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Côte d’Ivoire : et si l’image ne reflétait pas la réalité ?

Tel est le thème de la réunion d’information et d’échanges organisée à Lyon le jeudi 11 mai 2017 par l’association « Côte d’Ivoire : Rechercher et Dire la Vérité » (CI-RDV).

Compte rendu

POURQUOI, MOI, FRANÇAIS(E), SUIS-JE CONCERNÉ(E) ?

Concernés ? Nous l’étions tous fortement en quittant la Maison des Passages, à Lyon, au soir de ce jeudi 11 mai 2017.

Initiée et animée par Michel Dubois, cette réunion fut riche et dense d’informations et d’échanges entre la trentaine de personnes, organisateurs, intervenants et des participants qui, pour certains, découvraient avec stupéfaction la responsabilité de la France dans la déstabilisation de la Côte d’Ivoire, depuis l’élection à la présidence, en 2000, de Laurent Gbagbo, jusqu’à l’installation, en 2011, d’un régime politique qui emprisonne et torture. (suite…)

Quid de Philippe Rémond, Monsieur Valls ?

Par Grégory Protche Philippe Remond

Il s’appelait Philippe Rémond. Il enseignait et vivait en Côte d’Ivoire (à Polytechnique, à Yamoussoukro, pour être précis).

Il était le fils d’une adjudante en retraite de l’armée de l’air française.

Il avait vécu suffisamment longtemps en Côte d’Ivoire – comme coopérant, puis à titre personnel – pour que, à notre connaissance – et face à l’absence d’information à son sujet, « notre connaissance » devra malheureusement suffire -, la nationalité ivoirienne lui ait été octroyé.

En 2004, représentant de l’association des ressortissants européens pour la Côte d’Ivoire, pendant les « évènements » et les catastrophiques interventions militaires françaises, il apparut à la RTI. Formidable d’honnêteté. Cinglant. Emu. Déterminé.

Nous le découvrîmes pour la plupart à la faveur de la crise postélectorale ivoirienne fin 2010-début 2011. Lors d’un nouveau passage à la RTI, dans l’émission Raison d’état. En 2004, les réseaux sociaux étant encore une abstraction, les Ivoiriens seuls ou presque avaient vu et écouté Philippe Rémond. En 2011, ses interventions circulèrent énormément sur facebook. Et ne contribuèrent pas peu à l’idée qu’il y avait aussi des Français honnêtes en Côte d’Ivoire. Qu’on pouvait penser plus loin que son appartenance.

Le 30 mars 2011, Philippe Rémond a été assassiné, exécuté, dans une chambre d’hôtel de Yamoussoukro, alors qu’il venait juste de consentir à quitter sa résidence jugée trop identifiée et par là dangereuse pour lui dont les convictions progressistes étaient notoires. Sa mort fut d’abord présentée comme le produit accidentel d’un cambriolage qui aurait mal tourné, quelque chose comme ça – I Télé employait le terme « crapuleux ». ( )

Lire l’article complet sur Le Gri-Gri International, 6 septembre 2016

Appel aux Français : « Ouvrez les yeux ! »

Interview d’André Prochasson, Président-fondateur de l’association CI-RDV (Côte d’Ivoire, Rechercher et Dire la Vérité), par Ivoire114l’Afriquenouvelle.info

Vidéo mise en ligne par Cissé Mamadou le 11 avril 2016 (5.16 mn)

 

Question écrite au Gouvernement français sur les atteintes aux droits de l’homme en Côte d’Ivoire

Situation des droits de l’homme en Côte d’Ivoire : Michel Billout interroge le gouvernement sur la position de la France

Par Michel Billout, Sénateur Communiste de Seine-et-Marne, Membre de la Commission des affaires étrangères, de la défense et des forces armées  / 18 février 2016

 

Question écrite n° 20252 adressée à M. le ministre des affaires étrangères et du développement international

M. Michel Billout attire l’attention de M. le ministre des affaires étrangères et du développement international sur la situation des droits de l’homme en Côte d’Ivoire.

