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Tag Archives: François Hollande

Lire et voir 2015-07

Lettre ouverte à François Hollande, par un Collectif d’intellectuels ivoiriens réfugiés (15/07/2015)

http://www.lesamisdelaurentgbagbo.com/actualite-154-lettre-ouverte-a-francois-hollande-par-un-collectif-de-refugies-ivoiriens.html

Rwanda : Brusque détérioration des conditions de détention de madame Victoire Ingabire – Lettre ouverte (14/07/2015)

http://www.fdu-rwanda.com/fr/rwanda-brusque-deterioration-des-conditions-de-detention-de-madame-victoire-ingabire-lettre-ouverte

D’autres articles sur le sujet :
Appel contre la répression systématique de l’opposition au Rwanda
Rwanda : le droit à un procès équitable d’une dirigeante de l’opposition est menacé

Lettre ouverte à François Hollande sur la situation préoccupante en Côte d’Ivoire

ONG Convergences pour la Paix et le Développement de l’Afrique C/O
claude_koudou@yahoo.fr
Paris, le 8 Mai 2015

A
Monsieur François Hollande
Président de la République française
Palais de l’Elysée
55, Rue du Faubourg Saint Honoré
75007 Paris

Objet : Lettre ouverte sur la situation préoccupante en Côte d’Ivoire

Monsieur le Président de la République,

En ce jour du 8 Mai 2015, nous venons très respectueusement, par cette lettre vous inviter à partager avec nous, nos préoccupations sur la situation socio-politique en Côte d’Ivoire. Mais d’abord, bien que l’historique soit connu, il convient en notre sens de rappeler des faits avant de faire des propositions : (suite…)

Lettre ouverte de l’écrivain et homme politique ivoirien Bernard Dadié à François Hollande

LETTRE OUVERTE A MONSIEUR FRANCOIS HOLLANDE PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE FRANCAISE

MONSIEUR LE PRESIDENT,

C’est avec le cœur lourd et l’âme pleine d’amertume que je vous écris. Bernard Binlin Dadie

En effet dans ma tendre enfance, on m’a appris à chanter la douce France, la France de la liberté, de l’égalité et de la fraternité ; et malgré les coups de chicottes qu’on assénait à nos parents victimes des travaux forcés, je chantais tous les matins « la Marseillaise ». J’en étais arrivé même à croire que j’étais un descendant des gaulois.

Et voici que dans mon vieil âge, je tombe de très haut. Toutes mes illusions se sont évanouies.

Aujourd’hui je vois une France dans toute sa laideur, tuant, assassinant, bombardant des peuples faibles aux mains nues, justifiant l’adage « à vaincre sans péril, on triomphe sans gloire ».

Aujourd’hui la France est devenue le bourreau de tous les peuples d’Afrique qui courageusement avec détermination sont montés à l’assaut des nazis qui voulaient la détruire.

Shakespeare disait : « celui qui répand son sang avec le mien sera mon frère ».

Non seulement la France ignore cette vérité profonde mais elle s’évertue à semer la souffrance et la mort dans ses anciennes colonies démontrant ainsi que la vie des noirs n’a aucune valeur à ses yeux.

Et quand elle ne le fait pas elle-même, elle charge ses « sous-préfets » de la sale besogne.

Nous avons cru un moment que tout cela était le fait de la droite française. Si votre arrivée au pouvoir avait donné de l’espoir aux peuples Africains, aujourd’hui ils ont tous déchanté.

Ainsi, que ce soit la droite ou la gauche, c’est toujours la même politique de la négation du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes.

Tel le chien qui ne change jamais sa façon de s’asseoir, la France reste toujours le pays de conquête coloniale.

Aujourd’hui, « le sous-préfet » installé en Côte d’Ivoire à coups de bombe par SARKOZY au nom de la France, fait massacrer les populations ivoiriennes, violer nos sœurs, nos mères, fait enlever des enfants pour des sacrifices rituels, transformer certaines régions en régions de peuplement en exterminant les autochtones sans que cela ne vous émeuve.

La France sous votre règne est semblable à ses trois petits singes qui se ferment les yeux, se bouchent les oreilles et se ferment la bouche. Ainsi tel Ponce PILATE, la France se lave honteusement les mains devant la souffrance et le désespoir qu’elle a provoqué chez les ivoiriens.

Votre sous-préfet, monsieur le Président, joue bien son rôle à lui assigné par votre prédécesseur, Monsieur SARKOZY et entériné par vous.

Conformément aux consignes reçues de la France, pour conserver le pouvoir afin que le France continue de piller la Côte d’Ivoire, OUATTARA tente par tous les moyens de museler, voire, de tuer toute opposition. Et petit à petit, il finit par devenir allergique à toute l’opposition. Alors il ferme tout : propriétés privées, espaces privés. Tout ce qui peut servir de lieu de réunion pour l’opposition est systématiquement investi par sa police (QG de campagne du Président Laurent GBAGBO- la prestigieuse fondation Harris MEMEL FOTE- la résidence privée du Président GBAGBO).

Alors que nous pouvons sainement et fructueusement coopérer dans la dignité et le respect mutuel.

