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Côte d’Ivoire : et si l’image ne reflétait pas la réalité ?

Tel est le thème de la réunion d’information et d’échanges organisée à Lyon le jeudi 11 mai 2017 par l’association « Côte d’Ivoire : Rechercher et Dire la Vérité » (CI-RDV).

Compte rendu

POURQUOI, MOI, FRANÇAIS(E), SUIS-JE CONCERNÉ(E) ?

Concernés ? Nous l’étions tous fortement en quittant la Maison des Passages, à Lyon, au soir de ce jeudi 11 mai 2017.

Initiée et animée par Michel Dubois, cette réunion fut riche et dense d’informations et d’échanges entre la trentaine de personnes, organisateurs, intervenants et des participants qui, pour certains, découvraient avec stupéfaction la responsabilité de la France dans la déstabilisation de la Côte d’Ivoire, depuis l’élection à la présidence, en 2000, de Laurent Gbagbo, jusqu’à l’installation, en 2011, d’un régime politique qui emprisonne et torture. (suite…)

Qu’en 2017 la prison politique ne soit plus un programme de gouvernement !

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Lu sur Facebook
Le 1er janvier 2017

Bonne Année 2017 à tous les ivoiriens qui se battent pour que notre pays soit un pays de liberté.

Bonne Année 2017 au président Laurent Gbagbo qui est le symbole et le meneur de cette lutte pour la liberté et le respect des peuples africains.

Bonne Année 2017 à Simone Gbagbo, à Charles Blé Goudé, à Assoa Adou, à Hubert Oulaye, à Lida Kouassi, à Koua Justin, à Dahi Nestor, à Patrice Bailly, etc, injustement détenus.

Bonne Année 2017 au Général Dogbo Blé Bruno, à l’Amiral Vagba Faussignaux, au Commandant Jean-Noël Abehi, au Colonel Anselme Séka Séka, etc, arbitrairement détenus pour leur loyauté à la république.

Bonne Année 2017 à tous ces anonymes qui sont en détention, arbitrairement, sans être jugés et sans être libérés. Nous leur souhaitons rien de moins qu’une libération cette année 2017. Nous nous battons pour cela en dénonçant régulièrement cette situation injuste qui leur est faite.

Bonne Année 2017 à tous les ivoiriens exilés un peu partout. Nous leur souhaitons un retour rapide dans leur pays, le pays de leurs ancêtres. Ils ne marcheront jamais seuls parce que nous ne les oublierons jamais .

Bonne Année 2017 à tous ceux qui ont encore leurs avoirs, le fruit de leur travail, injustement gelés. Nous leur souhaitons un rétablissement rapide dans leurs droits.

Bonne Année 2017 à tous ceux qui luttent à l’extérieur. Nous leur souhaitons beaucoup de courage pour ne jamais abandonner cette lutte essentielle pour la liberté. Merci à vous.

Bonne Année 2017 à tous ceux qui ont perdu leurs emplois, et particulièrement à ceux des ivoiriens qui se sont retrouvés au chômage à cause de leurs convictions politiques, et parfois même à cause de leur appartenance ethnique, à cause de la politique dite de  » rattrapage ethnique  » menée par Alassane Ouattara.

Bonne Année 2017 à tous les journalistes, de Côte d’Ivoire et d’ailleurs, qui se battent pour que la vérité sur la crise que connaît notre pays triomphe partout, et qui subissent la répression du Conseil National de la Presse (CNP ) du sinistre Raphaêl Lakpé.

Bonne Année 2017 à tous les amis de la Côte d’Ivoire et de l’Afrique qui, de façons diverses, aident les ivoiriens à faire triompher la vérité, la justice et la réconciliation.

Bonne Année 2017 à tous ceux qui se distinguent sur Facebook et sur d’autres réseaux sociaux pour que notre cause triomphe. Je ne les citerai pas pour ne pas en oublier.

Bonne Année 2017 à la Vérité et à la Liberté.

Bonne Année 2017 à la Côte d’Ivoire, mon pays, qui attend toujours que ses fils se réconcilient.

LIBÉREZ LE PRÉSIDENT LAURENT GBAGBO !

LIBÉREZ LES PRISONNIERS POLITIQUES EN COTE D’IVOIRE !

