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Tag Archives: FRCI

Prison d’Abidjan : nouveau massacre de détenus, un mort et plusieurs blessés

Mise à jour du 08/02/2014 : une deuxième personne est décédée le 7 février, suite à ses blessures.

MACA : nouveau massacre de détenus ce 6 févier, 1 mort et 8 blessés
par Alain Doh Bi

ABIDJAN – Des tirs nourris à l’arme lourde ont éclaté à la Maison d’Arrêt et de Correction d’Abidjan (MACA) dans la nuit du mercredi 5 au jeudi 6 février 2014 à 4 h du matin jusqu’à l’aube. On enregistre provisoirement 1 mort et des dizaines de blessés parmi les détenus.

Des témoins affirment que l’opération est dirigée par le LT OUATTARA BENJAMIN de la Gendarmerie. Pis, le Régisseur de la MACA, Mr KONE INCLEBAN informé du coup, s’est absenté, précisent les mêmes sources.

Pour rappel, ayant reçu des informations sur les préparatifs de ce nouveau massacre en cours aujourd’hui, nous avions lancé une alerte le 1er février 2014 sur Facebook et concomitamment sur Twitter en ces termes : « Depuis 22 h hier 31 jan 2014, un étrange ravitaillement en armes lourdes et munitions des FRCI en poste à la MACA. Tous les Miradors renforcés. Ouattara prépare quelque chose contre les détenus politiques »

Le massacre des détenus politiques par les FRCI, ce 6 février 2014 est la confirmation de cette info que nous avions reçue il y a une semaine. Notre source est catégorique : « il s’agit d’un coup sanglant des FRCI pour mettre fin à la libération provisoire des détenus politiques ». Les 60 détenus politiques dont la libération provisoire était programmée ce matin sont contraints de se terrer dans leurs cellules respectives.

Nous prenons la communauté nationale et internationale à témoin. Les détenus tentent de sauver les codétenus atteints par balles.

In : Blog de Alain Doh Bi, 6 fév. 2014
(Surtitre de la Rédaction)

 

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Massacre de Nahibly : disparition d’un témoin gênant

Informations recueillies par « Le Nouveau Courrier » sur l’exécution dans la nuit du 30 au 31 décembre 2013 par balle et étouffement d’Alex Saint-Joël Gnonsian, rescapé des tueries de Nahibly (20 juillet 2012).

Massacres de Nahibly (Duékoué) – Un témoin gênant exécuté par les FRCI – La responsabilité de la FIDH engagée
Par Benjamin Silué

Alex Saint-Joël Gnonsian, rescapé des tueries massives de Nahibly (Duekoué), également témoin compromettant pour les hommes du régime impliqués dans cette affaire a été cruellement tué dans nuit du 30 au 31 décembre 2013.

Dans la nuit du 30 au 31 décembre 2013, Alex Saint-Joël Gnonsian, rescapé des exécutions sommaires des déplacés du camp de Nahibly à Duekoué, mais qui avait surtout, grâce à son témoignage, permis la découverte de 10 puits contenant des corps au quartier Toguéhi a été tué par les FRCI qui le traquaient depuis lors. En effet, après l’avoir capturé après plusieurs mois de poursuite, et pour justifier l’injustifiable, des soldats des FRCI ont fait croire que le jeune homme âgé d’environ 25 ans avait une cache d’armes (la même rengaine) qu’il devait les conduire à découvrir au cimetière du village de Dahoua. Une fois sur les lieux, ont confié au Nouveau Courrier des sources militaires, une balle a été tirée dans son tibia. Puis il a été asphyxié avec un sachet en plastique.

Pour camoufler la forfaiture, les auteurs du crime tentent de faire croire que le jeune Gnonsian tentait de s’enfuir dans le noir à l’occasion de cette interpellation. Il est conduit tout agonisant à l’hôpital. Mais il succombe cette nuit même avant d’y arriver. Le corps est toujours à [la] morgue. Ses parents demandent pour leur part une autopsie car les FRCI tentent de faire croire qu’il est décédé à la suite de la balle reçue dans le pied. Actuellement, c’est la tristesse et la consternation dans la ville.

Tué sur ordre du Lieutenant Konda ?

Selon les informations recueillies, le Lieutenant Koné Daouda alias Konda aujourd’hui membre du Centre de coordination des décisions opérationnelles (CCDO) à Abidjan, anciennement commandant FRCI de Duekoué au moment des massacres de Nahibly, n’est pas étranger à ce drame. Lui qui depuis le témoignage de l’infortuné l’incriminant veut vaille que vaille en finir avec lui, selon des témoignages recueillis sur place. Le Lt Konda aurait même confié à ses proches qu’il se rendrait à Duekoué dans les jours à venir avec une unité du CCDO. Certainement pour féliciter ses hommes d’avoir éliminé ce témoin oculaire encombrant.

