne Année 2017 à tous ceux qui ont encore leurs avoirs, le fruit de leur travail, injustement gelés. Nous leur souhaitons un rétablissement rapide dans leurs droits.

Bonne Année 2017 à tous ceux qui luttent à l’extérieur. Nous leur souhaitons beaucoup de courage pour ne jamais abandonner cette lutte essentielle pour la liberté. Merci à vous.

Bonne Année 2017 à tous ceux qui ont perdu leurs emplois, et particulièrement à ceux des ivoiriens qui se sont retrouvés au chômage à cause de leurs convictions politiques, et parfois même à cause de leur appartenance ethnique, à cause de la politique dite de  » rattrapage ethnique  » menée par Alassane Ouattara.

Bonne Année 2017 à tous les journalistes, de Côte d’Ivoire et d’ailleurs, qui se battent pour que la vérité sur la crise que connaît notre pays triomphe partout, et qui subissent la répression du Conseil National de la Presse (CNP ) du sinistre Raphaêl Lakpé.

Bonne Année 2017 à tous les amis de la Côte d’Ivoire et de l’Afrique qui, de façons diverses, aident les ivoiriens à faire triompher la vérité, la justice et la réconciliation.

Bonne Année 2017 à tous ceux qui se distinguent sur Facebook et sur d’autres réseaux sociaux pour que notre cause triomphe. Je ne les citerai pas pour ne pas en oublier.

Bonne Année 2017 à la Vérité et à la Liberté.

Bonne Année 2017 à la Côte d’Ivoire, mon pays, qui attend toujours que ses fils se réconcilient.

LIBÉREZ LE PRÉSIDENT LAURENT GBAGBO !

LIBÉREZ LES PRISONNIERS POLITIQUES EN COTE D’IVOIRE !

Alexis Gnagno.

 

Venez exprimer votre solidarité avec le peuple ivoirien !

Lors de ces deux évènements :

Mardi 10 mai, à Ronchin (près de Lille) : Conférence-débat « Goût amer du cacao, goût amer de la démocratie ? »

Mercredi 11 mai, à Paris : Opération Paix, Liberté et Réconciliation en Côte d’Ivoire, « Une carte postale pour les prisonniers d’opinion »

Programme et renseignements pratiques sur l’Agenda

 

Lire et voir 2015-07

Lettre ouverte à François Hollande, par un Collectif d’intellectuels ivoiriens réfugiés (15/07/2015)

http://www.lesamisdelaurentgbagbo.com/actualite-154-lettre-ouverte-a-francois-hollande-par-un-collectif-de-refugies-ivoiriens.html

Rwanda : Brusque détérioration des conditions de détention de madame Victoire Ingabire – Lettre ouverte (14/07/2015)

http://www.fdu-rwanda.com/fr/rwanda-brusque-deterioration-des-conditions-de-detention-de-madame-victoire-ingabire-lettre-ouverte

D’autres articles sur le sujet :
Appel contre la répression systématique de l’opposition au Rwanda
Rwanda : le droit à un procès équitable d’une dirigeante de l’opposition est menacé

Le double discours d’Alassane Ouattara

La question du retour des exilés met en évidence le double discours d’Alassane Ouattara qui promet lors de sa prise du pouvoir une Côte d’Ivoire apaisée, mais n’a cessé pendant ces 5 années de faire procéder à des arrestations politiques ; et qui – à l’intention de l’opinion internationale – invite les exilés à rentrer au pays, tout en ne leur donnant l’assurance ni de la sécurité, ni du retour sur les terres dont ils ont été spoliés.

Retour des exilés
Le double discours de Ouattara qui ne rassure pas

Par Anderson Diédri
(Le Nouveau Courrier)