Alexis Gnagno.

 

Venez exprimer votre solidarité avec le peuple ivoirien !

Lors de ces deux évènements :

Mardi 10 mai, à Ronchin (près de Lille) : Conférence-débat « Goût amer du cacao, goût amer de la démocratie ? »

Mercredi 11 mai, à Paris : Opération Paix, Liberté et Réconciliation en Côte d’Ivoire, « Une carte postale pour les prisonniers d’opinion »

Programme et renseignements pratiques sur l’Agenda

 

Lire et voir 2015-07

Lettre ouverte à François Hollande, par un Collectif d’intellectuels ivoiriens réfugiés (15/07/2015)

http://www.lesamisdelaurentgbagbo.com/actualite-154-lettre-ouverte-a-francois-hollande-par-un-collectif-de-refugies-ivoiriens.html

Rwanda : Brusque détérioration des conditions de détention de madame Victoire Ingabire – Lettre ouverte (14/07/2015)

http://www.fdu-rwanda.com/fr/rwanda-brusque-deterioration-des-conditions-de-detention-de-madame-victoire-ingabire-lettre-ouverte

D’autres articles sur le sujet :
Appel contre la répression systématique de l’opposition au Rwanda
Rwanda : le droit à un procès équitable d’une dirigeante de l’opposition est menacé

Le double discours d’Alassane Ouattara

La question du retour des exilés met en évidence le double discours d’Alassane Ouattara qui promet lors de sa prise du pouvoir une Côte d’Ivoire apaisée, mais n’a cessé pendant ces 5 années de faire procéder à des arrestations politiques ; et qui – à l’intention de l’opinion internationale – invite les exilés à rentrer au pays, tout en ne leur donnant l’assurance ni de la sécurité, ni du retour sur les terres dont ils ont été spoliés.

Retour des exilés
Le double discours de Ouattara qui ne rassure pas

Par Anderson Diédri
(Le Nouveau Courrier)

«Je lance un appel aux exilés des pays voisins de rentrer au pays car le pays est en paix, le pays va bien», invitait le chef de l’Etat vendredi à Akoupé. Mais ce discours est loin de rassurer les milliers d’Ivoiriens encore en exil, surtout les cadres pro-Gbagbo. Car malgré les nombreux pro-Gbagbo dans les prisons du pays, le régime a arrêté Dogo Raphaël, Lida Kouassi ou encore Assoa Adou (récemment revenu d’exil et directeur de campagne du président Laurent Gbagbo pour le congrès de décembre dernier qui avait été reporté). Comme si cela ne suffisait pas, le pouvoir vient de mettre aux arrêts le Pr. Sébastien Dano Djédjé, le Pr. Hubert Oulaye et Koua Justin avant de les transférer dans différentes prisons sur le territoire national. Comment de tels actes, alors que le régime chante la réconciliation, peuvent-ils rassurer les Ivoiriens qui ont fui leur pays à cause de la persécution du camp Ouattara ? Il est évident que l’appel du chef de l’Etat à l’endroit des exilés est perçu avec beaucoup de méfiance et c’est à raison. Puisque ce double discours qui consiste à lancer l’appel au retour d’une main et à arrêter les opposants avec l’autre ne rassure guère.
Un autre discours qu’il a servi à toutes les étapes de son périple dans la Mé, c’est la réconciliation. «Je compte sur vous pour aller encore plus vite dans la réconciliation pour que nous ayons une totale cohésion et un grand rassemblement pour notre nation. Parce que c’est uni, rassemblé que nous pourrons faire de grandes choses pour ce beau pays. Donc chers frères, chères soeurs, malgré les difficultés que nous avons connues au cours des dernières années et pendant la crise postélectorale, je vous demande tous de pardonner les uns les autres et de réapprendre à vivre ensemble», proclamait le locataire du palais présidentiel à Alépé. On se souvient pourtant que le 11 avril dernier, le chef de l’Etat déclarait devant ses partisans à Abobo qu’il n’accordera pas de grâce ni d’amnistie (dont son camp a bénéficié depuis 2002 sous Gbagbo) si les pro-Gbagbo «ne demandent pas pardon». Ouattara n’est pas dans une logique d’apaisement ni d’ouverture comme on le voit. Ses déclarations ne sont juste qu’une profession de foi sans véritable contenu. D’autant plus que Ouattara ne fait véritablement rien pour encourager le processus de paix qu’il sabote depuis 2011. Dans ces conditions, la réconciliation et le pardon qu’il prône sur le bout des lèvres ne peuvent être une réalité. Et il le sait pertinemment.