Alex Gnonsian n’a pas [été] protégé par les Ong de droits de l’homme…

Alex Gnonsian avait en effet permis la découverte de six corps en état de putréfaction dans un puits à Duékoué le 11 octobre 2012, précisément au quartier Toguéhi en présence de membres de la Fédération internationale des droits humains (FIDH), du procureur de la République de Man, de l’Onuci et du commissaire de Duekoué. Des puits au nombre de 10 contenant des corps (non encore découverts, les fouilles ayant été suspendues pour les 9 autres puits) qui sont surveillés par l’Onuci depuis leur découverte. Alex Gnonsian avait donné tous les détails et des noms des auteurs et avait indiqué avoir fait le mort pour échapper lui-même à la mort ce jour. Citant nommément le Lt Konda comme le principal artisan du massacre.

Malheureusement, Alex Gnonsian n’a pas bénéficié de la protection des Ong de défense des droits de l’homme, notamment de la FIDH, particulièrement impliquée sur ce dossier, encore moins du gouvernement. Il était donc livré à merci des hommes de régime qui n’ont cessé de le traquer. Ainsi, les hommes de main du Lt Konda restés sur place, avec à leur tête le chef des FRCI de Guezon, ont mis aux arrêts le jeune homme ce 30 décembre aux alentours de 13 heures. Pour protester contre cette forfaiture, la population s’est déportée au camp FRCI pour réclamer sa libération. Policiers et gendarmes en provenance de Duekoué en ont dissuadé la population et il a finalement été transféré à Duekoué avant d’être froidement assassiné. Trois autres jeunes gens, arrêtés au même moment que lui, sont toujours portés disparus.

Témoignage du défunt lors de la découverte des puits :

«Nous avons été transportés jusqu’à l’usine de traitement d’eau de la Sodeci par les gardes du corps du commandant des FRCI Konda. Il s’agit du caporal alors chef de sécurité des de Konda, du caporal Ben qui est au CCDO maintenant, du caporal Tout petit. Arrivés sur place, les militaires ont demandé aux dozos de leur montrer un puits perdu. Le dozo a montré le puits perdu, nous avons été alignés sur les bords, nous étions 7, ils ont ouvert le feu et je me suis jeté dans le puits faisant le mort. Quand ils sont partis, je suis sorti du puits pour me cacher dans la brousse. De là, je voyais les aller et venues des hommes de Konda ; lui-même est venu à bord de sa voiture. Plusieurs corps ont été jetés dans les puits environnants. 10 puits ont été répertoriés et l’Onuci garde l’endroit depuis octobre 2012. Je souhaite que justice se fasse, c’est pourquoi j’ai décidé de montrer ces puits où mes amis d’infortune de Nahibly sont enterrés».

In : Le Nouveau Courrier [en ligne], 3 janv. 2014
(Surtitre et chapeau de la Rédaction)

Voir aussi l’article du 5 janv. 2014 :
Découverte de fosses communes à Duékoué – Des proches du témoin assassiné chargent l’ONUCI

Plainte de Michel Gbagbo contre Guillaume Soro et les com’zones

Dans le cadre de la plainte déposée en juin 2012 par Michel Gbagbo pour « enlèvement, séquestration, traitements inhumains et dégradants », la Juge Sabine Kheris du Tribunal de grande instance de Nanterre veut entendre Alassane Ouattara, Guillaume Soro et les chefs militaires concernés.
Source de l’information : La Lettre du Continent n° 667, 4 oct. 2013
Voir aussi : Le Nouveau Courrier n° 896, 5-6 oct. 2013, p. 6

Ces morts de la Crise ivoirienne dont personne ne parle

Par Toto Jérôme Balou Bi

Notre pays la Côte d’Ivoire a connu bien des épisodes dramatiques dans la jeune histoire de son existence.
Il y a eu d’abord l’ère Houphouët-Boigny, avec les tueries dans le Sanwi, avec l’affaire du Sanwi, ou les évènements d’Aboisso (1959-1961), les tueries dans le Guébié (1970) (1), en passant par les différents «complots» imaginaires (1960-1962) (2). (suite…)

Commémoration du massacre de Nahibly

Il y a un an, le 20 juillet 2012, les réfugiés internes Wê du camp de Nahibly, près de Duékoué, à l’Ouest de la Côte d’Ivoire, étaient massacrés par des FRCI, des Dozos et autres individus en armes.
A l’occasion de cette commémoration, voici le texte de l’intervention de Laurent Akoun, Secrétaire général du FPI, lors de la Conférence de presse du 25 juillet 2012, publié sur le Blog d’Alain Doh Bi :
Conférence de presse du FPI: Déclaration intégrale d’AKOUN Laurent. 25 juillet 2012.
http://lafriquepuissancemondiale2050.ivoire-blog.com/archive/2012/07/25/conference-de-presse-du-fpi-integralite-de-la-declaration-d.html