De nombreux défenseurs des droits de l’homme en Côte d’Ivoire, dont ceux d’Amnesty international, s’inquiètent de l’arrestation et de la détention massive et arbitraire de centaines d’Ivoiriens depuis la venue au pouvoir de l’actuel chef de l’État, de l’enlisement organisé des procédures judiciaires concernant la plupart d’entre eux, des tortures dont certains font ou ont fait l’objet, du non-respect des droits de la défense et des prisonniers ainsi que de l’existence de lieux de détention illégaux.

Ainsi selon le rapport n° 1-2016 du secrétariat national du front populaire ivoirien chargé de l’administration pénitentiaire et des prisonniers politiques, il y aurait plus de 300 prisonniers d’opinion détenus dans des lieux de détention officiels. S’ajoutent à ce nombre plus de 200 prisonniers « fantômes ». Ces derniers ont été enregistrés par l’administration judiciaire et présentés à un juge qui les a inculpés. Mais soit ces prisonniers « fantômes » sont détenus de manière anonyme et clandestine dans des centres de détention clandestins ou dans des centres administratifs (tels que la direction de la surveillance du territoire ivoirienne) dont la vocation n’est pas de garder des prisonniers, soit ils ont complètement disparu.

Le respect des droits, déjà insuffisant pour les prisonniers d’opinion officiellement répertoriés, est inexistant pour ces prisonniers « fantômes ».

Parmi tous ces prisonniers d’opinion figurent des opposants politiques, des fonctionnaires, des militants de la société civile, des syndicalistes et de simples citoyens dont certains porteurs d’un handicap.

Parallèlement à cela, d’autres protagonistes, partisans de l’actuel chef de l’État et soupçonnés de nombreux crimes depuis septembre 2002 jusqu’à aujourd’hui, ont été promus aux plus hauts postes du pouvoir d’État.

Le chef de l’État ivoirien a par ailleurs exprimé son refus d’envoyer ces autres protagonistes de la crise ivoirienne sur qui pèsent de lourds soupçons de crimes contre l’humanité à la cour pénale internationale alors qu’il y a transféré son prédécesseur et le ministre de celui-ci Charles Blé Goudé dont le procès a débuté depuis le 28 janvier 2016.

La totalité de ces éléments confirme malheureusement une fois de plus une collusion entre pouvoir exécutif et judiciaire en Côte d’Ivoire et a pour conséquence une justice des vainqueurs qui ne peut que peser négativement sur la réconciliation nationale et le retour de milliers d’exilés.

Sur l’ensemble des points soulevés la France s’honorerait d’exprimer l’exigence, vis-à-vis des autorités ivoiriennes, du respect des libertés, de l’État de droit et de la sécurité des populations en Côte d’Ivoire. Il lui demande ce qu’il compte faire en ce sens.

 Source : Michel Billout
Les question écrites
« De nombreux défenseurs des droits de l’homme s’inquiètent de l’arrestation et de la détention massive et arbitraire de centaines d’Ivoiriens »

Mise à jour du 3 mai 2016 :

La réponse du Ministère des Affaires étrangères français publiée au JO Sénat du 28 avril 2016 ne prend absolument pas acte des graves faits dénoncés par Michel Billout, n’exprime aucune solidarité à l’égard des victimes du régime, mais « encourage » la Côte d’Ivoire à poursuivre ses efforts. Bref, bientôt 6 ans après la prise du pouvoir par Alassane Ouattara, le même discours abstrait contre l’impunité, rien de concret sinon… l’annonce de 31 M€ « consacrés au secteur prioritaire de la justice, à l’amélioration des conditions de détention et au respect des droits de l’Homme » !

La France ne doit pas recevoir Guillaume Soro (PCF)

Par le Parti Communiste Français

Guillaume Soro, actuel président de l’Assemblée nationale de Côte d’Ivoire et ex-seigneur de guerre, s’est rendu en Grande-Bretagne et projette de venir en France.

Guillaume Soro Photo Aujourd hui

Guillaume Soro

En plus des exactions commises par son armée qui mériteraient des poursuites devant la justice, qu’elle soit nationale ou internationale, Guillaume Soro est sous le coup d’une plainte déposée par Michel Gbagbo, ressortissant franco-ivoirien et fils de l’ancien président de Côte d’Ivoire, « pour enlèvement, séquestration, traitements inhumains et dégradants ». Après que le pouvoir d’Alassane Ouattara ait empêché illégalement Michel Gbagbo de sortir de Côte d’Ivoire, Guillaume Soro s’est plusieurs fois dérobé à la justice française qui veut l’entendre.