In : Le Nouveau Courrier n° 1273, 12 mai 2015, p. 5.

Gado Marguerite, la mère de Laurent GBAGBO, nous a quittés

Le Mercredi 15 octobre 2014,
Quelques jours après avoir retrouvé son pays, Gado Marguerite a rendu l’âme.
A ses chers enfants, à ses petits-enfants, nous présentons nos condoléances émues.
Nous, ses proches, ses amis, nous garderons toujours dans notre coeur le souvenir de Gado Marguerite.

Retour d’exil de la mère du Président Gbagbo

Source La Depeche d AbidjanGado Marguerite, la mère du Président Laurent Gbagbo, est revenue le 12 octobre 2014 en Côte d’Ivoire après plus de trois ans d’exil au Ghana.

Dans le souci de préserver la tranquillité de Gado Marguerite, sa famille a communiqué :

« La grande famille Gbagbo Koudou a accueilli avec responsabilité, dignité et dans la sérénité le dimanche 12 octobre 2014, sa matriarche, Mère et Grand-Mère Gado Marguerite, Mère du Président Laurent Gbagbo après plus de 3 ans d’exil au Ghana. Ce retour a été motivé par le choix de ses enfants de lui permettre de vivre à nouveau dans l’unique milieu qu’elle ait jamais connu. La famille se réjouit de son état de santé satisfaisant malgré son âge très avancé.

Cet évènement est à caractère strictement familial et privé ; en conséquence la famille ne souhaite aucune interférence ou ingérence étatique, mondaine ou publique autour de ce retour. Maman Gado a simplement exprimé le désir de se reposer dans sa famille. »

Yobo Gossé Henri, porte parole de la famille

La Coordination du Pront Populaire Ivoirien en exil : analyse de la situation et propositions

COORDINATION FPI EN EXIL
DECLARATION RELATIVE A LA VISITE DE MONSIEUR FRANCOIS HOLLANDE EN COTE D’IVOIRE

Dès juin 2011, la coordination du FPI en exil, dans le cadre de sa mission s’est fixé les objectifs stratégiques suivants :

– La libération du Président Gbagbo ;

– La libération de l’ensemble des prisonniers politiques civils et militaires et le retour sécurisé des exilés ;

– La restauration de la démocratie et la souveraineté.

L’examen de la visite d’Etat en Côte d’Ivoire de Monsieur François Hollande, Président de la République Française, s’inscrit dans le cadre des objectifs stratégiques tels que définis. (suite…)

Côte d’Ivoire – Retour des exilés : la coordination du Fpi en exil pose ses conditions

DECLARATION DE LA COORDINATION DU FPI EN EXIL

Depuis quelques temps, des informations, parfois contradictoires, sont livrées à travers la presse aux Ivoiriens sur le retour des exilés ivoiriens de la crise postélectorale de 2010-2011.
Afin d’éclairer l’opinion nationale et internationale et surtout les militants du Fpi qui s’interrogent, la coordination Fpi en exil tient à faire connaitre sa position sur cette question. Pourquoi les Ivoiriens que nous sommes, si attachés à notre chère patrie la Côte d’Ivoire, sommes-nous toujours en exil, trois ans après l’arrivée par effraction de monsieur Alassane Ouattara au pouvoir, au moment où d’autres cadres de notre parti ont décidé à titre individuel, de rentrer sur la base des seules déclarations d’Hamed Bakayoko sans attendre la suite formelle des négociations avec le pouvoir ? Est-ce parce que nous avons plus de choses à nous reprocher par rapport à ceux qui rentrent ? Est-ce parce que nous sommes plus craintifs que ceux qui ont choisi de retourner en négociant directement avec le pouvoir en place les conditions de leur retour ? Ou bien, comme le pensent certains, est-ce parce que nous sommes simplement des extrémistes ? Non, rien de toutes ces supputations n’explique notre position d’attente. Les raisons sont toutes simples. (suite…)