Réveillez-vous Monsieur le Président de la France des droits de l’homme car il ne vous reste plus beaucoup de temps pour essayer de marquer positivement l’histoire.

A moins que les droits de l’homme pour vous ne valent que pour la France. Si tel est le cas, nous en prendrons alors acte.

Mais, que OUATTARA se souvienne que le peuple de Côte d’Ivoire semble être son prisonnier, mais lui est prisonnier de ses propres turpitudes et avec lui ses parrains. Et quand le peuple se lèvera pour briser ses chaînes, ce qui ne saurait tarder. Lui il restera toujours prisonnier de ses crimes et de ses actes ignominieux, sans recours.

Loin de sombrer dans le désarroi, le peuple de Côte d’ivoire exprime son espoir pour dire :

Quel[le] que soit la longueur de la nuit, le jour finit toujours par se lever.

Fait à Abidjan le 13 Avril 2015

POUR LE CNRD,
LE PRESIDENT
BERNARD BINLIN DADIE

(Source : CNRD CNRD, 20 avril 2015)

Lire et voir 2015-03

Le Président du Nouveau Parti pour le Rassemblement (NPR), Blaise Pascal LOGBO, écrit au Président de la République François HOLLANDE sur les « risques subséquents au tripatouillage ou à la violation de la Constitution ivoirienne » (27/02/2015)

http://www.civox.net/Tripatouillage-et-violation-de-la-Constitution-ivoirienne-Le-NPR-ecrit-au-President-Fancois-Hollande_a6094.html

Communiqué de la Fondation Ivoirienne pour les Droits de l’Homme et la Vie politique (FIDHOP) : « Ne touchez point à la Constitution ivoirienne !!! » (01/03/2015)

http://www.civox.net/Cote-d-Ivoire-%C2%A0-NE-TOUCHEZ-POINT-A-LA-CONSTITUTION-IVOIRIENNE%C2%A0-%C2%A0–avertit-la-FIDHOP_a6080.html

 

Interpellation du gouvernement et des parlementaires français

Côte d’Ivoire : il faut que cessent les crimes politiques, avec la complicité du gouvernement français (5 janvier 2015)

C’est un procès kafkaïen que subissent une centaine de responsables politiques dont Simone Gbagbo à Abidjan, depuis le vendredi 26 décembre 2014. Des centaines d’opposants sont incarcérés depuis bientôt quatre ans dans des conditions indignes; emprisonnés sans jugement, certains font une grève de la faim à répétition pour demander leur libération. D’autres ont tout simplement disparu, probablement liquidés par le régime. Un ethnocide d’envergure, assorti d’expropriations de terres au profit de ressortissants du groupe ethnique d’Alassane Ouattara, perdure à l’ouest du pays. Les dictateurs françafricains jouissent d’une impunité insolente ainsi que les chefs de guerre piliers du régime ivoirien actuel tandis que Laurent Gbagbo et ses proches sont les seuls à être poursuivis, pour leur responsabilité réelle ou supposée dans la crise postélectorale tant devant les juridictions nationales (Cour d’assises d’Abidjan) qu’internationales (CPI). A contrario du droit des Etats et des peuples à la souveraineté, c’est la loi du plus fort qui s’exprime ainsi.

Le drame que vit le peuple ivoirien dure depuis trop longtemps, depuis principalement que les présidents français, J. Chirac, N. Sarkozy et désormais F. Hollande s’occupent des affaires intérieures de son pays, fort convoité économiquement. Cette situation d’exception, qui fait suite à l’expérience souverainiste menée par l’équipe de L. Gbagbo, perdure dans la censure et l’indifférence générales. Jusqu’à quand ? En notre nom, et comme dans d’autres pays d’Afrique francophone -au Tchad, au Congo Brazzaville, au Togo, en République démocratique du Congo …- ce n’est pas seulement de délinquance politico-financière dont il s’agit, mais de complicité active à l’égard de crimes de guerre. La militarisation progressive des relations Afrique-France, au prétexte de la montée d’un djihadisme combattant, traduit l’impasse historique à laquelle conduit une telle politique.

La démocratisation de ces relations est une nécessité, d’autant plus à promouvoir par un gouvernement issu du suffrage populaire et de gauche. La mobilisation des citoyens, élus et partis politiques français est une condition essentielle pour que cesse le scandale néo-colonial.

Nous demandons instamment

– que le gouvernement Valls conditionne le maintien de la coopération avec son homologue ivoirien à un strict respect des droits de l’homme et de l’opposition politique dans ce pays

– qu’il négocie l’envoi d’observateurs indépendants aux procès en cours et à venir

– que la demande de parlementaires d’ouvrir une commission d’enquête en France portant sur le rôle, la mission et la responsabilité des forces françaises (principalement Licorne) dans la crise politique en Côte d’Ivoire soit enfin agréée

– que les relations Afrique-France fassent l’objet d’un débat national ouvert et sans tabou. La montée de forces réactionnaires et xénophobes l’atteste : il est urgent d’en finir avec une gestion mortifère, au profit d’une politique de co-développement transparente et contrôlée par citoyens, élus, médias et justice.