Plus grave encore : dans une conversation téléphonique « fuitée » accessible sur internet et présumée avec l’ancien ministre de l’Intérieur burkinabé Djibril Bassolé, aujourd’hui en détention préventive, on entendrait Guillaume Soro proposer une aide à la fois financière et logistique en vue de faire réussir le coup d’Etat de Gilbert Diendéré à Ouagadougou en septembre dernier. Rappelons que l’Union africaine avait qualifié de « terroristes » les auteurs de ce coup d’Etat, appréciation que partage le PCF.

On entend également dans ce document sonore la même voix revendiquer les assassinats de l’ancien ministre de l’Intérieur de Laurent Gbagbo, Désiré Tagro, et d’Ibrahim Coulibaly dit « IB », qui le concurrençait au sein de la rébellion pro-Ouattara. Dans cette conversation enregistrée on l’entend aussi proposer l’assassinat du président actuel du Conseil national de la transition du Burkina Faso, Cheriff Sy.

Le PCF indigné par ces propos inqualifiables espère que les tribunaux burkinabé et ivoirien ainsi que la Cour Africaine des droits de l’Homme et des Peuples se saisiront de ces documents en vue de procéder aux investigations et poursuites appropriées. Le PCF partage l’exigence qui commence à se faire jour d’une enquête internationale à ce sujet, en Côte d’Ivoire notamment. Il est à noter d’ailleurs que Guillaume Soro est d’ores et déjà dans le «collimateur» de la justice burkinabé et qu’il a fait l’objet récemment d’une perquisition à son domicile de Ouagadougou.

Qui protège monsieur Soro ? Depuis une quinzaine d’années, son nom est évoqué à de nombreuses reprises dans des affaires criminelles et délictueuses. Comme celle du casse de 2003 des agences de le Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’ouest (BCEAO) du nord de la Cote d’Ivoire. Rappelons que la BCEAO est l’institution d’émission du franc CFA, monnaie sous contrôle de la Banque de France et de la BCE.

Dans ce contexte le PCF appelle les pouvoirs publics français et/ou des personnalités publiques à ne pas recevoir Guillaume Soro qui est le représentant d’une des branches les plus sanglantes du pouvoir Ouattara. Rappelons que, parmi d’autres manquements aux droits humains et à l’État de droit, ce pouvoir continue à détenir dans ses geôles des centaines de prisonniers politiques.

Il faut au contraire faire tout ce qui est possible pour qu’il puisse être entendu par la justice française au sujet de l’affaire « Michel Gbagbo ».

In : www.pcf.fr, 26 nov. 2015

Recadrage de médias français sur leur traitement orienté des informations

[Communiqué]

Depuis le 10 septembre 2015, des démocrates, à travers des manifestations pacifiques dans différentes villes de la Côte d’Ivoire, expriment l’exaspération des populations à l’endroit d’un pouvoir autoritaire qui ne respecte aucune loi républicaine. C’est donc le pays entier qui est en train de se soulever en portant des revendications légitimes. Certains médias occidentaux voudraient faire croire à l’opinion que les soulèvements ne se font que dans les régions d’origine de Laurent et Simone Gbagbo. De telles considérations qui banalisent les souffrances des populations ivoiriennes, ont pour dessein d’intoxiquer, de jeter de l’huile sur le feu et sont donc irresponsables. Nous appelons ces médias à se ressaisir et d’en revenir à la déontologie de leur profession en ne s’en tenant qu’à relater des faits pour informer l’opinion, plutôt que de faire des commentaires à la fois erronés et orientés aux fins de satisfaire certaines officines.

