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Tag Archives: Manifestation

Malgré les tentatives des autorités pour empêcher toute action contre leur volonté d’imposer une nouvelle constitution, la mobilisation s’amplifie en Côte d’Ivoire

Le vendredi 28 octobre 2016, plusieurs manifestations se déroulent à Abidjan et dans plusieurs villes de l’intérieur du pays.

Dans l’agglomération d’Abidjan où les participants sont très nombreux, la police a utilisé des grenades lacrymogènes, des grenades assourdissantes, des jets de pierre pour empêcher la jonction des différents cortèges. Plusieurs personnes ont été frappées à coup de bâton avec une incroyable violence, ainsi que le montrent des vidéos accessibles sur les réseaux sociaux. Il y a plusieurs blessés, dont un très gravement.

Selon l’Affdo-Ci (Association des femmes et familles des détenus d’opinion de Côte d’Ivoire), 20 personnes ont été arrêtées : 13 détenues à la préfecture de police du quartier du Plateau, 7 autres emmenées dans un endroit inconnu.

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La marche du Front du Refus
Abidjan, le 28 octobre 2016

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La mobilisation contre les arrestations a porté ses fruits

Nous apprenons avec soulagement la remise en liberté des responsables du Front du Refus arrêtés ce matin.

Les alertes largement relayées ont encore une fois montré leur utilité, mais la bataille est loin d’être terminée…

Alerte répression !

Abidjan, 20 octobre 2016 : la marche contre le projet de modification de la Constitution, à l’appel du Front du Refus, est violemment réprimée.

Nombreuses arrestations de leaders politiques et de membres de la société civile.
Aboudramane Sangaré (FPI) et Mamadou Koulibaly (Lider) ont été arrêtés et emmenés vers une destination inconnue.

Désireux de ne pas renoncer à faire entendre leur voix, les manifestants se regroupent en différents points de la ville.

En Côte d’Ivoire, le dernier bilan de la répression des marches éclatées

Bilan de la répression des marches éclatées contre la violation de l’article 35 de la Constitution (période du 10 au 15 septembre 2015)

Communiqué à la presse par le Front Populaire Ivoirien

https://soutienetliberte.files.wordpress.com/2015/09/cc3b4te-divoire-bilan-de-la-rc3a9pression-des-manifs-du-10-au-15-septembre-2015.pdf

La jeunesse ivoirienne réagit avec détermination devant le passage en force d’Alassane Ouattara

Aujourd’hui deuxième jour de manifestations dans différentes villes et régions.

La décision du 5 mai 2005 qui autorisa Alassane Ouattara à se présenter à l’élection présidentielle d’octobre 2005 (qui eut lieu en fait en 2010), en tant que candidat d’un parti signataire des accords de Linas-Marcoussis, était une mesure exceptionnelle. Le texte le dit clairement. Mais le 9 septembre 2015, le Conseil constitutionnel – dont le président a démissionné récemment – a décidé de l’autoriser à se présenter pour l’exercice d’un nouveau mandat, alors qu’il ne remplit pas les conditions requises. Le Conseil constitutionnel a contourné le problème en inventant le concept d’«éligibilité dérivée» dont il bénéficierait à défaut d’«éligibilité originelle».

Il est probable que cette question juridico-politique n’aurait pas pris autant d’importance si Ouattara n’avait pas montré sans discontinuer depuis bientôt 5 ans sa volonté de criminaliser l’opposition, de l’exclure de la vie civile et politique par les emprisonnements, l’exil forcé, le gel des comptes, etc. Aujourd’hui il s’apprête à organiser une élection présidentielle avec une Commission électorale totalement déséquilibrée politiquement, une liste électorale incomplète, et une insécurité permanente.

Les forces du régime essaient de bloquer et de poursuivre les manifestants parmi lesquels on compterait plusieurs morts et blessés ; certains sont actuellement détenus dans les préfectures.

Nombreuses manifestations en Côte d’Ivoire

Mise à jour du 10/06/2015
Plusieurs arrestations sont signalées, dont celles d’Alain Durand Zagol, responsable de la jeunesse de l’UNG et de Cisse Mariam Marie France, de la JFPI, qui participaient à une conférence de presse sur les manifestations du 9 juin.