Interpellation à l’initiative des associations suivantes : Comité pour la libération des prisonniers politiques ivoiriens, Femmes en résistance, Inter-Collectif Afrique (ICA).

Contact (pour soutien d’autres organisations) : karine.ballon2 [AT] orange.fr, boudetm [AT] wanadoo.fr

————————————————–

Documents de référence

Demandes parlementaires d’ouvrir une commission d’enquête parlementaire en France concernant le bilan d’activités de la force Licorne
http://www.assembleenationale.fr/14/propositions/pion0131.asp (2012)
http://www.assemblee-nationale.fr/13/propositions/pion3647.asp (2011)

Reportage de la RAI (chaîne de télévision italienne) sur les responsabilités françaises dans la guerre civile en Côte d’Ivoire
http://www.youtube.com/watch?v=eSumHaxLh4U&feature=youtu.be

Articles de journaux (Jeune Afrique, Gri-Gri international)
http://www.legrigriinternational.com/2014/12/on-a-sorti-laurent-gbagbo-on-a-installe-alassane-ouattara-sans-aucune-polemique-nicolas-sarkozy-premiergaou.html

http://www.jeuneafrique.com/Article/ARTJAWEB20141224155254/justice-simone-gbagbo-laurent-gbagbo-fpi-justice-c-te-d-ivoire-cinq-choses-savoir-sur-le-proc-s-de-simone-gbagbo.html?utm_source=Newsletters+%3A+Jeune+Afrique&utm_campaign=64070f3579-Newsletter_quotidienne_mailchimp26122014&utm_medium=email&utm_term=0_9e88e09281-64070f3579-337591833

http://www.jeuneafrique.com/Article/ARTJAWEB20141015184449/

Blogs associatifs et citoyens

Femmes en résistance
http://contrepoids-infos.blogspot.fr/

Inter-Collectif Afrique (ICA)
https://fraternafrique.wordpress.com/

Indignez-vous http://indignez-vous.hautetfort.com/

Soutien et liberté https://soutienetliberte.wordpress.com/


Le transfert du Président GBAGBO à la CPI : « plus qu’un crime, une faute ! »

L’humiliation n’a qu’un temps

Par Bernard Houdin

Le 7 juin 1990, Nelson Mandela déclarait à la tribune de l’Assemblée Nationale française : «Le nom de la France évoque chez notre peuple les images vivantes d’une lutte couronnée de succès contre l’autocratie, pour la démocratie et la justice. »

Près d’un quart de siècle plus tard, alors que la figure emblématique du premier président postapartheid de l’Afrique du Sud continue de guider les pas de tous ceux qui, africains ou non, se reconnaissent dans sa lutte indomptable pour l’égalité des hommes et la souveraineté des peuples, quelle image évoque aujourd’hui la France pour des millions et des millions d’africains qui ne rêvent que de la victoire de la démocratie et de la justice sur l’autocratie ? (suite…)

Albert BOURGI : « L’Afrique a constamment à l’esprit que Ouattara est arrivé dans les fourgons de l’armée coloniale française »

Interview du Pr. Albert Bourgi par EventNewsTv
Albert Bourgi dénonce la balade de Hollande à Abidjan. Eventnewtv Presse, 19 juillet 2014. [Vidéo, 24 mn]

Cécile CUKIERMAN, sénatrice communiste de la Loire, interpelle François HOLLANDE sur le cas de Michel GBAGBO et sur les Droits de l’homme en Côte d’Ivoire

Côte d’Ivoire-PCF / Lettre de Cukierman à Hollande

La sénatrice communiste de la Loire, Cécile Cukierman, interpelle le chef de l’État sur la situation des droits et libertés en Côte d’Ivoire à la veille de sa visite à Abidjan.

Monsieur le Président,

Je me permets d’attirer votre attention sur la situation des droits et libertés en Côte d’Ivoire à la veille de votre départ dans ce pays.

Comment comprendre que Michel Gbagbo, ressortissant français vivant en Côte d’Ivoire, ayant également la nationalité ivoirienne, fils de l’ancien chef d’État Laurent Gbagbo, ait été à trois reprises empêché de quitter Abidjan pour se rendre à Paris ? Il était pourtant convoqué à chaque fois par Sabine Kheris, juge d’instruction en charge de sa plainte pour enlèvement, séquestration et traitements inhumains et dégradants, déposée à l’encontre de Guillaume Soro, aujourd’hui président de l’Assemblée nationale, et de ses Commandants de zones, anciens rebelles promus chefs militaires.

Or, aucune ordonnance d’interdiction de quitter le territoire, que seul le juge d’instruction ou la chambre d’accusation ont le pouvoir de produire, n’a été signifiée ni à Michel Gbagbo, ni à ses avocats.

Il est du devoir de la France que les droits de Michel Gbagbo soient respectés et qu’il puisse au plus vite répondre aux convocations de la justice française ou, à tout le moins, de contribuer à créer les conditions pour que le Juge d’Instruction se rende en Côte d’Ivoire en vue d’entendre tous les protagonistes de cette affaire.