Claude Koudou
Secrétaire National chargé de la Communication et du Marketing politique du Front populaire ivoirien

Samedi 12 Septembre 2015

 

Lire et voir 2015-07

Lettre ouverte à François Hollande, par un Collectif d’intellectuels ivoiriens réfugiés (15/07/2015)

http://www.lesamisdelaurentgbagbo.com/actualite-154-lettre-ouverte-a-francois-hollande-par-un-collectif-de-refugies-ivoiriens.html

Rwanda : Brusque détérioration des conditions de détention de madame Victoire Ingabire – Lettre ouverte (14/07/2015)

http://www.fdu-rwanda.com/fr/rwanda-brusque-deterioration-des-conditions-de-detention-de-madame-victoire-ingabire-lettre-ouverte

D’autres articles sur le sujet :
Appel contre la répression systématique de l’opposition au Rwanda
Rwanda : le droit à un procès équitable d’une dirigeante de l’opposition est menacé

Lettre ouverte à François Hollande sur la situation préoccupante en Côte d’Ivoire

ONG Convergences pour la Paix et le Développement de l’Afrique C/O
claude_koudou@yahoo.fr
Paris, le 8 Mai 2015

A
Monsieur François Hollande
Président de la République française
Palais de l’Elysée
55, Rue du Faubourg Saint Honoré
75007 Paris

Objet : Lettre ouverte sur la situation préoccupante en Côte d’Ivoire

Monsieur le Président de la République,

En ce jour du 8 Mai 2015, nous venons très respectueusement, par cette lettre vous inviter à partager avec nous, nos préoccupations sur la situation socio-politique en Côte d’Ivoire. Mais d’abord, bien que l’historique soit connu, il convient en notre sens de rappeler des faits avant de faire des propositions : (suite…)

Lire et voir 2015-05

Bombardement de Bouaké (2004)
La cellule Afrique de l’Elysée au centre de l’affaire de Bouaké ? par David Mauger
Survie, 1er mai 2015

http://survie.org/billets-d-afrique/2015/244-mars-2015/article/la-cellule-afrique-de-l-elysee-au-4938

Communiqué de Survie du 25 février 2015
« Du bombardement de novembre 2004 au renversement électoral de 2011, l’Etat français doit rendre des comptes »

http://survie.org/francafrique/cote-d-ivoire/article/cote-d-ivoire-du-bombardement-de-4883

Simone Gbagbo à ses juges : je veux « donner ma part de vérité »

Intervention de Simone Gbagbo devant les juges de Ouattara (23/02/2015)

Source de la transcription : Steve Beko, 5 mars 2015

INTERVENTION DE MADAME SIMONE EHIVET GBAGBO

Monsieur le Président,
Je tiens à saluer la mémoire de toutes les personnes qui ont perdu la vie durant cette période douloureuse que traverse la Côte d’Ivoire.

Je compatis également aux souffrances et à la douleur de toutes les personnes blessées, mutilées, physiquement, moralement. Toutes ces personnes qui ont été pillées et qui ont perdu leurs biens et qui sont aujourd’hui désemparées.

Je salue enfin toutes les personnes qui se retrouvent en exil du fait de la crise postélectorale. Je salue la Cour, et suis ravie de comparaitre afin de donner ma part de vérité sur les poursuites dont je fais l’objet. Tellement de choses ont été dites !!! (suite…)

Lire et voir 2015-02

Atteinte à la sûreté de l’Etat : la Cour d’Assises surfe sur l’écume. Ferro Bally. In : Le blog de Ferro Bally, 25 fév. 2015

https://ferrobally.wordpress.com/2015/02/25/atteinte-a-la-surete-de-letat-la-cour-dassises-surfe-sur-lecume/


Bombardement de Bouaké en 2004 : les documents qui accusent la Françafrique
. Marc de Miramon, Théophile Kouamouo. In : L’Humanité n° 25616, 24 fév. 2015, p. 1;4-5.
et
In : Le Nouveau Courrier N° 1221, 25 fév. 2015.