Le 9 juin 2015, l’appel des jeunes de la Coalition Nationale pour le Changement (CNC) a été entendu.

Des manifestations « éclatées » se sont déroulées en de nombreuses villes, malgré parfois la pluie, et souvent la répression, pour exiger la libération des prisonniers politiques, protester contre la cherté de la vie et d’une manière générale contre le régime liberticide de Ouattara.

Selon les informations diffusées sur les réseaux sociaux, il y aurait en plusieurs endroits des blessés gravement atteints soit par le fait des FRCI, soit par celui de militants du RDR appelés à la rescousse pour briser les manifestations.

Rassemblement devant l’Ambassade de Côte d’Ivoire en France

A Paris
Tous les mercredis de 15 h à 20 h 30

Rassemblement devant l’Ambassade de Côte d’Ivoire en France
Pour exiger la libération de Sébastien Dano Djédjé, Hubert Oulaye, Justin Koua et de tous les prisonniers politiques ivoiriens
Avenue Raymond Poincaré
75016 PARIS
Métro : Victor Hugo (L 2)

Affiche pour liberation des cadres du FPI emprisonnes

Marche panafricaine du 11 avril 2015 : les images

Photos et vidéos :

http://livestream.com/OvajabMedia/11Avril2011a11Avril2015MARCHEaParis

https://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=4djcumcykVk

Grande marche panafricaine et européenne le 11 avril 2015

11 avril 2015 : il y a 4 ans, le 11 avril 2011, Abidjan était bombardée par l’armée française venue à la rescousse d’Alassane Ouattara, occasionnant de nombreux morts civils et militaires.
De la résidence incendiée et enfumée volontairement étaient extraits le Président Gbagbo, son épouse Simone, son fils aîné Michel et plus d’une centaine de proches (dont des enfants en très bas âge)
Nombre d’entre eux furent ensuite détenus arbitrairement dans diverses villes au nord du pays.
Laurent Gbagbo est aujourd’hui à La Haye, de par la volonté de ceux qui n’ont pas accepté le verdict du Conseil constitutionnel ivoirien l’ayant déclaré vainqueur de l’élection présidentielle : Alassane Ouattara, son parti le RDR et une grand partie de la communauté internationale qui s’est rangée derrière Nicolas Sarkozy.

Pourquoi les institutions des pays d’Afrique seraient-elles moins respectables que celles des pays européens ? La France accepterait-elle que la « communauté internationale » mette en doute la valeur des décisions prises par le constitutionnel français ?

Samedi 11 avril à Paris : grande marche panafricaine et européeenne
Rassemblement à 13 H Place Victor Hugo

Pour en savoir plus

Marche panafricaine du 11 avril 2015

Alerte répression en Côte d’Ivoire !

Une nouvelle fois : un meeting interdit à la dernière minute et des arrestations !

Le meeting de la Coalition des Indignés de Côte d’Ivoire contre l’injustice et pour l’impunité prévu le 1er novembre 2014 à Yopougon fut d’abord autorisé, puis interdit : une méthode devenue habituelle pour semer la confusion et procéder à des arrestations « légales ».

Alerte répression !

– A Yopougon (Abidjan), répression de la marche pacifique initiée le 13 octobre 2014 par la Coalition des Indignés de Côte d’Ivoire pour réclamer « Justice pour tous » : interpellation violente et arrestation de plusieurs participants.
http://lebandama.com/content/marche-contre-l%E2%80%99impunite-en-c%C3%B4te-d%E2%80%99ivoire-samba-david-et-quatre-autres-personnes-arretes

Douze personnes enlevées par les hommes de l’ex-commandant de zone Koné Zakaria et jetées en prison le 10 octobre 2014 :
http://lafriquepuissancemondiale2050.ivoire-blog.com/archive/2014/10/12/attaque-du-camp-d-akouedo-identite-des-12-hommes-enleves-et-jete-451446.html

Le régime Ouattara réprime violemment une manifestation des handicapés, plus de 100 prisonniers

Par Alain Doh Bi

ABIDJAN-Plateau, 29 avril 2014, 10h GMT: des centaines de non-voyants et handicapés ont manifesté ce mardi 29 avril 2014 devant la Cathédrale Saint-Paul d’Abidjan, vis-à-vis du Palais de Justice d’Abidjan Plateau.