Les réfugiés ivoiriens s’organisent : naissance de l’Union des Réfugiés Ivoiriens de France

Par Augustin Djédjé

Union des Réfugiés Ivoiriens de France (URIF). Telle est l’appellation de l’association créée par les ivoiriens qui ont fui la Côte d’Ivoire au cours de cette grave crise post-électorale d’Avril 2011, pour mettre leurs vies en sécurité en France. A l’unanimité, Michel Barouan, ex-directeur général du Bureau Ivoirien des Droits d’Auteur (BURIDA) a été désigné président de l’URIF ce samedi 28 décembre 2013…

Les réfugies ivoiriens de France de la grave crise qui a secoué la Côte d’Ivoire en Avril 2011 sont désormais ensemble. Solidarité oblige, ils ne pouvaient pas ne pas aboutir à ce cadre formel. C’est ce qu’ils ont notifié à l’opinion internationale ce samedi 28 décembre 2013 à Paris. Placée sous le parrainage de M. Christian Vabé, patron de presse, la cérémonie officielle de présentation de l’Union des Réfugiés Ivoiriens de France, (URIF) a enregistré la présence des importantes personnalités ivoiriennes réfugiées en France. Notamment les ministres : Clotilde Ohouochi, Eric Kahé, le professeur Balo-bi Toto Jérôme, ex-Secrétaire Général de l’université d’Abidjan et ex- codétenu du premier ministre Affi N’guessan dans la sinistre prison de Bouna, le journaliste Augustin Djédjé, ex-membre du service de communication du président Gbagbo, l’artiste engagé Serges Kassy qui n’est plus à présenter et bien évidemment celui qui a été désigné par ses compatriotes pour diriger l’association, Michel Barouan, ex-DG du BURIDA. Prenant la parole, ce dernier a fait savoir que l’URIF a pour objectif de créer un cadre de rencontre pour que les réfugiés ivoiriens qui ont tout perdu en fuyant la Côte d’Ivoire puissent discuter de leurs conditions d’existence, [autant] sur le plan temporel qu’administratif. Ainsi, l’URIF sera un véritable instrument d’orientation des nombreux réfugiés de France qui ne savent pas très souvent les démarches à entreprendre pour sortir de la précarité administrative. L’URIF sera aussi un instrument d’écoute, de solidarité et de réflexion sur l’avenir de ses membres. C’est pourquoi, afin de donner un cadre juridique solide à l’association et défendre les intérêts des membres de l’URIF, une convention d’assistance juridique a été signée séance tenante avec un collectif d’Avocats français, représenté par Maître Gervais TETI, docteur en droit et avocat au barreau de Paris. Ce dernier a saisi l’occasion pour prodiguer des conseils très utiles aux nouveaux dirigeants de l’association : « Cadrez vos activités et déclarations de sorte que vous ne soyez pas pris à défaut par l’administration Française qui vous observe désormais… » dira l’avocat. Mme Adé Assalé, la représentante du Front Populaire Ivoirien (FPI) en France, assistante sociale de son état, a pour sa part salué la naissance de cette association. Qui vient selon elle, à point nommé pour être la boussole des réfugiés ivoiriens qui sont pour la plupart du temps, livrés à eux-mêmes dans leurs démarches administratives dans la grande métropole de Paris. Elle a noté sa disponibilité totale à être aux côtés des membres de l’association chaque fois que besoin se ferait sentir pour leur apporter conseils et orientation. De son côté, le parrain de la cérémonie, M. Christian Vabé, a félicité les responsables de l’URIF en les invitant à axer leurs actions sur la solidarité et l’entraide. Et pour donner un coup d’accélérateur à l’URIF, il a fait don de la somme de 10.000 euros à l’association.