Il m’apparaît également essentiel que la France soit vigilante sur la coopération judiciaire concernant toutes les autres affaires franco-ivoiriennes. Je fais référence à la disparition de Guy André Kieffer le 16 avril 2004 à Abidjan, à la mort par balles le 31 mars 2011 à Yamoussoukro du ressortissant français Philippe Rémond, aux assassinats de ressortissants français au Novotel à Abidjan en avril 2011 et au dossier du bombardement de Bouaké en 2004.

Plus largement, à l’instar de nombreux défenseurs des droits humains, je m’inquiète de l’arrestation et la détention massive et arbitraire de centaines d’Ivoiriens depuis la venue au pouvoir d’Alassane Ouattara, de l’enlisement organisé des procédures judiciaires concernant la plupart d’entre eux, des tortures dont certains font ou ont fait l’objet, du non-respect des droits de la défense et des prisonniers ainsi que l’existence de lieux de détention illégaux.

La répression envers certains syndicats, des organisations de la société civile et certains partis politiques est également un élément inacceptable. Il serait sans doute souhaitable que vous puissiez aussi accorder votre attention à cette problématique.

Parallèlement à cela, d’autres protagonistes, partisans de l’actuel chef de l’Etat et soupçonnés de nombreux crimes depuis septembre 2002 jusqu’à aujourd’hui, ne sont pas inquiétés et sont même promus par lui aux plus hauts postes du pouvoir d’Etat.

La totalité de ces éléments confirme malheureusement une fois de plus une collusion entre pouvoir exécutif et judiciaire en Côte d’Ivoire et a pour conséquence une justice des vainqueurs qui ne peut que peser négativement sur le processus de réconciliation nationale et le retour de milliers d’exilés.

Sur l’ensemble des points soulevés la France s’honorerait d’exprimer lors de cette visite l’exigence vis-à-vis des autorités ivoiriennes du respect des libertés, de l’Etat de droit et de la sécurité des populations en Côte d’Ivoire.

J’espère, Monsieur le Président, pouvoir compter sur vous à ce sujet.

Je vous prie d’agréer, Monsieur le Président, l’expression de mes salutations les plus distinguées.

In : Le Gri-gri international, 16 juillet 2014
(Surtitre de la Rédaction)

Grégory Protche lit le Communiqué du Comité pour la libération des prisonniers politiques ivoiriens

Au Président François Hollande, le 14 juillet 2014

Le COMMUNIQUE lu par Grégory Protche

Parlons des prisonniers politiques de Côte d’Ivoire ! Lu par Grégory Protche

La tribune de Michel GALY « Parlons des prisonniers politiques de Côte d’Ivoire »
parue dans Marianne n° 899 du 11 au 17 juillet 2014, p. 45

Lue par Grégory PROTCHE, du Gri-Gri international (14 juillet 2014)

La Coordination du Pront Populaire Ivoirien en exil : analyse de la situation et propositions

COORDINATION FPI EN EXIL
DECLARATION RELATIVE A LA VISITE DE MONSIEUR FRANCOIS HOLLANDE EN COTE D’IVOIRE

Dès juin 2011, la coordination du FPI en exil, dans le cadre de sa mission s’est fixé les objectifs stratégiques suivants :

– La libération du Président Gbagbo ;

– La libération de l’ensemble des prisonniers politiques civils et militaires et le retour sécurisé des exilés ;

– La restauration de la démocratie et la souveraineté.

L’examen de la visite d’Etat en Côte d’Ivoire de Monsieur François Hollande, Président de la République Française, s’inscrit dans le cadre des objectifs stratégiques tels que définis. (suite…)

Monsieur François Hollande, au nom des Droits de l’Homme, faites libérer les 750 prisonniers politiques de Côte d’Ivoire !

COMMUNIQUE DU COMITE POUR LA LIBERATION DES PRISONNIERS POLITIQUES IVOIRIENS

 AU PRESIDENT FRANÇOIS HOLLANDE

AU NOM DES DROITS DE L’HOMME, FAITES LIBÉRER
LES 750 PRISONNIERS POLITIQUES DE CÔTE D’IVOIRE !

MONSIEUR LE PRÉSIDENT,

UN PAYS OÙ LES AUTORITÉS CENSÉES FAIRE RESPECTER L’ORDRE ET LA JUSTICE PRATIQUENT IMPUNÉMENT L’EMPRISONNEMENT POLITIQUE, LA MISE AU SECRET, LES MAUVAIS TRAITEMENTS ET LA TORTURE, PEUT-IL ÊTRE CONSIDÉRÉ PAR LA FRANCE, DONT VOUS ÊTES LE REPRÉSENTANT, COMME RESPECTUEUX DES DROITS DE L’HOMME ?
LES 750 DÉTENUS POLITIQUES DONT LA LISTE ET LES PHOTOS ONT ETE RÉVÉLÉES LE 20 MAI PAR DEUX PETITES ASSOCIATIONS IVOIRIENNES PEUVENT-ILS SELON VOUS CONTINUER À SUBIR UN TEL MARTYRE (TORTURES, MAUVAIS TRAITEMENTS, PROMISCUITÉ, MANQUE DE SOINS, NOURRITURE ABJECTE) ?
L’EXIL DE DIZAINES DE MILLIERS DE PERSONNES CHASSÉES DE LEURS TERRES, DE LEURS MAISONS, ET CRAIGNANT POUR LEUR VIE EST-IL UN SIGNE DE BONNE SANTÉ DÉMOCRATIQUE ?