Version en ligne sur L’Humanité.fr du 24 fév. 2015 sous le titre :
« Bombardement de Bouaké, l’impossible vérité ? »
http://www.humanite.fr/bombardement-de-bouake-limpossible-verite-566484

Extraits :
« Qui est responsable du bombardement du camp de la force Licorne à Bouaké, survenu le 6 novembre 2004, et qui a causé la mort de neuf soldats français ? L’événement, qui restera dans l’histoire comme l’attentat le plus meurtrier visant des militaires français depuis celui du Drakkar au Liban en 1983 (cinquante-huit parachutistes tués), a progressivement disparu de la mémoire collective. Pourtant, en dépit des pressions politiques et des obstacles dressés par les gouvernements successifs, la justice poursuit péniblement son travail afin d’établir la vérité sur cet événement qui a marqué une profonde rupture dans les relations franco-ivoiriennes.
(…)
La France met dos à dos un gouvernement élu et une rébellion
Des accords de coopération militaire datant des indépendances prévoient que la France doit voler au secours de l’État ivoirien s’il fait l’objet d’une agression extérieure. Mais alors que Jacques Chirac est à l’Élysée et Dominique de Villepin au Quai d’Orsay, Paris rechigne à « sauver la mise » à un Laurent Gbagbo qui a longtemps été un pourfendeur du néocolonialisme gaullien et le principal opposant d’un Houphouët dont Chirac vantait la générosité légendaire avant sa mort le 7 décembre 1993. L’ancienne puissance coloniale choisit de mettre dos à dos un gouvernement élu et une rébellion armée. Dominique de Villepin impose un cessez-le-feu puis convoque les « forces politiques ivoiriennes » (parti au pouvoir, opposition civile et armée) à Linas-Marcoussis, dans la région parisienne. »
(…)

Interpellation du gouvernement et des parlementaires français

Côte d’Ivoire : il faut que cessent les crimes politiques, avec la complicité du gouvernement français (5 janvier 2015)

C’est un procès kafkaïen que subissent une centaine de responsables politiques dont Simone Gbagbo à Abidjan, depuis le vendredi 26 décembre 2014. Des centaines d’opposants sont incarcérés depuis bientôt quatre ans dans des conditions indignes; emprisonnés sans jugement, certains font une grève de la faim à répétition pour demander leur libération. D’autres ont tout simplement disparu, probablement liquidés par le régime. Un ethnocide d’envergure, assorti d’expropriations de terres au profit de ressortissants du groupe ethnique d’Alassane Ouattara, perdure à l’ouest du pays. Les dictateurs françafricains jouissent d’une impunité insolente ainsi que les chefs de guerre piliers du régime ivoirien actuel tandis que Laurent Gbagbo et ses proches sont les seuls à être poursuivis, pour leur responsabilité réelle ou supposée dans la crise postélectorale tant devant les juridictions nationales (Cour d’assises d’Abidjan) qu’internationales (CPI). A contrario du droit des Etats et des peuples à la souveraineté, c’est la loi du plus fort qui s’exprime ainsi.

Le drame que vit le peuple ivoirien dure depuis trop longtemps, depuis principalement que les présidents français, J. Chirac, N. Sarkozy et désormais F. Hollande s’occupent des affaires intérieures de son pays, fort convoité économiquement. Cette situation d’exception, qui fait suite à l’expérience souverainiste menée par l’équipe de L. Gbagbo, perdure dans la censure et l’indifférence générales. Jusqu’à quand ? En notre nom, et comme dans d’autres pays d’Afrique francophone -au Tchad, au Congo Brazzaville, au Togo, en République démocratique du Congo …- ce n’est pas seulement de délinquance politico-financière dont il s’agit, mais de complicité active à l’égard de crimes de guerre. La militarisation progressive des relations Afrique-France, au prétexte de la montée d’un djihadisme combattant, traduit l’impasse historique à laquelle conduit une telle politique.

La démocratisation de ces relations est une nécessité, d’autant plus à promouvoir par un gouvernement issu du suffrage populaire et de gauche. La mobilisation des citoyens, élus et partis politiques français est une condition essentielle pour que cesse le scandale néo-colonial.

Nous demandons instamment

– que le gouvernement Valls conditionne le maintien de la coopération avec son homologue ivoirien à un strict respect des droits de l’homme et de l’opposition politique dans ce pays

– qu’il négocie l’envoi d’observateurs indépendants aux procès en cours et à venir

– que la demande de parlementaires d’ouvrir une commission d’enquête en France portant sur le rôle, la mission et la responsabilité des forces françaises (principalement Licorne) dans la crise politique en Côte d’Ivoire soit enfin agréée

– que les relations Afrique-France fassent l’objet d’un débat national ouvert et sans tabou. La montée de forces réactionnaires et xénophobes l’atteste : il est urgent d’en finir avec une gestion mortifère, au profit d’une politique de co-développement transparente et contrôlée par citoyens, élus, médias et justice.