Ces handicapés exprimaient leur droit de travailler en réclamant leur intégration à la Fonction Publique. Vers 10h, les agents de la Brigade Anti Émeutes déployés ont violemment réprimé en lançant des gaz lacrymogènes sur les manifestants (…). Incapables de courir à cause de leurs handicaps, les non-voyants et autres handicapés ont été par la suite encerclés par les agents de la BAE vêtus de noir. Plus de 100 manifestants ont été saisis, jetés dans 2 cargos de la Police pour être conduits à la Préfecture de Police, située à quelques pas du site de la manifestation, et non loin du bureau d’Hamed Bakayoko, le Tout-Puissant Ministre de la Sécurité de Ouattara.

Les non-voyants et handicapés lors de leur transport en cargos vers la Préfecture de Police chantaient : »On veut travailler. On veut travailler ». Tous les passants du boulevard contigu à la Cité Administrative se sont arrêtés pour regarder le traitement réservé à cette frange de personnes affaiblies par des handicaps.

Donc, ce soir ceux et celles qui ne verront pas leurs parents non-voyants et handicapés, savent où orienter les recherches.

In : Blog de Alain Doh Bi, 29 avril 2014

Les Indignés de Côte d’Ivoire matraqués devant l’Ambassade de France

Par Patrice Lecomte

Le sit-in organisé hier matin devant l’Ambassade de France par la Coalition des Indignés de Cote d’Ivoire et le Collectif des admis au concours de police session 2010, mais recalés en 2011 par le régime Ouattara, a été sauvagement réprimé par le régime Ouattara.
Une manifestation pourtant pacifique pour réclamer leur entrée à l’école de police.
Pour toute réponse, le régime leur a opposé une répression sévère à coups à coups de matraques, de course-poursuite, et de gaz lacrymogènes par la police du régime.
Une répression sauvage qui démontre une fois de plus la brutalité du régime et la violation des droits de l’homme et des libertés en Côte d’Ivoire.

Repression manif 20140317

Le jeune Guédé Elvis, venu manifester, a été copieusement battu et trainé sur près de 200 mètres avant d’être conduit à la préfecture de police sans soins.
Il se trouve en ce moment dans un état critique.
(…)
In : Ivoirebusiness, 18 mars 2014

Admis de la police 2010 : un des grévistes de la faim meurt
Par D. K.

Trazié Bi Rosion, du cycle des sous-officiers du concours d’entrée à l’école de police session 2010, est décédé dans la nuit de mardi à hier dans une structure sanitaire à Abidjan, a-t-on appris du porte-parole du collectif des admis de ladite promotion, Serge Landry Boguié, joint hier par téléphone. « Le camarade Trazié Bi est décédé des suites de la grève de la faim que nous avons entamée depuis lundi dernier à la Cathédrale Saint-Paul d’Abidjan pour réclamer notre intégration à l’Ecole de police. Qui dure depuis trois ans par la faute du ministre de l’Intérieur. Les soucis et l’injustice dont nous sommes victimes ont tué notre camarade qui ne souffrait pas d’une maladie lundi dernier. Son corps sera transféré demain jeudi à Sinfra, sa ville natale » a-t-il ajouté. Serge-Landry Boguié a exprimé son indignation et sa colère suite à ce décès subit qui a endeuillé les 1476 admis. «Mais nous ne nous avouons pas vaincu. Le combat pour la restauration de notre dignité se poursuit. Dans l’espoir que le clergé ivoirien mette tout en œuvre pour faire entendre raison à nos autorités pour qu’ils se ressaisissent », a insisté Serge Landry Boguié. Quant à Mlle Gbongbo Carole, membre du collectif des admis du concours de police session 2010, elle est sortie du violon de la préfecture de police d’Abidjan, au Plateau, la semaine dernière, avec une fracture du pied. Cela lui a valu d’avoir le pied qui est dans le plâtre en ce moment, à en croire des témoignages. 34 autres jeunes gens du contingent des admis de 2010 ont été battus sauvagement par les policiers le 22 février dernier, à Cocody, au cours d’une manifestation de protestation devant l’Ecole de police puis jetés dans les cellules du sous-sol de la préfecture de police. Saisie par les admis du concours de police session 2010 après l’annulation de ce test en 2011 par le régime Ouattara, la présidence de la République a, dans un courrier signé par le chef de cabinet du chef de l’Etat, indiqué avoir instruit le ministre de l’Intérieur de prendre en compte les préoccupations des jeunes gens et trouver une solution définitive à ce concours dont les résultats sont antérieurs à la décision de Ouattara. Mieux, en janvier dernier, le président du conseil constitutionnel a évoqué, dans un courrier adressé au collectif des admis que son directeur de cabinet a pris langue avec le ministre de l’Intérieur pour régulariser définitivement la situation des jeunes gens. Malheureusement, le ministre Hamed Bakayoko n’a pas donné une suite favorable à toutes ces requêtes. Laissant les jeunes gens dans le désarroi total.

