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Côte d’Ivoire : Amnesty International dénonce les entraves au droit de manifester

Communiqué de presse

Côte d’Ivoire. 18 opposants toujours en détention pour avoir exercé leur droit de manifester pacifiquement

Publié le 23.03.2018.

Les autorités ivoiriennes doivent immédiatement libérer 18 personnes arrêtées hier, 22 mars, pour avoir simplement participé à une manifestation pacifique.

18 opposants politiques sont toujours en détention après leur arrestation au cours d’une manifestation à Abidjan, pour demander la réforme de la Commission électorale indépendante (CEI). La manifestation n’avait pas été autorisée, nonobstant les discussions entre l’opposition et les autorités pour décider de son itinéraire. Ce n’est que la veille, assez tard dans la soirée, que l’interdiction a été communiquée.

« Les restrictions systématiques au droit à la manifestation pacifique, droit garanti par la constitution, montrent la détermination des autorités à réduire au silence toute voix dissidente,» a déclaré Gaetan Mootoo chercheur sur l’Afrique de l’Ouest à Amnesty International.

« A défaut de les inculper d’une offense légitime sur la base de preuves suffisantes, toutes les personnes arrêtées doivent immédiatement être libérées.»

Hier, la coalition Ensemble pour la démocratie et la souveraineté (EDS), avait appelé à une manifestation pacifique pour demander la réforme de la Commission électorale indépendante ; les autorités l’ont dispersée pour défaut d’autorisation. Plus de 40 personnes, dont Jean Gervais Tcheidé, vice-président du Front patriotique ivoirien (FPI, opposition) et Oula Anselme du même parti, ont été arrêtées. Dans la soirée, une partie des manifestants a été libérée, cependant 18 personnes demeurent encore en détention.

Le même jour, l’Alliance des forces démocratiques (AFD, opposition) dirigée par Pascal Affi N’Guessan a été autorisée à déposer une motion à la CEI. Le journaliste- bloggeur Daouda Coulibaly qui était présent dans le cadre de son travail a été agressé par les forces de l’ordre, arrêté puis relâché. Il a perdu une somme d’argent et des effets personnels.

Il a confié à Amnesty International :

« Pendant qu’un policier cherchait à me faire tomber en marchant sur ma cheville, les autres me donnaient des coups sur les côtes… L’un d’eux me frappait avec une matraque sur mon genou gauche. Quand je suis tombé, me tordant de douleur, ils m’ont traîné sur le sol sur environ un mètre. J’ai perdu mon portefeuille, de l’argent, et un appareil pour la connexion à internet. Quand ils m’ont relâché, je suis allé au commissariat de police où un officier a refusé de prendre ma plainte…»

« Les responsables de cette agression contre le journaliste doivent être identifiés et traduits en justice au cours de procès équitables,» a déclaré Gaetan Mootoo.

In : Amnesty International, 23 mars 2018
[Note de la Rédaction de Soutien et Liberté : au 5e paragraphe, lignes 3-4, il faut lire « Front Populaire Ivoirien » et non « Front Patriotique Ivoirien ».]

 

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Abidjan : plusieurs manifestants de la marche du 22 mars déférés devant le parquet

« Ils sont au nombre de dix-huit (18) personnes interpellées le jeudi 22 mars 2018 au cours de la marche, qui ont été déférées devant le Parquet au Plateau, ce vendredi 23 mars 2018, depuis 7 heures 30 minutes. (…) »
Suite de l’article

(Source : Le Temps Infos, 23 mars 2018)

La marche du 22 mars à Abidjan violemment réprimée avec l’aide des enfants délinquants

Les évènements relatés par Ivoirebusiness.net :

« La marche de la coalition de l’opposition EDS ce jeudi 22 mars à Abidjan, a été violemment réprimée par les forces de l’ordre avant même qu’elle ne démarre, alors même qu’elle était autorisée et censée être protégée par la police.
Tout s’est passé comme si la police, qui entendait casser du manifestant, était devenue folle face à ces derniers, pourtant pacifiques et aux mains nues.
Plusieurs personnes ont été arrêtées dont le porte-parole de EDS Tchéidé Jean Gervais, et plusieurs journalistes et facebookers, conduits pour l’heure vers une destination inconnue.
Alors que les manifestants affluaient par milliers tôt ce jeudi à la place des martyrs à Adjamé, la police s’est brusquement mise à les charger.
Des gaz lacrymogènes ont été lancés contre eux et même des tirs à balles réelles, faisant plusieurs blessés graves.
Certains manifestants pourchassés ont purement et simplement été remis par les forces de l’ordre aux microbes (1).
Une manifestant a reçu un coup de poignard, ses intestins étaient visibles à l’œil nu, signe de l’activisme des voyous microbes aux côtés de la police.
Une autre manifestante gisait à terre dans son sang, la bouche en lambeaux.
Un autre blessé par balle à la tête, a eu la vie sauve miraculeusement, grâce aux soins reçus aux urgences du CHU de Cocody.