Interpellation à l’initiative des associations suivantes : Comité pour la libération des prisonniers politiques ivoiriens, Femmes en résistance, Inter-Collectif Afrique (ICA).

Contact (pour soutien d’autres organisations) : karine.ballon2 [AT] orange.fr, boudetm [AT] wanadoo.fr

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Documents de référence

Demandes parlementaires d’ouvrir une commission d’enquête parlementaire en France concernant le bilan d’activités de la force Licorne
http://www.assembleenationale.fr/14/propositions/pion0131.asp (2012)
http://www.assemblee-nationale.fr/13/propositions/pion3647.asp (2011)

Reportage de la RAI (chaîne de télévision italienne) sur les responsabilités françaises dans la guerre civile en Côte d’Ivoire
http://www.youtube.com/watch?v=eSumHaxLh4U&feature=youtu.be

Articles de journaux (Jeune Afrique, Gri-Gri international)
http://www.legrigriinternational.com/2014/12/on-a-sorti-laurent-gbagbo-on-a-installe-alassane-ouattara-sans-aucune-polemique-nicolas-sarkozy-premiergaou.html

http://www.jeuneafrique.com/Article/ARTJAWEB20141224155254/justice-simone-gbagbo-laurent-gbagbo-fpi-justice-c-te-d-ivoire-cinq-choses-savoir-sur-le-proc-s-de-simone-gbagbo.html?utm_source=Newsletters+%3A+Jeune+Afrique&utm_campaign=64070f3579-Newsletter_quotidienne_mailchimp26122014&utm_medium=email&utm_term=0_9e88e09281-64070f3579-337591833

http://www.jeuneafrique.com/Article/ARTJAWEB20141015184449/

Blogs associatifs et citoyens

Femmes en résistance
http://contrepoids-infos.blogspot.fr/

Inter-Collectif Afrique (ICA)
https://fraternafrique.wordpress.com/

Indignez-vous http://indignez-vous.hautetfort.com/

Soutien et liberté https://soutienetliberte.wordpress.com/


Le transfert du Président GBAGBO à la CPI : « plus qu’un crime, une faute ! »

L’humiliation n’a qu’un temps

Par Bernard Houdin

Le 7 juin 1990, Nelson Mandela déclarait à la tribune de l’Assemblée Nationale française : «Le nom de la France évoque chez notre peuple les images vivantes d’une lutte couronnée de succès contre l’autocratie, pour la démocratie et la justice. »

Près d’un quart de siècle plus tard, alors que la figure emblématique du premier président postapartheid de l’Afrique du Sud continue de guider les pas de tous ceux qui, africains ou non, se reconnaissent dans sa lutte indomptable pour l’égalité des hommes et la souveraineté des peuples, quelle image évoque aujourd’hui la France pour des millions et des millions d’africains qui ne rêvent que de la victoire de la démocratie et de la justice sur l’autocratie ? (suite…)

Pourquoi Michel GBAGBO a saisi la Justice française : entretien avec Maître Habiba TOURE

Par La Dépêche d’Abidjan, 16 juillet 2014

Entretien de Carole Attioumou-Serikpa avec Me Habiba Touré . [Vidéo, 32.40 mn]

 

La Coordination du Pront Populaire Ivoirien en exil : analyse de la situation et propositions

COORDINATION FPI EN EXIL
DECLARATION RELATIVE A LA VISITE DE MONSIEUR FRANCOIS HOLLANDE EN COTE D’IVOIRE

Dès juin 2011, la coordination du FPI en exil, dans le cadre de sa mission s’est fixé les objectifs stratégiques suivants :

– La libération du Président Gbagbo ;

– La libération de l’ensemble des prisonniers politiques civils et militaires et le retour sécurisé des exilés ;

– La restauration de la démocratie et la souveraineté.

L’examen de la visite d’Etat en Côte d’Ivoire de Monsieur François Hollande, Président de la République Française, s’inscrit dans le cadre des objectifs stratégiques tels que définis. (suite…)