Augustin Djédjé – djedjenet64 [at] yahoo.fr
In : EventnewsTv, 29 déc. 2013
(Titre de la Rédaction)

Tentatives d’assassinats et enlèvements de réfugiés ivoiriens : le Dr Assoa Adou confirme les faits rapportés par les experts de l’ONU

Déclaration de la coordination FPI en exil suite à la publication du rapport des experts de l’ONU sur le Libéria
Par le Dr Assoa Adou

Selon le rapport du groupe des experts sur le Liberia en date du 19 novembre 2013, « le gouvernement ivoirien avait envoyé au Ghana des agents chargés de kidnapper ou assassiner des partisans réfugiés du régime Gbagbo »

Pour les exilés au Ghana, une telle information n’est pas une surprise tant les preuves irréfutables sont nombreuses et disponibles depuis l’arrivée des exilés ivoiriens au Ghana.
Des décès suspects (DIAGOU GOMONT), des tentatives d’enlèvements et des enlèvements suspects (Charles BLE GOUDE, Jean Yves DIBOPIEU, Jean Noel ABEHI, Koné Katinan) et des affrontements suspects dans les camps de réfugiés suivis de décès sont constatés à chaque annonce de la présence des envoyés du gouvernement Ouattara. L’on a encore en mémoire l’assassinat de l’ex rebelle repenti Adama Champion dit « gorge profonde » retrouvé mort calciné dans sa tente au camp de réfugiés d’Ampin au Ghana après ses révélations sur la disparition du journaliste Guy-André Kieffer dans une interview accordée au journal « Le Nouveau Courrier » et dans laquelle il pointait un doigt accusateur sur un baron du RDR. (suite…)

Paroles de l’acteur et metteur en scène ivoirien Sidiki Bakaba

Réfugié en France après avoir été grièvement blessé lors du bombardement et de l’assaut de la Résidence présidentielle ivoirienne en avril 2011, Sidiki Bakaba expose sa vision de la situation.

Voir la vidéo d’Afriktv.net (26/11/2013) :

https://www.youtube.com/watch?feature=player_detailpage&v=vPI4LHdr3N0

De retour au pays, des Ivoiriens réfugiés au Libéria attendent toujours l’aide promise

Interview par Notre Voix

Zotahon Tominan Ferdinand (Président des réfugiés rapatriés volontaires de Danané et Zouan-Hounien) : « Depuis 2 ans, nous attendons les 50000 F que le gouvernement nous a promis »

Rentrés au pays depuis le 30 octobre 2011, 419 réfugiés originaires des départements de Danané et Zouan-Hounien attendent toujours les primes de retour qui leur ont été promises. Dans cet entretien, le président de ces rapatriés volontaires interpelle le gouvernement et déplore que les conditions ne so[ie]nt pas réunies pour le retour des réfugiés.

Notre Voie : Vous êtes le président du collectif des réfugiés rapatriés volontaires et spontanés des départements de Danané et de Zouan-Hounien. Alors quelles sont les raisons de votre visite dans nos locaux ?
Zotahon Tominan Ferdinand : Merci pour l’occasion que vous nous donnez de nous exprimer ici aujourd’hui. Parce que nous avons entrepris assez de démarches pour le problème des rapatriés que nous sommes, depuis notre retour en Côte d’Ivoire à la date du 30 octobre 2011. Je dirai d’abord que nous avons mis ce collectif en place depuis le Libéria. Parce qu’on s’est dit qu’une fois en Côte d’Ivoire, il fallait régler plusieurs problèmes .Aujourd’hui, du collectif nous sommes passés à une association pour que nous sortions de l’informel pour défendre nos parents qui sont encore là-bas et qui viendront un jour nous rejoindre.
Le motif de notre présence dans vos locaux est relatif aux problèmes des 419 personnes qui sont arrivées depuis cette date du 30 octobre 2011. Ces 419 personnes venues par trois convois n’ont pas perçu les perdiems qui leur ont été promis. (suite…)

Jean-Claude Atsé est mort sans avoir revu son pays

Exilé au Ghana, Jean-Claude Atsé était un militant du PDCI farouchement attaché au respect des institutions de son pays, la Côte d’Ivoire.
Après l’élection présidentielle de 2010, il milita auprès des jeunes de son parti pour que soit respecté l’avis du Conseil Constitutionnel qui avait déclaré Laurent Gbagbo vainqueur du second tour de l’élection.
La maladie l’a frappé, alors qu’il envisageait son retour au pays, ainsi qu’en a témoigné son épouse.
Ce décès intervenu le 28 septembre 2013 succède à celui de plusieurs autres responsables politiques morts dans le pays où ils avaient trouvé refuge, tels que l’ancien ministre Paul-Antoine Bohoun Bouabré décédé en Israël en janvier 2012.
A partir d’avril 2011, des dizaines de milliers d’Ivoiriens ont dû s’exiler au Ghana, au Libéria, au Togo et dans d’autres pays du monde.

