Accueil » Posts tagged 'Libération'

Archives de Tag: Libération

Publicités

Rwanda, 15 septembre 2018 : libération de Victoire Ingabire

Dans le cadre d’une décision prise le 14 septembre 2018 par Paul Kagame et son gouvernement, une libération anticipée a été ordonnée pour 2140 détenus dont Victoire Ingabire, présidente des Forces démocratiques unifiées (FDU-Inkingi), et le chanteur Kizito Mihigo, libérés le 15 septembre.

De nombreuses actions (sit-in, manifestations… ) furent menées au niveau international dans le but d’alerter sur la situation de la présidente du FDU emprisonnée en octobre 2010, après qu’elle voulut déposer sa candidature à l’élection présidentielle, et condamnée en appel à 15 ans de prison.

Plusieurs résolutions du Parlement européen ont appelé au respect de ses droits et condamné la chasse aux opposants menée par l’état rwandais.

En 2014 fut diffusé un documentaire de la BBC interdit au Rwanda, “Rwanda’s untold story”, retraçant la prise et l’exercice du pouvoir par le parti de Paul Kagame, le FPR.

En février 2016, l’Etat rwandais s’est retiré de la Cour Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples.
Celle-ci a demandé le rétablissement de Mme Ingabire dans ses droits.

Le 14 octobre 2017, une journée internationale de solidarité avec les prisonniers politiques au Rwanda, l‘“Ingabire day”, fut organisée.

Enfin, de façon répétée en 2017 et 2018, les organisations internationales ont dénoncé la pratique de la torture, les disparitions et les arrestations arbitraires au Rwanda.

Mais la bataille pour la libération des prisonniers politiques au Rwanda ne s’achève pas aujourd’hui, puisque de nombreux militants sont encore emprisonnés sous divers prétextes, en réalité dans le but d’empêcher l’opposition politique de s’organiser.

Victoire Ingabire

Victoire Ingabire

 

Publicités

Où en sont les libérations des prisonniers amnistiés ?

Dans son recensement en date du 10 septembre, l’Association des Femmes et Familles des Détenus d’Opinion de Côte d’Ivoire constate qu’une trentaine de prisonniers n’ont toujours pas été libérés.

30 PRISONNIERS POLITIQUES CIVILS EXCLUS DE L’AMNISTIE (?!)

Communiqué relatif à la libération des prisonniers politiques, suite à L’Ordonnance d’Amnistie du 6 août 2018

L’Association des Femmes et Familles des Détenus d’Opinion de Côte d’Ivoire dite AFFDO-CI exprime sa sincère gratitude au président Alassane Ouattara pour la mesure d’amnistie annoncée le 06 août 2018, à l’occasion de son message à la nation ivoirienne.

À l’occasion de cette adresse à la nation, le chef de l’Etat avait indiqué que cette mesure devait profiter à 800 personnes dont 500 bénéficiaient déjà d’une liberté provisoire. Or, l’AFFDO-CI fait le triste constat que sur 297 personnes en détention, à la date du 06 août 2018, dans 10 prisons réparties sur l’ensemble du territoire national, 30 personnes sont encore retenues dans les liens de la détention.

En effet, après la première vague de libération inaugurée le 8 août 2018 par Mme Simone Ehivet GBAGBO, ex-Première Dame, MM. LIDA Kouassi Moise, ASSOA Adou, TCHEIDÉ Jean Gervais et Souleymane KAMARATÉ, une seconde vague de 195 personnes a suivi le 10 août 2018 et a vu la libération d’autres détenus tels que MM. BAHI Patrice, ZIZA Kaka Jean Louis, LOROUGNON ZADI Madou, ZEZE Paulin, KEIPO Marius dit « Petit Marteau ».
En outre, il a été enregistré :
– 32 personnes libérées, le samedi 11 août 2018, dont MM. BLEKA Joël et BOUABI ;
– 7 personnes libérées, le lundi 13 août 2018 ;
– 3 personnes libérées, le mercredi 15 août 2018, à savoir MM. TOUBATE Tom Serge, MABRE Alain et KRAPA, tous les trois libérés à partir de la Maison d’Arrêt militaire d’Abidjan (MAMA).
– 1 personne, M. NIAMKE Ekolan Norbert libéré le 17 août 2018 ;
– 3 personnes, MM. EHOUMAN N’Guessan Pascal, KOUABO Bertin et ZIRIMBA Logbognon Jean Claude ont été également libérées, le samedi 18 août 2018, de la MACA ;
– 3 personnes, MM. DRIA Nesmon, DOUMBIA Lancina et SEBOU Bi Yao Simplice libérés, le mardi 21 août 2018 ;
– 16 personnes dont KOFFI Serge, GNABA José, DAGO Philippe libérées, le mercredi 22 août 2018 ;
– 2 personnes, MM. LAGO Kanon Martial et KOUEWON Pouho Elvis libérées, le vendredi 24 août 2018 ;