«Je lance un appel aux exilés des pays voisins de rentrer au pays car le pays est en paix, le pays va bien», invitait le chef de l’Etat vendredi à Akoupé. Mais ce discours est loin de rassurer les milliers d’Ivoiriens encore en exil, surtout les cadres pro-Gbagbo. Car malgré les nombreux pro-Gbagbo dans les prisons du pays, le régime a arrêté Dogo Raphaël, Lida Kouassi ou encore Assoa Adou (récemment revenu d’exil et directeur de campagne du président Laurent Gbagbo pour le congrès de décembre dernier qui avait été reporté). Comme si cela ne suffisait pas, le pouvoir vient de mettre aux arrêts le Pr. Sébastien Dano Djédjé, le Pr. Hubert Oulaye et Koua Justin avant de les transférer dans différentes prisons sur le territoire national. Comment de tels actes, alors que le régime chante la réconciliation, peuvent-ils rassurer les Ivoiriens qui ont fui leur pays à cause de la persécution du camp Ouattara ? Il est évident que l’appel du chef de l’Etat à l’endroit des exilés est perçu avec beaucoup de méfiance et c’est à raison. Puisque ce double discours qui consiste à lancer l’appel au retour d’une main et à arrêter les opposants avec l’autre ne rassure guère.
Un autre discours qu’il a servi à toutes les étapes de son périple dans la Mé, c’est la réconciliation. «Je compte sur vous pour aller encore plus vite dans la réconciliation pour que nous ayons une totale cohésion et un grand rassemblement pour notre nation. Parce que c’est uni, rassemblé que nous pourrons faire de grandes choses pour ce beau pays. Donc chers frères, chères soeurs, malgré les difficultés que nous avons connues au cours des dernières années et pendant la crise postélectorale, je vous demande tous de pardonner les uns les autres et de réapprendre à vivre ensemble», proclamait le locataire du palais présidentiel à Alépé. On se souvient pourtant que le 11 avril dernier, le chef de l’Etat déclarait devant ses partisans à Abobo qu’il n’accordera pas de grâce ni d’amnistie (dont son camp a bénéficié depuis 2002 sous Gbagbo) si les pro-Gbagbo «ne demandent pas pardon». Ouattara n’est pas dans une logique d’apaisement ni d’ouverture comme on le voit. Ses déclarations ne sont juste qu’une profession de foi sans véritable contenu. D’autant plus que Ouattara ne fait véritablement rien pour encourager le processus de paix qu’il sabote depuis 2011. Dans ces conditions, la réconciliation et le pardon qu’il prône sur le bout des lèvres ne peuvent être une réalité. Et il le sait pertinemment.

In : Le Nouveau Courrier n° 1273, 12 mai 2015, p. 5.

Gado Marguerite, la mère de Laurent GBAGBO, nous a quittés

Le Mercredi 15 octobre 2014,
Quelques jours après avoir retrouvé son pays, Gado Marguerite a rendu l’âme.
A ses chers enfants, à ses petits-enfants, nous présentons nos condoléances émues.
Nous, ses proches, ses amis, nous garderons toujours dans notre coeur le souvenir de Gado Marguerite.

Retour d’exil de la mère du Président Gbagbo

Source La Depeche d AbidjanGado Marguerite, la mère du Président Laurent Gbagbo, est revenue le 12 octobre 2014 en Côte d’Ivoire après plus de trois ans d’exil au Ghana.

Dans le souci de préserver la tranquillité de Gado Marguerite, sa famille a communiqué :

« La grande famille Gbagbo Koudou a accueilli avec responsabilité, dignité et dans la sérénité le dimanche 12 octobre 2014, sa matriarche, Mère et Grand-Mère Gado Marguerite, Mère du Président Laurent Gbagbo après plus de 3 ans d’exil au Ghana. Ce retour a été motivé par le choix de ses enfants de lui permettre de vivre à nouveau dans l’unique milieu qu’elle ait jamais connu. La famille se réjouit de son état de santé satisfaisant malgré son âge très avancé.

Cet évènement est à caractère strictement familial et privé ; en conséquence la famille ne souhaite aucune interférence ou ingérence étatique, mondaine ou publique autour de ce retour. Maman Gado a simplement exprimé le désir de se reposer dans sa famille. »

Yobo Gossé Henri, porte parole de la famille

La Coordination du Pront Populaire Ivoirien en exil : analyse de la situation et propositions

COORDINATION FPI EN EXIL
DECLARATION RELATIVE A LA VISITE DE MONSIEUR FRANCOIS HOLLANDE EN COTE D’IVOIRE

Dès juin 2011, la coordination du FPI en exil, dans le cadre de sa mission s’est fixé les objectifs stratégiques suivants :

– La libération du Président Gbagbo ;

– La libération de l’ensemble des prisonniers politiques civils et militaires et le retour sécurisé des exilés ;

– La restauration de la démocratie et la souveraineté.

L’examen de la visite d’Etat en Côte d’Ivoire de Monsieur François Hollande, Président de la République Française, s’inscrit dans le cadre des objectifs stratégiques tels que définis. (suite…)

Côte d’Ivoire – Retour des exilés : la coordination du Fpi en exil pose ses conditions