In : Notre Voie, 13 mars 2014

Lire sur le même sujet :
Nouvelles 2014-02-27

Mise à jour du 19 mars 2014 :
Par Alain Doh Bi :
Arrêtés le lundi dernier lors de leur manifestation devant l’Ambassade de France à Abidjan, les quatre (4) admis recalés du Concours de Police 2010 ont été déférés, hier 18 mars 2014 à 22h à la Maison d’Arrêt et de Correction d’Abidjan (MACA) pour « flagrant délit de trouble à l’ordre public ». Il s’agit de :
1-GROHI ROSEMAR PAUL, Ethnie Avikam originaire de Tiassalé.
2-KABLA GNANDOU FRANCK, Ethnie Godié originaire de Gueyo.
3-TAHI BLOADE JEAN CLAUDE, Ethnie Guéré originaire de Guiglo.
4-DOLLE FULGENCE, Ethnie Dida originaire de Lakota
(Source : Blog de Alain Doh Bi, 19 mars 2014)

Les femmes des détenus politiques ivoiriens veulent obtenir justice

Par IvoireBusiness – Les femmes du COFED envisagent de mener des actions jusqu’à ce que justice soit rendue.
Comme on le sait, les femmes du (COFED), nourrissons aux bras, ont manifesté le lundi 16 décembre dernier devant le palais de Justice d’Abidjan-Plateau, pour exiger la libération de leurs époux, prisonniers politiques du dictateur Ouattara.
Elles envisagent « mener des actions jusqu’à ce que justice soit faite », a affirmé mardi à ALERTE INFO Désirée Douati, leur porte-parole, au lendemain de leur manifestation dispersée par les FRCI. Désirée Douati s’est confiée au micro de notre confrère d’Alerte-Info.

Votre manifestation a été dispersée lundi par la police. Aviez-vous l’autorisation de la tenir ?

Nous n’avions pas d’autorisation de manifester. Mais nous sommes venues spontanément parce que nous avons perdu près de trois personnes en prison et il y a encore plus de 100 autres qui sont malades et qui n’ont pas de soins et que l’Etat refuse de prendre en charge. Donc lorsqu’il y a violence sur des personnes humaines, lorsque les droits des prisonniers ne sont pas respectés, nous estimons qu’on n’a pas besoin d’une autorisation pour manifester.

Contrairement à ce qui s’est dit, je n’ai pas été interpellée. Il s’agit plutôt de notre secrétaire générale, Mme Chiawa Aimée qui a été battue. Un frère qui était venu nous aider à prendre les images a été interpellé par la police, mais il a été relâché trois heures plus tard.

Quels dysfonctionnements concrets aviez-vous relevés concernant les conditions de détentions de vos proches ?

Pour la maison d’arrêt et de correction d’Abidjan (MACA), ce sont les enlèvements de détenus, la nourriture que nous apportons qui rentre difficilement et les soins de santé qui ne sont pas pris en charge. Pour le cas des prisonniers qui sont à Korhogo par exemple, c’est le droit des visites qui n’est pas respecté. Il y a des familles qui n’ont pas vu leurs parents depuis avril 2011. A Séguéla, il y a un jeune homme, Wilfried Okou, qui vomit du sang. Nous avons interpellé les autorités, en vain. A Man, il y a un parent qui a fait une dépression et qui est même allé jusqu’à la folie. L’Opération des nations unies en Côte d’Ivoire (ONUCI) nous a vraiment soutenus. Avec leur aide, cette personne a été transférée à la MACA. Mais jusque-là, elle n’a pas reçu de soins de santé.