Ainsi, au total, l’AFFDO-CI fait l’heureux constat qu’en conséquence de la mesure d’amnistie, 267 personnes, injustement incarcérées depuis le 11 avril 2011, ont pu recouvrer leur liberté.

Aussi l’AFFDO-CI, en son nom propre et en celui des libérés et de leurs familles respectives, manifeste-t-elle son infinie reconnaissance envers l’Institution des Nations Unies, la France, les différentes Chancelleries établies en Côte d’Ivoire, aux représentations de l’Union européenne et de l’Union africaine, aux partis politiques ivoiriens, aux ONG nationales et internationales de défense des droits humains, à la presse nationale et internationale, au Rezopanacom, à la 2CM, aux acteurs des nouveaux médias, aux différentes plateformes de la société civile, aux chefs religieux, aux chefs traditionnels, à tous les Ivoiriens et à toutes les Ivoiriennes ainsi qu’à toutes les personnes ayant concouru, d’une façon ou d’une autre, à l’amplification de nos cris de détresse qui ont abouti à l’obtention de ces libérations.

S’il est indéniable que cette mesure de libération a pu considérablement détendre l’atmosphère sociopolitique en Côte d’Ivoire, l’AFFDO-CI est peinée de constater que cette Ordonnance d’Amnistie, quoique concernant l’ensemble des infractions liées à la crise postélectorale de 2010-2011, n’a encore pu être appliquée à 30 personnes, abusivement détenues depuis 7 ans, et qui demeurent encore en détention pour des raisons que nous ignorons. Tout en interpellant la Communauté nationale et internationale sur cette situation intenable, l’AFFDO-CI exhorte instamment le gouvernement ivoirien à procéder à la libération de ces 30 détenus dont les causes de la détention ne sont pas détachables des événements liés à la crise postélectorale de 2010-2011.
Car un (1) jour de détention supplémentaire de tous ces chefs de familles civils et militaires au mépris de cette amnistie n’en rajouterait qu’à l’abus. Aussi, pour ces 30 personnes encore détenues, l’AFFDO-CI entend mettre tout en œuvre afin qu’elles recouvrent aussi leur liberté.

C’est le lieu d’attirer, encore une fois, l’attention de la Communauté nationale et internationale sur le fait que l’information donnée par la télévision nationale (RTI 1) relative à la libération de 60 militaires n’a été suivie d’aucun effet.

POUR LA DIGNITE HUMAINE, LIBEREZ NOS PARENTS !

Fait à Abidjan le 10 septembre 2018

Pour l’AFFDO-CI
Désirée DOUATI
Présidente

 

Le point sur les mesures d’amnistie, par Maître Rodrigue Dadjé

Dans une interview de Dnewstv, Maître Ange Rodrigue Dadjé revient sur la mise en application des mesures prévues dans l’ordonnance d’amnistie du 6 août 2018, émettant le souhait que les magistrats qui en ont la charge se mettent en relation avec les avocats afin que, dans un souci d’équité, les deux parties puissent comparer leurs éléments d’informations respectifs.

Parmi les autres points abordés, figure celui des rapports entre la Justice nationale d’un pays, la Côte d’Ivoire, et la Cour Pénale Internationale.

« Mes 4 Vérités/Me Rodrigue DADJE, avocat de Simone GBAGBO : « Que la CPI respecte nos pays » »
Mise en ligne le 16 août 2018

 

Prisonniers amnistiés : tous ne sont pas encore sortis

Le 14 août 2018, selon les informations dont nous disposons, il manquait encore au moins une cinquantaine de personnes, toujours détenues, que leurs proches attendent avec impatience, restant parfois des heures devant la prison.
Ils arrivent par tout petits groupes, les uns très fatigués, parfois handicapés, d’autres au contraire pressés de parler, de dire ce qu’ils ont sur le coeur. Tous remercient les personnes qui ont oeuvré à leur libération.