DECLARATION DE LA COORDINATION DU FPI EN EXIL

Depuis quelques temps, des informations, parfois contradictoires, sont livrées à travers la presse aux Ivoiriens sur le retour des exilés ivoiriens de la crise postélectorale de 2010-2011.
Afin d’éclairer l’opinion nationale et internationale et surtout les militants du Fpi qui s’interrogent, la coordination Fpi en exil tient à faire connaitre sa position sur cette question. Pourquoi les Ivoiriens que nous sommes, si attachés à notre chère patrie la Côte d’Ivoire, sommes-nous toujours en exil, trois ans après l’arrivée par effraction de monsieur Alassane Ouattara au pouvoir, au moment où d’autres cadres de notre parti ont décidé à titre individuel, de rentrer sur la base des seules déclarations d’Hamed Bakayoko sans attendre la suite formelle des négociations avec le pouvoir ? Est-ce parce que nous avons plus de choses à nous reprocher par rapport à ceux qui rentrent ? Est-ce parce que nous sommes plus craintifs que ceux qui ont choisi de retourner en négociant directement avec le pouvoir en place les conditions de leur retour ? Ou bien, comme le pensent certains, est-ce parce que nous sommes simplement des extrémistes ? Non, rien de toutes ces supputations n’explique notre position d’attente. Les raisons sont toutes simples. (suite…)

Les réfugiés ivoiriens s’organisent : naissance de l’Union des Réfugiés Ivoiriens de France

Par Augustin Djédjé

Union des Réfugiés Ivoiriens de France (URIF). Telle est l’appellation de l’association créée par les ivoiriens qui ont fui la Côte d’Ivoire au cours de cette grave crise post-électorale d’Avril 2011, pour mettre leurs vies en sécurité en France. A l’unanimité, Michel Barouan, ex-directeur général du Bureau Ivoirien des Droits d’Auteur (BURIDA) a été désigné président de l’URIF ce samedi 28 décembre 2013…

Les réfugies ivoiriens de France de la grave crise qui a secoué la Côte d’Ivoire en Avril 2011 sont désormais ensemble. Solidarité oblige, ils ne pouvaient pas ne pas aboutir à ce cadre formel. C’est ce qu’ils ont notifié à l’opinion internationale ce samedi 28 décembre 2013 à Paris. Placée sous le parrainage de M. Christian Vabé, patron de presse, la cérémonie officielle de présentation de l’Union des Réfugiés Ivoiriens de France, (URIF) a enregistré la présence des importantes personnalités ivoiriennes réfugiées en France. Notamment les ministres : Clotilde Ohouochi, Eric Kahé, le professeur Balo-bi Toto Jérôme, ex-Secrétaire Général de l’université d’Abidjan et ex- codétenu du premier ministre Affi N’guessan dans la sinistre prison de Bouna, le journaliste Augustin Djédjé, ex-membre du service de communication du président Gbagbo, l’artiste engagé Serges Kassy qui n’est plus à présenter et bien évidemment celui qui a été désigné par ses compatriotes pour diriger l’association, Michel Barouan, ex-DG du BURIDA. Prenant la parole, ce dernier a fait savoir que l’URIF a pour objectif de créer un cadre de rencontre pour que les réfugiés ivoiriens qui ont tout perdu en fuyant la Côte d’Ivoire puissent discuter de leurs conditions d’existence, [autant] sur le plan temporel qu’administratif. Ainsi, l’URIF sera un véritable instrument d’orientation des nombreux réfugiés de France qui ne savent pas très souvent les démarches à entreprendre pour sortir de la précarité administrative. L’URIF sera aussi un instrument d’écoute, de solidarité et de réflexion sur l’avenir de ses membres. C’est pourquoi, afin de donner un cadre juridique solide à l’association et défendre les intérêts des membres de l’URIF, une convention d’assistance juridique a été signée séance tenante avec un collectif d’Avocats français, représenté par Maître Gervais TETI, docteur en droit et avocat au barreau de Paris. Ce dernier a saisi l’occasion pour prodiguer des conseils très utiles aux nouveaux dirigeants de l’association : « Cadrez vos activités et déclarations de sorte que vous ne soyez pas pris à défaut par l’administration Française qui vous observe désormais… » dira l’avocat. Mme Adé Assalé, la représentante du Front Populaire Ivoirien (FPI) en France, assistante sociale de son état, a pour sa part salué la naissance de cette association. Qui vient selon elle, à point nommé pour être la boussole des réfugiés ivoiriens qui sont pour la plupart du temps, livrés à eux-mêmes dans leurs démarches administratives dans la grande métropole de Paris. Elle a noté sa disponibilité totale à être aux côtés des membres de l’association chaque fois que besoin se ferait sentir pour leur apporter conseils et orientation. De son côté, le parrain de la cérémonie, M. Christian Vabé, a félicité les responsables de l’URIF en les invitant à axer leurs actions sur la solidarité et l’entraide. Et pour donner un coup d’accélérateur à l’URIF, il a fait don de la somme de 10.000 euros à l’association.