DANS QUEL PAYS LIBRE INTERDIT-ON PENDANT PLUSIEURS ANNÉES À DES FAMILLES ENTIÈRES D’UTILISER L’ARGENT DÉPOSÉ SUR LEUR COMPTE ?

VOUS ÊTES INVITÉ AUJOURD’HUI, EN TANT QUE CHEF D’ETAT, DANS UN PAYS, LA CÔTE D’IVOIRE DONT LE RÉGIME A ÉTÉ INSTALLÉ DEPUIS ENVIRON 1200 JOURS PAR L’ARMÉE FRANÇAISE, SOUS LES ORDRES DE NICOLAS SARKOZY. SOUMIS AUX BOMBARDEMENTS, LE PRÉSIDENT LAURENT GBAGBO FUT RENVERSÉ PAR LA FORCE, ALASSANE OUATTARA REFUSANT DE RÉGLER LE LITIGE ÉLECTORAL DE LA PRÉSIDENTIELLE PAR LE RECOMPTAGE DES VOIX OU PAR TOUT AUTRE MOYEN PACIFIQUE DE RÉSOLUTION DES CONFLITS.

VOILÀ UN RÉGIME QUI PRATIQUE L’EXCLUSION D’UNE PARTIE DES CITOYENS SUR DES CRITÈRES ETHNIQUES ET POLITIQUES ; QUI PROTÈGE ET PROMEUT DES CRIMINELS DE GUERRE – SINON, COMMENT EXPLIQUER LA VOLONTÉ D’EMPÊCHER À TROIS REPRISES MICHEL GBAGBO, FRANCO-IVOIRIEN, DE VENIR TÉMOIGNER EN FRANCE SUR L’ENLÈVEMENT, LA SÉQUESTRATION ET LES MAUVAIS TRAITEMENTS DONT IL A ÉTÉ VICTIME DE LA PART DES HOMMES DE GUILLAUME SORO ET DES COM’ZONES ? – ; UN RÉGIME QUI N’A ENGAGÉ AUCUNE POURSUITE CONTRE LES AUTEURS DES CRIMES DE MASSE COMMIS PAR SES PROPRES SOUTIENS DANS LA RÉGION DE DUÉKOUÉ EN MARS 2011 ET JUILLET 2012.

TOUT AU CONTRAIRE, IL IMPUTE À SON OPPOSITION TOUTES SORTES DE DÉLITS IMAGINAIRES AFIN DE LA « CRIMINALISER », LUI ATTRIBUE LES EXACTIONS DONT SES PROPRES PARTISANS SE SONT RENDUS COUPABLES ET PRATIQUE L’IMPUNITÉ LA PLUS TOTALE POUR LES AUTEURS DES GRAVES CRIMES CONTRE L’HUMANITÉ COMMIS PAR SES TROUPES.

DEPUIS TROIS ANS, ALASSANE OUATTARA PROMET INLASSABLEMENT UNE JUSTICE IMPARTIALE, LE DÉSARMEMENT DES DOZOS ET AUTRES MILICES, LE RETOUR À LA PAIX SOCIALE PAR LA RÉCONCILIATION… ENGAGEMENTS RESTÉS LETTRE MORTE, LE BUT ÉTANT DE NEUTRALISER TOUT CE QUI POURRAIT SE METTRE EN TRAVERS DE SON CHEMIN VERS L’ÉLECTION PRÉSIDENTIELLE DE 2015.

MONSIEUR LE PRÉSIDENT, COMPTE TENU DE LA NATURE DES LIENS EXISTANT ENTRE LA FRANCE ET LA CÔTE D’IVOIRE, ÉCONOMIQUES, FINANCIERS, PRÉSENCE MILITAIRE À VOCATION SOUS-RÉGIONALE, NOTRE PAYS A LE POIDS SUFFISANT POUR EXIGER D’ALASSANE OUATTARA LA MISE EN OEUVRE DES CONDITIONS NÉCESSAIRES À LA TENUE D’ÉLECTIONS PACIFIÉES ET, D’UNE MANIÈRE GÉNÉRALE, À LA RESTAURATION D’UNE VÉRITABLE VIE DÉMOCRATIQUE, POUR LE BIEN DU PEUPLE IVOIRIEN :

LA LIBÉRATION DE TOUS LES PRISONNIERS POLITIQUES ;
LA LUMIERE SUR LES DISPARITIONS D’OPPOSANTS ;

L’EXPRESSION LIBRE DES PARTIS D’OPPOSITION ;
LA CRÉATION DES CONDITIONS PERMETTANT LE RETOUR SUR LEURS TERRES ET EN TOUTE SÉCURITÉ DES EXILÉS ;
LA RESTITUTION À CHAQUE IVOIRIEN DE SES BIENS ET DE L’ACCÈS À SES COMPTES.