Concernant les anomalies liées aux jugements, il y a différents cas. Il y a 35 étudiants qui ont obtenu un non-lieu, mais qui sont toujours détenus. Deux autres personnes sont supposées être en liberté provisoire, mais sont encore en prison. Il y a plus de 200 personnes qui n’ont jamais encore été entendues par un juge et près de 50 autres qui n’ont jamais vu un juge d’instruction et à peine quelques-uns qui ont rencontré des juges une ou deux fois mais rien de concret.

Il n’y a que le cas Yves Lambelin (ancien industriel français assassiné en avril 2011 pendant la bataille d’Abidjan) pour lequel un juge s’est prononcé. Il a dit que le dossier était vide mais le procureur refuse de faire libérer une vingtaine de détenus incarcérés dans le cadre de cette affaire depuis plus de deux ans.

Enfin, il y a des personnes en prison qui ont été arrêtées juste pour avoir laissé exploser leur joie quand des rumeurs avaient annoncé la libération de l’ancien président Laurent Gbagbo.

Ne pensez-vous pas qu’en l’absence d’autorisation, votre action ait pu être interprétée comme une provocation ?

Dans un premier temps, le collectif avait décidé d’opter pour la voie de l’information. C’est-à-dire que lorsque nous constations une anomalie ou une difficulté, nous nous rendions vers les autorités nationales et les organismes internationaux afin qu’ils nous viennent en aide. Cela a duré un an et pendant cette année-là, nous n’avons pas fait de bruit, nous disant que la voie du dialogue était la meilleure solution.

Mais actuellement, nous perdons des parents et nous comptons près d’une centaine d’autres malades et sans soins. Nous nous sommes dit que le moment était venu de crier notre chagrin. Cette descente dans la rue était un cri de cœur pour interpeller l’opinion nationale et internationale car la situation est devenue grave.

Quels résultats immédiats avez-vous obtenu après votre sit-in ?

Alors que nous nous attendions à être enfin écoutées, nous avons été « gazées » avec nos enfants. Lorsque la police est venue, elle ne nous a posé aucune question, cherchant plutôt à nous disperser avec du gaz lacrymogène. Mais nous mènerons d’autres actions jusqu’à ce que justice soit rendue.

Des actions de quel genre ?

Nous ne pouvons pas vous donner plus de détails sur les manifestations à venir.

Comment est né votre collectif ?

Le 25 octobre 2012, des personnes non identifiées sont entrées à la MACA et ont enlevé mon père, le ministre Alphonse Douati (ancien ministre sous Laurent Gbagbo de 2000 à 2010) et quarante autres personnes pour une destination inconnue. Le ministre Douati étant une personnalité, les médias en ont parlé et trois jours plus tard, il a rejoint la MACA. Mais les personnes anonymes sont restées là-bas.

Cinq jours plus tard, des personnes non identifiées sont encore entrées à la MACA vers 04h00 GMT et ont enlevé une quarantaine d’autres personnes pour une destination non connue. Pour nous les familles de détenus, c’était à chaque fois la panique. Vous pouviez recevoir des appels disant que votre parent avait quitté la MACA, mais on ne savait pas où il avait été emmené. Vous ne saviez pas s’il reviendrait vivant ou non.

C’est donc ce jour-là, le 30 octobre 2012, que nous avons décidé de décrier toutes les anomalies qu’il y a en milieu carcéral pour nos parents.

Notre collectif compte près de 600 membres, principalement des femmes de détenus, à travers la Côte d’Ivoire. Et ce sont près de 800 proches qui sont en prison pour depuis la fin de la crise postélectorale en 2011.

In : Alerte info, 17 déc. 2013
Source : Ivoirebusiness.net, 19 déc. 2013
(Surtitre de la Rédaction)

Alerte répression !

Les « Indignés de Côte d’Ivoire » ont été violemment pourchassés à l’occasion d’une manifestation organisée contre la cherté de la vie à Abidjan – Yopougon le samedi 24 août.
Un des participants, Modeste Afri Kone, est depuis ce jour en détention.

En savoir plus sur la Coalition des indignés de Côte d’Ivoire