Augustin Djédjé – djedjenet64 [at] yahoo.fr
In : EventnewsTv, 29 déc. 2013
(Titre de la Rédaction)

Tentatives d’assassinats et enlèvements de réfugiés ivoiriens : le Dr Assoa Adou confirme les faits rapportés par les experts de l’ONU

Déclaration de la coordination FPI en exil suite à la publication du rapport des experts de l’ONU sur le Libéria
Par le Dr Assoa Adou

Selon le rapport du groupe des experts sur le Liberia en date du 19 novembre 2013, « le gouvernement ivoirien avait envoyé au Ghana des agents chargés de kidnapper ou assassiner des partisans réfugiés du régime Gbagbo »

Pour les exilés au Ghana, une telle information n’est pas une surprise tant les preuves irréfutables sont nombreuses et disponibles depuis l’arrivée des exilés ivoiriens au Ghana.
Des décès suspects (DIAGOU GOMONT), des tentatives d’enlèvements et des enlèvements suspects (Charles BLE GOUDE, Jean Yves DIBOPIEU, Jean Noel ABEHI, Koné Katinan) et des affrontements suspects dans les camps de réfugiés suivis de décès sont constatés à chaque annonce de la présence des envoyés du gouvernement Ouattara. L’on a encore en mémoire l’assassinat de l’ex rebelle repenti Adama Champion dit « gorge profonde » retrouvé mort calciné dans sa tente au camp de réfugiés d’Ampin au Ghana après ses révélations sur la disparition du journaliste Guy-André Kieffer dans une interview accordée au journal « Le Nouveau Courrier » et dans laquelle il pointait un doigt accusateur sur un baron du RDR. (suite…)

Paroles de l’acteur et metteur en scène ivoirien Sidiki Bakaba

Réfugié en France après avoir été grièvement blessé lors du bombardement et de l’assaut de la Résidence présidentielle ivoirienne en avril 2011, Sidiki Bakaba expose sa vision de la situation.

Voir la vidéo d’Afriktv.net (26/11/2013) :

https://www.youtube.com/watch?feature=player_detailpage&v=vPI4LHdr3N0

De retour au pays, des Ivoiriens réfugiés au Libéria attendent toujours l’aide promise

Interview par Notre Voix

Zotahon Tominan Ferdinand (Président des réfugiés rapatriés volontaires de Danané et Zouan-Hounien) : « Depuis 2 ans, nous attendons les 50000 F que le gouvernement nous a promis »

Rentrés au pays depuis le 30 octobre 2011, 419 réfugiés originaires des départements de Danané et Zouan-Hounien attendent toujours les primes de retour qui leur ont été promises. Dans cet entretien, le président de ces rapatriés volontaires interpelle le gouvernement et déplore que les conditions ne so[ie]nt pas réunies pour le retour des réfugiés.

Notre Voie : Vous êtes le président du collectif des réfugiés rapatriés volontaires et spontanés des départements de Danané et de Zouan-Hounien. Alors quelles sont les raisons de votre visite dans nos locaux ?
Zotahon Tominan Ferdinand : Merci pour l’occasion que vous nous donnez de nous exprimer ici aujourd’hui. Parce que nous avons entrepris assez de démarches pour le problème des rapatriés que nous sommes, depuis notre retour en Côte d’Ivoire à la date du 30 octobre 2011. Je dirai d’abord que nous avons mis ce collectif en place depuis le Libéria. Parce qu’on s’est dit qu’une fois en Côte d’Ivoire, il fallait régler plusieurs problèmes .Aujourd’hui, du collectif nous sommes passés à une association pour que nous sortions de l’informel pour défendre nos parents qui sont encore là-bas et qui viendront un jour nous rejoindre.
Le motif de notre présence dans vos locaux est relatif aux problèmes des 419 personnes qui sont arrivées depuis cette date du 30 octobre 2011. Ces 419 personnes venues par trois convois n’ont pas perçu les perdiems qui leur ont été promis. (suite…)

Jean-Claude Atsé est mort sans avoir revu son pays

Exilé au Ghana, Jean-Claude Atsé était un militant du PDCI farouchement attaché au respect des institutions de son pays, la Côte d’Ivoire.
Après l’élection présidentielle de 2010, il milita auprès des jeunes de son parti pour que soit respecté l’avis du Conseil Constitutionnel qui avait déclaré Laurent Gbagbo vainqueur du second tour de l’élection.
La maladie l’a frappé, alors qu’il envisageait son retour au pays, ainsi qu’en a témoigné son épouse.
Ce décès intervenu le 28 septembre 2013 succède à celui de plusieurs autres responsables politiques morts dans le pays où ils avaient trouvé refuge, tels que l’ancien ministre Paul-Antoine Bohoun Bouabré décédé en Israël en janvier 2012.
A partir d’avril 2011, des dizaines de milliers d’Ivoiriens ont dû s’exiler au Ghana, au Libéria, au Togo et dans d’autres pays du monde.