Lire et voir 2013-07

Il y a un an, le 20 juillet 2012, les réfugiés internes Wê du camp de Nahibly, près de Duékoué, étaient massacrés par des FRCI, des Dozos et d’autres individus en armes.
A l’occasion de cette commémoration, voici le texte de l’intervention de Laurent Akoun, Secrétaire général du FPI, lors de la Conférence de presse du 25 juillet 2012 :
Conférence de presse du FPI: Déclaration intégrale d’AKOUN Laurent. 25 juillet 2012. In : Blog de Alain Doh BI
http://lafriquepuissancemondiale2050.ivoire-blog.com/archive/2012/07/25/conference-de-presse-du-fpi-integralite-de-la-declaration-d.html

Abou Cissé, l’oncle d’Alassane Ouattara : « Le Nord en a assez de la propagande d’Alassane ». Interview réalisée par Armand Bohui. In « Notre Voie », n° 4470, 17 juillet 2013.
http://www.notrevoie.com/a_la_une.asp?id=52959

Quand Alassane Ouattara voudrait que le Front populaire ivoirien « demande pardon » :
Rébellion, présidentielle, privatisation… Pardon, Monsieur le Président ! Armand Bohui. In « Notre Voie » n° 4467 des 13-14 juillet 2013.
http://blogs.mediapart.fr/blog/nicoleg/130713/la-demande-de-pardon-des-ivoiriens-ouattara
et :
http://www.notrevoie.com/archives/apres_juillet_2010/a_la_une.asp?id=52863&issue=4467

Côte d’Ivoire : Gouvernement de schizophrènes ou la nécessité d’une révolution ivoirienne. Nick De Bessou (Président du Forum pour la Démocratie et la Résolution des crises). 9 juillet 2013.
In : Abidjandirect.net
http://abidjandirect.net/index2.php?page=poli&id=8349

Affaire Gbagbo : du respect du droit. Bernard Houdin (Conseiller Spécial du président Gbagbo, Représentant du Porte-parole pour l’Europe et l’Amérique). 8 juillet 2013. In : Le blog de Nicoleg, 9 juillet 2013.
http://blogs.mediapart.fr/blog/nicoleg/090713/affaire-gbagbo-du-respect-du-droit-par-bernard-houdin

Réponse à : « Ouattara rattrape la misère de Gbagbo » : La rébellion, la vraie cause de la misère du nord. Jean Khalil Sella. In : Notre Voie, 8 juillet 2013.
http://www.notrevoie.com/a_la_une.asp?id=52750 

Dans certaines circonstances, le silence peut être synonyme de lâcheté et de complicité avec l’iniquité. Romuald Aboké Isidore. In : Regards croisés, 3 juillet 2013.
http://regardscroises.ivoire-blog.com/archive/2013/07/02/dans-certaines-circonstances-le-silence-peut-etre-synonyme-d.html

Comment fonctionne la Cour Pénale Internationale :
Selon Le Monde, des intermédiaires de la CPI promettent aux témoins qu’ils iront « au pays des Blancs ». Philippe Brou. In : Nouveaucourrier.net, 2 juillet 2013. [En ligne].
http://nouveaucourrier.net/selon-le-monde-des-intermediaires-de-la-cpi-promettent-aux-temoins-quils-iront-au-pays-des-blancs/

Rapport d’Human Rights Watch du 01/07/2013 :
Côte d’Ivoire : Actes d’extorsion commis par les forces de sécurité : De lourdes conséquences sur la santé et les moyens de subsistance dans l’ouest du pays. Human Rights Watch, 1er juillet 2013. [En ligne].
http://www.hrw.org/fr/news/2013/07/01/cote-d-ivoire-actes-d-extorsion-commis-par-les-forces-de-securite

Nouvelles 2013-05-22

Mise à jour : 28 mai 2013

Côte d’Ivoire (Abidjan), le 26 mai 2013 : Mgr Paul Siméon Ahouanan, Archevêque métropolitain de Bouaké, s’est exprimé avec force sur la situation politique et sociale, lors de la messe clôturant la Conférence des évêques catholiques de Côte d’Ivoire :

«Aucune société ne peut se construire sur la base de l’exclusion, sur la logique de la vengeance, sur des désirs d’affrontement, sur des réflexes de repli communautaire ou politique. Aucune communauté ne peut survivre dans la violence aveugle dont personne ne sort indemne d’ailleurs » a proclamé l’Archevêque qui en a également appelé à l’action des femmes pour aider à sauver le pays.