Parmi les autres mesures induites par l’ordonnance d’amnistie, rappelons :
le « dégel » des comptes bancaires bloqués, mesure que le Ministère de la Justice et des Droits de l’Homme est chargé de mettre en oeuvre dès maintenant ;
l’effacement des condamnations pénales et l’arrêt des poursuites à l’encontre aussi bien des personnes libérées à l’occasion de la mesure d’amnistie que de celles se trouvant en liberté provisoire ou encore en exil à l’étranger. Nous en ignorons le calendrier.

 

 

Mercredi 8 août 2018 : Simone Gbagbo est libre !

Les acclamations d’une foule heureuse fusèrent dans la rue et devant la résidence où Simone Gbagbo fut accueillie dans la liesse pour sa première journée de liberté. Elle retrouva, parmi les nombreux amis politiques regroupés pour l’occasion, le Dr Adou Assoa et Moïse Lida Kouassi, libérés quelques heures plus tôt.

 

Simone Gbagbo avec Moïse Lida Kouassi et Adou Assoa
Ils ont retrouvé la liberté !

 

David Samba libéré, le communiqué du Parti Communiste Français

COMMUNIQUE DE PRESSE

Côte d’Ivoire / Samba David enfin libéré : il y avait urgence (PCF)

Samba David, président de la Coalition des Indignés de Côte d’Ivoire, à l’issue de 34 mois passés en prison pour délit d’opinion et après avoir été enfin hospitalisé depuis peu pour des problèmes cardiaques graves, vient d’être mis en liberté provisoire pour raisons médicales.

Le PCF qui, à maintes reprises, a demandé sa libération ainsi que celle de tous les autres prisonniers politiques, se réjouit de cette bonne nouvelle. Dans l’immédiat, tout doit être mis en œuvre en vue du meilleur suivi possible de sa santé. Les conditions déplorables de son incarcération ne sont sans doute pas étrangères à la grave dégradation de son état de santé. C’est une fois de plus un prisonnier politique qui sort exsangue et malade des sinistres geôles de Côte d’Ivoire. Ces situations ne peuvent plus durer. Aujourd’hui sa liberté provisoire doit se transformer en liberté définitive.

Le PCF continuera d’être aux côtés des progressistes et des démocrates pour que la Côte d’Ivoire respecte pleinement les libertés individuelles et collectives et s’engage dans une politique démocratique et de progrès social.

Parti communiste français,

Paris, le 26 juillet 2018.

Samba David enfin dehors !

La nouvelle est arrivée, réconfortante, pour Samba David et tous ses proches extrêmement inquiets pour sa santé qui s’était fortement dégradée du fait des conditions carcérales : dans la soirée du 24 juillet 2018, l’annonce par Maître Rodrigue Dadjé de sa mise en liberté provisoire pour raisons médicales.
Bon retour, David !

 

Sam l’Africain a retrouvé la liberté

Jichi Sam Mohamed, dit Sam l’Africain, Président fondateur de la NACIP, Nouvelle Alliance de Côte d’Ivoire pour la Patrie, a quitté la Maison d’Arrêt et de Correction d’Abidjan (Maca) où il était incarcéré, tard dans la soirée du lundi 15 janvier 2018. Il avait été arrêté le 17 mars 2017 parce qu’il aurait, selon l’accusation, diffamé et porté atteinte à l’honneur et au prestige du président de la République, lors d’un meeting dans la commune de Yopougon le 11 mars 2017. Même si cette période d’incarcération s’est « ajoutée » à une autre période concernant une ancienne affaire d’ordre non politique, il n’en demeure pas moins que cet emprisonnement est bien d’ordre politique, compte tenu non seulement des chefs d’accusation, mais aussi de la nature du témoignage de Sam l’Africain devant la CPI.
En effet, convoqué en mars 2016 comme « témoin à charge » contre Laurent Gbagbo et Charles Blé Goudé par la Procureure de la CPI, Sam l’Africain s’était exprimé devant la Cour essentiellement comme un témoin à décharge, vibrant d’émotion lorsqu’il évoquait sont attachement quasi « filial » au Président Laurent Gbagbo.