 

COMITE POUR LA LIBERATION DES PRISONNIERS POLITIQUES IVOIRIENS

PARIS, LE 14 JUILLET 2014

La vérité sur la visite d’Hamed Bakayoko en France

Par l’Association des Amis de Laurent GBAGBO

Le 30 juin 2014,

Manifeste,
pour l’exigence d’une vérité

Destinataires :
M. François HOLLANDE,
M. Manuel VALLS,
M. Bernard CAZENEUVE,
M. Jean Yves Le DRIAN,
Mme Anne HIDALGO,
M. Alain JUPPE,
M. Jean-Claude GAUDIN,
M. Alain ROUSSET.

Madame, Messieurs,

Vous allez vous apprêter à accueillir dans les ors de la République Hamed BAKAYOKO, lui rendre honneurs, hommages et distinctions ! Mais à quels titres ?

Sachez qu’en procédant ainsi vous allez cautionner un régime totalitaire qui a déposé, en avril 2011, l’Etat de droit démocratique installé par le Président Laurent GBAGBO, et qu’à cet égard, vous allez légitimer tout ce qui se passe aujourd’hui dans l’omerta la plus totale : un régime liberticide qui massacre, qui viole, qui pille, qui torture, qui pratique un népotisme éhonté, un rattrapage ethnique médiéval, le bradage des ressources primaires de Côte d’Ivoire, les détentions arbitraires, les emprisonnements politiques, les promotions d’analphabètes rebelles aux plus hautes fonctions dans l’administration ivoirienne.

Sachez qu’il n’existe en Côte d’Ivoire aucune normalisation de la vie politique, sociale ou sécuritaire, bien au contraire, qu’il n’y aura pas d’élections présidentielles en 2015, et qu’à trop vouloir, par clientélisme et obséquiosité, flirter avec la ligne rouge on finit par avaler des couleuvres qui tôt ou tard vont entraîner la classe politique française dans une déchéance abyssale.

Souvenons-nous, Monsieur Hollande, quand vous nous promettiez de ne pas faire comme Sarkozy « … le tutoiement des chefs d’Etat africains … ». Pour ce changement de ton, certains d’entre nous ont voté pour vous. Pour que depuis le début de votre mandat, vous nous répondiez ensuite, par chacun de vos actes sur l’Afrique, comme Jacques Chirac, que les promesses n’engagent que ceux qui y croient. En fait, sur les droits de l’homme et le pluralisme politique, vous nous démontrez que tout cela ne compte pas. Seuls comptent le commerce et les intérêts. Vous blanchissez à ce titre l’un des plus grands sanguinaires de l’Humanité, en recevant Hamed Bakayoko.

Quand vous aurez reçu Monsieur BAKAYOKO au son des trompettes de la République, seuls face à votre conscience, peut-être allez-vous vous poser la question de savoir pourquoi le peuple de Côte d’Ivoire décharné, ne pleure plus que des larmes sèches.

Toute notre solidarité avec le peuple de Côte d’Ivoire !

La lettre du président François Hollande à Madeleine Koudou : une réponse qui n’est pas à la mesure de la gravité de la situation en Côte d’Ivoire

Dans une lettre du 4 janvier 2014, Madeleine Koudou, Conseillère municipale socialiste de Clichy-sous-Bois, avait alerté le président François Hollande sur les « violations des droits de l’homme en Côte d’Ivoire, et présence des Escadrons de la mort à la solde du régime » (cf. copie de la lettre ci-dessous).

Voici la réponse de François Hollande, par l’entremise de son Chef de Cabinet, Isabelle Sima :

Présidence de la République française
Le Président de la République François Hollande
Le Chef de Cabinet du Président de la République
Référence: PDR/SCP/E&A/A065109
Elysée le 29 janvier 2014

Madame Madeleine Koudou
Elue socialiste
Conseillère municipale
Madame la Conseillère municipale,

Le Président de la République a bien reçu le courrier que vous lui avez adressé.
Sensible aux marques d’estime et de soutien que vous lui témoignez, Monsieur François Hollande m’a confié le soin de vous en remercier chaleureusement.
Soyez par ailleurs assurée qu’il a été pris connaissance avec attention de l’ensemble de vos réflexions relatives à la situation qui prévaut en Côte d’Ivoire.
A cet égard, je n’ai pas manqué de transmettre votre correspondance à monsieur LAURENT FABIUS, ministre des Affaires Etrangères, qui vous tiendra directement informée de la suite susceptible d’être réservée à votre intervention.
Je vous prie d’agréer, Madame la Conseillère municipale, l’assurance de ma considération distinguée.