Côte d’Ivoire (Abidjan) : succession d’incarcérations pour raison politique à la MACA

– le 27 mai 2013, 5 personnes :
http://lafriquepuissancemondiale2050.ivoire-blog.com/archive/2013/05/29/ouattara-a-encore-jete-5-jeunes-progbagbo-a-la-maca-ce-lundi.html
– le 24 mai, 7 personnes

http://lafriquepuissancemondiale2050.ivoire-blog.com/archive/2013/05/25/dramane-ouattara-jette-encore-7-jeunes-progbagbo-a-la-maca-c.html
– le 22 mai, 12 personnes :
http://lafriquepuissancemondiale2050.ivoire-blog.com/archive/2013/05/23/encore-12-jeunes-progbagbo-incarceres-hier-a-la-maca-pour-at.html
– le 15 mai, 4 personnes :
http://lafriquepuissancemondiale2050.ivoire-blog.com/archive/2013/05/16/malgre-son-pncs-ouattara-vient-de-jeter-encore-4-progbagbo-a.html


Côte d’Ivoire : un journal satirique suspendu pour deux mois

Nous venons d’apprendre la suspension pour deux mois du journal satirique Bôl’Kotch.
Selon le Conseil national de la presse (CNP), l’organisme chargé du contrôle des journaux, l’hebdomadaire a publié des illustrations « de nature à faire croire chez une partie des Ivoiriens que le président de la République agirait contre leurs intérêts, en octroyant, en dehors des procédures légales, la nationalité ivoirienne à des étrangers », et son édition du 10 au 16 mai 2013 aurait présenté Alassane Ouattara, « dans une posture offensante, dégradante » « et porté atteinte à son honneur ».
Depuis sa reparution en mars 2012, c’est la troisième suspension qui frappe Bôl’Kotch.


Arrestation du « seigneur de guerre » (adoubé FRCI) Adame Oueremi : quelle suite ?

Les questions sont nombreuses concernant cette arrestation à laquelle, selon certaines sources, la force française Licorne aurait apporté son concours : pourquoi maintenant ? et surtout pourquoi lui et pas les autres chefs de guerre intégrés aux FRCI ?
Voici quelques éléments de réponse dans l’article suivant :
L’arrestation du terroriste Amadé est un épiphénomène : les Ivoiriens attendent plus. Dr Prao Yao Séraphin. In : La Dépêche d’Abidjan, 21 mai 2013.
http://www.ladepechedabidjan.info/L-arrestation-du-terroriste-Amade-est-un-epiphenomene-Les-Ivoiriens-attendent-plus_a13909.html

Nouvelles 2013-05-03 (article révisé)

Mise à jour : L’information « Abidjan, 2 mai 2013 : condamnation… » qui comportait des erreurs de date a été rectifiée.

Journée mondiale de la liberté de la presse : une pensée pour Ousmane Sy Savané, responsable de presse emprisonné en Côte d’Ivoire
Selon une information de dernière minute communiquée par Alain Doh Bi sur son blog, Ousmane Sy Savané viendrait à l’instant d’être libéré.

L’Assemblée générale des Nations Unies a proclamé le 3 mai Journée mondiale de la liberté de la presse.
Ousmane Sy Savané, Directeur de publication de Prestige Mag, et Directeur du Groupe Cyclone (Journaux Le Temps et LG Infos), est emprisonné depuis plus d’un an par le régime Ouattara.
Reporters sans frontières a interpellé en décembre 2012 les autorités ivoiriennes à son sujet :
http://fr.rsf.org/cote-d-ivoire-ousmane-sy-savane-emprisonne-18-12-2012,43808.html

Lomé (Togo), 3 mai : au camp de réfugiés ivoiriens d’Avépozo, la situation empire de jour en jour :

Situation dramatique au Togo : Désolation et révolte au camp des refugiés ivoiriens à Lomé
Articles de :

Pour dénoncer le non-respect du droit des réfugiés, téléphoner au Ministère de la Sécurité et de la Protection civile du Togo :
00 228 22 22 86 80 / 00 228 90 09 30 26

– Abidjan, 2 mai 2013 : condamnation de deux membres des FRCI pour les crimes commis contre des civils à Vavoua le 18 décembre 2011 :

Récit d’une rafle ordinaire

VAGUES D’ARRESTATIONS ARBITRAIRES A ABIDJAN : « JE ME TROUVAIS AU MAUVAIS ENDROIT AU MAUVAIS MOMENT »

Par Observers.france24.com

Plusieurs de nos Observateurs ivoiriens expliquent avoir été victimes d’arrestations arbitraires à Abidjan. L’un d’entre eux nous a fait parvenir des images de l’intérieur du centre où il a été détenu 48 heures avec pour seule information qu’il s’agissait “d’une rafle”.  (suite…)