Sam l'Africain témoin devant la CPI

Sam l’Africain témoin devant la CPI

 

 

Nestor Dahi vient d’être remis en liberté

Le mercredi 10 janvier 2018, Nestor Dahi a enfin recouvré la liberté qu’il avait perdue après son enlèvement, puis son emprisonnement au début du mois de juillet 2015.
Lors de son arrestation, Nestor Dahi remplaçait Justin Koua à la tête de la JFPI (Jeunesse du Front Populaire Ivoirien) suite à l’arrestation de celui-ci en mai 2015.

Nestor Dahi et Maître Ange Rodrigue Dadjé

 

Libération de Justin Koua

Dans la soirée du samedi 4 novembre 2017, Justin KOUA, Secrétaire national à la Jeunesse du Front Populaire Ivoirien, a été libéré après 2 ans et 6 mois de prison. Après un séjour au camp pénal de Bouaké et à la prison de Dimbokro, il fut emprisonné à la MACA, Maison d’Arrêt et de Correction d’Abidjan.

Justin Koua avait été arrêté en mai 2015 suite à sa participation au Congrès du FPI tenu à Mama le 30 avril 2015.
Son remplaçant dans les fonctions qu’il exerçait, Nestor DAHI, a été également emprisonné deux mois après.

 

 

Simon, le frère cadet de Simone Gbagbo, a enfin retrouvé la liberté

Ce Mercredi 19 juillet 2017, Me Ange Rodrigue Dadjé annonça qu’il venait d’obtenir devant la Chambre d’Accusation la remise en liberté de Simon Pierre Ehivet, après un emprisonnement de presque 5 ans.  Simon Ehivet Gbagbo

Simon Pierre est un homme tranquille, victime de ce qu’on peut appeler le délit de patronyme, pratique habituelle depuis la prise du pouvoir par Alassane Ouattara en avril 2011.

Il avait été arrêté à son domicile en octobre 2012, sans motifs réels, transféré à la DST où il a passé plusieurs mois, puis déféré en janvier 2013 à la Maison d’arrêt et de correction d’Abidjan.

 

 

Antoinette Meho est en liberté !

Une nouvelle qui réjouit les siens et tous ceux qui se battent en Côte d’Ivoire et ailleurs pour la libération des prisonniers arbitrairement détenus.

Mme Antoinette Rouissa Meho, 60 ans, a bénéficié d’une mise en liberté provisoire ordonnée par la chambre d’accusation de la Cour d’appel», a annoncé son avocat, Me Toussaint Dako dans le courant de la journée d’hier jeudi 4 mai.

Antoinette Meho avait été enlevée à son domicile le 10 août 2016.

La mobilisation contre les arrestations a porté ses fruits

Nous apprenons avec soulagement la remise en liberté des responsables du Front du Refus arrêtés ce matin.

Les alertes largement relayées ont encore une fois montré leur utilité, mais la bataille est loin d’être terminée…

Huit détenus libérés

C’est toujours avec une grande émotion que nous apprenons la remise en liberté de plusieurs détenus d’opinion, même s’ils sont encore très nombreux en prison, et ce d’autant que de nouveaux détenus viennent rejoindre ou remplacer les anciens.
Ainsi Antoinette Meho enlevée le 10 août 2016, aujourd’hui enfermée à la MACA.

Parmi les personnes libérées, figure Pierre Ehouman dont le sort avait suscité un fort sentiment de révolte. En effet, suite à une maladie brutale, Pierre fut transféré à l’hôpital où il était maintenu les chaînes aux pieds.

La libération pour 9 prisonniers

L’Association des Femmes et des Familles des Détenus d’Opinion de Côte d’Ivoire annonce :

Chers nôtres, soyez salués
Nous avons le joie de vous annoncer LA LIBERATION de :
Ayekpa Denis
Gah Gale Gervais
Sery Biahe Michel
Lago Franck Éric
Guede Ange Michael
Oteme Nicaise
Kouame Bi Goussan Bernard
Dabe Bi Maruis
Kouadio Eloi Sela
Qui avaient été arrêtés le 26-09-2015 et mis sous mandat de dépôt pour trouble à l’ordre public
(…)
La lutte doit continuer car des personnes demeurent encore INJUSTEMENT EMPRISONNEES !

(Source : Facebook, 24 mars 2016)