Pour le Président de la République François Hollande

Le chef de Cabinet du Président de la République

Isabelle SIMA

Source : IvoireBusiness.net, 24 fév. 2014

La lettre d’origine de Madeleine Koudou :

Koudou Madeleine
Élue de la majorité municipale à Clichy-sous-Bois
Membre du mouvement des Africains français (MAF)

Clichy sous-bois 04 janvier 2014

A Monsieur le Président François Hollande,
Président de la République française
Objet : Vœux de Nouvel AN 2014, situation du Président Laurent Gbagbo à La Haye, violations des droits de l’homme en Côte d’Ivoire, et présence des Escadrons de la mort à la solde du régime

Monsieur le Président,
A l’occasion de la nouvelle année 2014, je vous adresse, à vous et votre famille, mes vœux les meilleurs de bonheur, de paix, de santé, et de plein succès dans votre mission de redressement de la France.
Permettez-moi monsieur le Président de la République, de profiter de cette occasion pour vous remercier infiniment pour tout ce que vous avez fait depuis votre élection.
D’abord, vous avez réussi à reformer la francafrique car nous constatons que les rapports entre l’Afrique et la France sont empreints de respect et de réciprocité. Ils ne sont plus les mêmes qu’avant.
Par ailleurs, l’intervention française au Mali, conduite sous votre autorité, a été une grande réussite, puisqu’il y a eu de vraies élections démocratiques dans le pays.
Le peuple malien a pu choisir librement ses dirigeants.
Enfin, vous avez su faire comprendre et su faire accepter la nécessité de libérer plusieurs prisonniers politiques en Côte d’Ivoire, parmi lesquels Michel Gbagbo, le fils de l’ex-Président ivoirien Laurent Gbagbo.
Au total, il s’agit là de résultats plausibles dont nous reconnaissons l’importance, et qui n’auraient pas été possibles sans votre intervention.
Cependant, nous pensons qu’il serait possible d’aller plus loin car la situation en Côte d’Ivoire et en Afrique, demeurent encore très préoccupantes.
Vous déclariez lors de votre investiture que l’image de la France à l’extérieur, notamment en Afrique, a été gravement écornée par la politique de votre prédécesseur Nicolas Sarkozy.
En effet, c’est tout de même la première fois qu’en Afrique, un simple contentieux électoral se transforme en un drame national pour un pays comme la Côte d’Ivoire.

On se souvient qu’à cette occasion, monsieur Nicolas Sarkozy avait fait intervenir directement l’armée française pour soutenir les forces pro-Ouattara et bombarder ainsi la capitale Abidjan et le palais présidentiel du Président Laurent Gbagbo.
Ce qui a abouti à son arrestation arbitraire et à sa déportation à La Haye. De même qu’à celle de milliers de ses proches.
Aux yeux des démocrates africains et du monde entier, il s’agit là d’un véritable scandale, pour ne pas dire d’un véritable coup d’Etat en plein 21e siècle.
Le monde entier et la presse internationale s’en sont faits largement l’écho.
En témoigne, le documentaire de la chaîne italienne Raï Uno, qui a fait une analyse approfondie doublée d’un historique détaillé sur la domination française en Afrique.
Sans compter les nombreux ouvrages qui ont déjà été publiés sur la question.
C’est tout simplement parce que ce scandale a eu des conséquences désastreuses du point de vue des droits de l’homme, écornant davantage l’image de la France.
La conséquence, c’est qu’au jour d’aujourd’hui, la Côte d’Ivoire compte plus de 100.000 exilés politiques au Ghana, au Liberia, au Benin, au Togo, en Europe (France, Allemagne, Royaume Uni), et aux Etats Unis. Les terres et plantations des ivoiriens sont confisquées et spoliées par les allogènes burkinabé qui attaquent des villages, avec la bienveillance du régime Ouattara. Ce qui contraint les populations à la famine. Quant aux prisons ivoiriennes, elles comptent plus de 1000 prisonniers politiques partisans du président Gbagbo. Et les avoirs de ces derniers, comptes bancaires, biens meubles et immeubles, sont gelés par le régime Ouattara, qui se comporte en véritable pouvoir terroriste.
Pour preuve, les journalistes sont assassinés par les escadrons de la mort sans qu’aucune enquête ne soit diligentée. C’est le cas du journaliste d’IvoireBusiness.net, Désiré Oué, abattu froidement le 14 novembre 2013 à son domicile abidjanais par les escadrons de la mort, devant femme et enfants, dont un bébé de trois mois.
Son seul tort, avoir dévoilé un scandale sexuel à la présidence de la République et avoir repris un article de la presse américaine qui accusait Alassane Ouattara de faire partie des dix plus grands dictateurs au monde.
En Côte d’Ivoire, le peuple a faim car le pays compte plus de 10 millions de chômeurs. Et ceux qui travaillent ne sont pas payés. Actuellement, 1600 fonctionnaires n’ont pas reçus leurs salaires depuis 2 mois.
La France porte aujourd’hui une lourde responsabilité car elle a fait confiance à monsieur Alassane Dramane Ouattara qui a montré son vrai visage. Celui d’un dictateur sans foi ni loi, qui a fait de la répression de son peuple, de la mauvaise gouvernance, et du rattrapage ethnique, son programme de gouvernement.
Cela rappelle étrangement l’époque Nazie d’Hitler que les vaillants français conduits par De Gaulle, ont combattu.
Monsieur le Président, ce n’est certes pas vous qui êtes à l’origine du drame que vit la Côte d’Ivoire, mais vous avez le pouvoir et le devoir d’y mettre fin, en exigeant le retour de la démocratie et de l’Etat de droit, et la libération des prisonniers politiques, qui sont une honte pour la France et la Côte d’Ivoire.
L’ONU dans un récent rapport a condamné l’utilisation des Escadrons de la mort et de mercenaires par le régime Ouattara pour assassiner, enlever, et extrader ses opposants politiques. L’ONU s’est également offusquée de ce que le régime Ouattara utilise les chasseurs traditionnels DOZOS comme force paramilitaire pour tuer et semer la terreur auprès des populations civiles aux mains nues.
Monsieur le Président,
Comment pouvez-vous accepter que le camp Ouattara puisse jouir à ce point d’une totale impunité et anéantir le camp de Laurent Gbagbo? C’est un scandale insoutenable.
Tout ceci à cause d’un banal contentieux électoral qui aurait pu se résoudre par le recomptage des voix comme cela se fait partout ailleurs, même aux Etats Unis.
Nous qui sommes membres du parti socialiste français et membres du Mouvement des africains français, sommes très mal à l’aise devant cette dérive intolérable du régime Ouattara et le mutisme assourdissant de la France que vous avez l’honneur de diriger.
Vous n’êtes certes pas à l’origine de cette situation, car c’est la droite de Jacques Chirac et de Nicolas Sarkozy qui a installé Ouattara au pouvoir.
La preuve, Nicolas Sarkozy était discrètement en Côte d’Ivoire le 02 janvier 2014 dernier avec son ami Ouattara, pour fêter le 72e anniversaire de ce dernier. Toute la presse ivoirienne en a fait des choux gras.
Pour rappel, Nicolas Sarkozy fut celui qui célébra l’union de Ouattara et de son épouse Dominique à la mairie de Neuilly-sur-Seine en 1990.
Monsieur le Président, les socialistes français ont toujours été au côté des peuples opprimés contre l’arbitraire.
Quand Lionel Jospin était Premier ministre, il s’était farouchement opposé à une intervention militaire française en Côte d’Ivoire sur ordre du Président Chirac, pour maintenir feu le Général Robert Gueï au pouvoir, lequel refusait sa défaite électorale face à Laurent Gbagbo durant la présidentielle de 2000.
Le général Gueï lui aussi avait refusé le recomptage des voix face à Laurent Gbagbo, le candidat du FPI, parti socialiste ivoirien.
Grâce à Jospin, la voix des urnes triomphèrent et Laurent Gbagbo fut élu Président de Côte d’Ivoire.