Continuons le combat pour la libération de tous les prisonniers politiques !

COMMUNIQUE DU COMITE POUR LA LIBERATION DES PRISONNIERS POLITIQUES IVOIRIENS

CONTINUONS LE COMBAT POUR LA LIBERATION DE TOUS LES PRISONNIERS POLITIQUES, ET DU PREMIER D’ENTRE EUX, DETENU A LA HAYE, LAURENT GBAGBO

SANS LA LIBERATION TOTALE DE TOUS LES PRISONNIERS, SANS LE RETOUR DE TOUS LES EXILES, SANS LA CESSATION TOTALE DES ETHNOCIDES DE L’OUEST, SANS LE JUGEMENT DU GENOCIDE DE DUEKOUE, SANS L’ABROGATION DE LA POLITIQUE LIBERTICIDE DE RATTRAPAGE ETHNIQUE, SANS l’ANNULATION DE LA LOI SUR LA NATURALISATION ET L’APATRIDIE, PASSEE EN FORCE AU DETRIMENT DES IVOIRIENS ET DE LEURS TERRES, SANS LA RESTITUTION DES BIENS ET LE DEBLOCAGE DES COMPTES, SANS LE RETOUR DE LA LIBERTE D’EXPRESSION ET DU DEBAT DEMOCRATIQUE, LA RECONCILIATION, CONDITION DE LA RECONSTRUCTION DU TISSU SOCIAL, NE POURRA SE FAIRE

LA CLE DE LA RECONCILIATION SE TROUVE A LA HAYE.

ABIDJAN, PARIS ET LA «COMMUNAUTE INTERNATIONALE» LE SAVENT

A la date du 6 août 2013, le total cumulé des prisonniers politiques s’élevait à 708 personnes. Or, il y a quelques jours, 4 pro-Gbagbo, ou supposés tels, ont été jetés en prison. Ainsi, le régime de Ouattara continue-t-il sa fuite en avant en poursuivant allègrement sa logique de persécution et de violation généralisée des droits de l’homme.

Un mois et demi à peine après leur mise en liberté provisoire, le régime d’Abidjan menace déjà de reconduire en prison le Président du FPI, Pascal Affi N’Guessan, et ses camarades : souffrant d’un déficit de légitimité, le régime d’Abidjan opte une fois de plus pour la réduction de toute contradiction idéologique par une instrumentalisation politique de la violence et de la justice.

D’ailleurs Alassane Ouattara et son ministre de la Justice et des droits de l’homme viennent de promettre la construction de 10 nouvelles prisons, affichant de la sorte publiquement leur volonté de durcir un des moyens de répression de la dictature qu’ils ont mise en place, depuis le 11 avril 2011, avec l’aide de la France et de l’ONU.

On sait que les camps illégaux de détention et de torture dont Amnesty international a dénoncé l’existence, continuent à fonctionner. Et que dans les locaux de la sinistre DST, des personnes soupçonnées d’être pro-Gbagbo sont gardées des jours entiers à l’intérieur de containers, dans des conditions que l’on ne souhaiterait à aucun animal.

Aujourd’hui, des prisonniers politiques, provisoirement libérés, souffrent de graves séquelles physiques dues à leurs conditions de détention. S’il est encore impossible d’évaluer précisément l’étendue et l’impact des conséquences des traumas moraux et physiques infligés par leurs tortionnaires, on sait par contre que les conséquences sont importantes et pour certains, terribles. Ainsi, Basile Mahan Gahé, secrétaire général de la centrale syndicale Dignité, qui n’a dû sa libération, après 18 mois de détention arbitraire et illégale, qu’au soutien sans faille de la Confédération syndicale internationale (CSI) et de la CGT-France, se trouve-t-il aujourd’hui dans un état critique qui a nécessité son évacuation d’urgence à la Pisam (Polyclinique Internationale Sainte Anne-Marie), à Abidjan.

Si la plupart des leaders politiques ont été libérés le 6 Août, il faut rappeler que Simone Gbagbo, Charles Blé Goudé et Jean-Yves Dibopieu, pour ne citer qu’eux, croupissent encore dans leurs cachots, en violation totale de toutes les conventions internationales.