Monsieur le Président, c’est pour que vous restauriez l’image de la France en Côte d’Ivoire, que je vous écris pour la troisième fois.
Nous membres du Mouvement des Africains français (MAF), nous sommes en train de préparer activement les prochaines échéances électorales (municipales et européennes).
Que pouvons-nous dire à nos militants si les choses restent en l’état en Côte d’Ivoire ?
Comment leur expliquer cette situation de deux poids deux mesures dans ce pays africain ?
Tous connaissent cette situation, et nous en sommes manifestement gênés.
Dans l’espoir d’une suite favorable, et me tenant à votre entière disposition, je vous prie d’agréer monsieur le Président, les expressions de ma très haute considération.

Koudou Madeleine
Votre amie socialiste de toujours

NB : Veuillez trouver ci-joints, les preuves et justificatifs des souffrances des ivoiriens.

In : Ivoirebusiness.net, 20 fév. 2014

Madeleine Koudou, élue socialiste de Clichy-sous-Bois, a écrit au Président François Hollande

Koudou Madeleine
Élue de la majorité municipale à Clichy-sous-Bois
Membre du mouvement des Africains français (MAF)

Clichy sous-bois 04 janvier 2014

A Monsieur le Président François Hollande,
Président de la République française
Objet : Vœux de Nouvel AN 2014, situation du Président Laurent Gbagbo à La Haye, violations des droits de l’homme en Côte d’Ivoire, et présence des Escadrons de la mort à la solde du régime

Madeleine Koudou

Monsieur le Président,
A l’occasion de la nouvelle année 2014, je vous adresse, à vous et votre famille, mes vœux les meilleurs de bonheur, de paix, de santé, et de plein succès dans votre mission de redressement de la France.
Permettez-moi monsieur le Président de la République, de profiter de cette occasion pour vous remercier infiniment pour tout ce que vous avez fait depuis votre élection.
D’abord, vous avez réussi à reformer la francafrique car nous constatons que les rapports entre l’Afrique et la France sont empreints de respect et de réciprocité. Ils ne sont plus les mêmes qu’avant.
Par ailleurs, l’intervention française au Mali, conduite sous votre autorité, a été une grande réussite, puisqu’il y a eu de vraies élections démocratiques dans le pays.
Le peuple malien a pu choisir librement ses dirigeants.
Enfin, vous avez su faire comprendre et su faire accepter la nécessité de libérer plusieurs prisonniers politiques en Côte d’Ivoire, parmi lesquels Michel Gbagbo, le fils de l’ex-Président ivoirien Laurent Gbagbo.
Au total, il s’agit là de résultats plausibles dont nous reconnaissons l’importance, et qui n’auraient pas été possibles sans votre intervention.
Cependant, nous pensons qu’il serait possible d’aller plus loin car la situation en Côte d’Ivoire et en Afrique, demeurent encore très préoccupantes. (suite…)