La quasi-totalité des prisonniers anonymes, quant à elle, se trouve à la MACA (Maison d’Arrêt et de Correction d’Abidjan), dans des conditions carcérales de surpeuplement innommables.

Nous venons d’apprendre que les FRCI (soldats de l’armée ethnique Ouattariste ) ont lancé une offensive sur les détenus de cette prison, hier, samedi 14 Septembre. On note plusieurs blessés dont deux cas graves (Source : blog de Alain Doh Bi : http://lafriquepuissancemondiale2050.ivoire-blog.com). Cette attaque fait suite à celle du 23 au 24 Juillet 2013, pour laquelle le « Collectif des femmes des détenus de la crise postélectorale » a dénoncé le massacre de 57 personnes dont 16 femmes.

Le Nord du pays, considéré symboliquement par le pouvoir comme le lieu le plus sûr, parce qu’étant la région natale des «vainqueurs» qui font régner leur «justice» à travers une terreur généralisée dans tout le pays, est la zone territoriale où ont été embastillées les personnalités proches de l’ancien président Laurent Gbagbo.

Aujourd’hui encore, 28 mois après la prise de pouvoir de Ouattara par la force, les arrestations et les persécutions continuent en toute illégalité, sur la base de présupposés ethniques (en particulier contre des personnnes originaires du sud du pays), de sympathies politiques et/ou de motifs infondés. Mais parmi les victimes du régime totalitaire d’Abidjan, se trouvent bien entendu des ressortissants du Nord persécutés pour leurs opinions, ce qui confirme le fait que Laurent Gbagbo est bel et bien le leader le plus transethnique d’entre les candidats à la présidentielle du 28 novembre 2010.

Enfin, le nombre total des réfugiés est estimé à 80 000 personnes, dont 52 839 assistées par le HCR.

Certains de ces exilés (en particulier des membres de l’élite intellectuelle et/ou politique complètement décimée depuis le 11 avril 2011) sont même pourchassés jusque sur le sol de leurs pays d’accueil (Ghana, Libéria, Togo, Bénin) par les services secrets ivoiriens et les milices tribales à la solde de Ouattara.

A la veille du 11ème anniversaire du coup d’état le plus long de l’histoire (19 septembre 2002-11 Avril 2011), il est plus que temps que cessent le martyre du peuple ivoirien et l’ethnocide des populations de l’Ouest.

L’allégresse générale suscitée par la libération des prisonniers politiques, et l’accueil phénoménal réservé à Pascal Affi N’Guessan lors de sa tournée actuelle dans le pays, témoignent de l’existence d’un véritable soutien populaire à Laurent Gbagbo et à la politique mise en place par le gouvernement courageux, intégre et socialiste du Professeur Gilbert-Marie Aké N’gbo, ainsi qu’à la cause qu’ils ont défendue jusqu’au bout, celle du droit du peuple ivoirien à son autodétermination, dans la légalité.

C’est pourquoi il est à noter, à deux ans d’hypothétiques élections présidentielles, que sans la libération imminente de Laurent Gbagbo, dont la nature politique du procès n’est plus à démontrer, et dont la relaxe est la condition sine qua non d’une véritable réconciliation nationale, la Côte d’Ivoire ne pourra que continuer son escalade vers la violence. Sans cela, si le pire n’est jamais certain, il pourrait bien rester à venir.

CONTINUONS À FAIRE PRESSION POUR LA LIBÉRATION TOTALE DES PRISONNIERS POLITIQUES DE CÔTE D’IVOIRE, ET DU PREMIER D’ENTRE EUX, LAURENT GBAGBO, POUR LEUR RÉHABILITATION ET POUR LE RETOUR DE TOUS LES EXILÉS !

JUSTICE ET VERITE SONT LES CONDITIONS NON NEGOCIABLES DU RETOUR A LA PAIX.

COMITE POUR LA LIBERATION DES PRISONNIERS POLITIQUES IVOIRIENS

Paris le 15 Septembre 2013

Contact du Comité pour la libération des prisonniers politiques ivoiriens :
prisonnierspolitiques.rci [AT] gmail.com

Version PDF :
Continuons le combat pour la libération de tous les prisonniers politiques