La ville d’Adjamé ressemblait à un champ de bataille, les manifestants affrontant courageusement aux mains nues la police du régime.
Les services d’urgences des hôpitaux abidjanais ont été pris d’assaut par les blessés en détresse.
Au moment où nous mettons sous presse, c’était le chaos à Adjamé et au Plateau.
Des véhicules de certains leaders de EDS ont même incendiés.
Le bilan de ces affrontements est pour l’heure inconnue.
Mais les dégâts causés par les forces de l’ordre sur une manifestation pacifique sont immenses.
Nous y reviendrons. »

Serge Touré

In : Ivoirebusiness, 22 mars 2018

(1) « Microbes » : Nom donné à des bandes d’enfants et adolescents tombés dans une délinquance extrêmement violente. [NDLR de Soutien et Liberté].

 

Malgré les tentatives des autorités pour empêcher toute action contre leur volonté d’imposer une nouvelle constitution, la mobilisation s’amplifie en Côte d’Ivoire

Le vendredi 28 octobre 2016, plusieurs manifestations se déroulent à Abidjan et dans plusieurs villes de l’intérieur du pays.

Dans l’agglomération d’Abidjan où les participants sont très nombreux, la police a utilisé des grenades lacrymogènes, des grenades assourdissantes, des jets de pierre pour empêcher la jonction des différents cortèges. Plusieurs personnes ont été frappées à coup de bâton avec une incroyable violence, ainsi que le montrent des vidéos accessibles sur les réseaux sociaux. Il y a plusieurs blessés, dont un très gravement.

Selon l’Affdo-Ci (Association des femmes et familles des détenus d’opinion de Côte d’Ivoire), 20 personnes ont été arrêtées : 13 détenues à la préfecture de police du quartier du Plateau, 7 autres emmenées dans un endroit inconnu.

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La marche du Front du Refus
Abidjan, le 28 octobre 2016

La mobilisation contre les arrestations a porté ses fruits

Nous apprenons avec soulagement la remise en liberté des responsables du Front du Refus arrêtés ce matin.

Les alertes largement relayées ont encore une fois montré leur utilité, mais la bataille est loin d’être terminée…

Alerte répression !

Abidjan, 20 octobre 2016 : la marche contre le projet de modification de la Constitution, à l’appel du Front du Refus, est violemment réprimée.

Nombreuses arrestations de leaders politiques et de membres de la société civile.
Aboudramane Sangaré (FPI) et Mamadou Koulibaly (Lider) ont été arrêtés et emmenés vers une destination inconnue.

Désireux de ne pas renoncer à faire entendre leur voix, les manifestants se regroupent en différents points de la ville.

En Côte d’Ivoire, le dernier bilan de la répression des marches éclatées

Bilan de la répression des marches éclatées contre la violation de l’article 35 de la Constitution (période du 10 au 15 septembre 2015)

Communiqué à la presse par le Front Populaire Ivoirien

https://soutienetliberte.files.wordpress.com/2015/09/cc3b4te-divoire-bilan-de-la-rc3a9pression-des-manifs-du-10-au-15-septembre-2015.pdf

La jeunesse ivoirienne réagit avec détermination devant le passage en force d’Alassane Ouattara

Aujourd’hui deuxième jour de manifestations dans différentes villes et régions.

La décision du 5 mai 2005 qui autorisa Alassane Ouattara à se présenter à l’élection présidentielle d’octobre 2005 (qui eut lieu en fait en 2010), en tant que candidat d’un parti signataire des accords de Linas-Marcoussis, était une mesure exceptionnelle. Le texte le dit clairement. Mais le 9 septembre 2015, le Conseil constitutionnel – dont le président a démissionné récemment – a décidé de l’autoriser à se présenter pour l’exercice d’un nouveau mandat, alors qu’il ne remplit pas les conditions requises. Le Conseil constitutionnel a contourné le problème en inventant le concept d’«éligibilité dérivée» dont il bénéficierait à défaut d’«éligibilité originelle».

Il est probable que cette question juridico-politique n’aurait pas pris autant d’importance si Ouattara n’avait pas montré sans discontinuer depuis bientôt 5 ans sa volonté de criminaliser l’opposition, de l’exclure de la vie civile et politique par les emprisonnements, l’exil forcé, le gel des comptes, etc. Aujourd’hui il s’apprête à organiser une élection présidentielle avec une Commission électorale totalement déséquilibrée politiquement, une liste électorale incomplète, et une insécurité permanente.

Les forces du régime essaient de bloquer et de poursuivre les manifestants parmi lesquels on compterait plusieurs morts et blessés ; certains sont actuellement détenus dans les préfectures.

Nombreuses manifestations en Côte d’Ivoire

Mise à jour du 10/06/2015
Plusieurs arrestations sont signalées, dont celles d’Alain Durand Zagol, responsable de la jeunesse de l’UNG et de Cisse Mariam Marie France, de la JFPI, qui participaient à une conférence de presse sur les manifestations du 9 juin.

Le 9 juin 2015, l’appel des jeunes de la Coalition Nationale pour le Changement (CNC) a été entendu.

Des manifestations « éclatées » se sont déroulées en de nombreuses villes, malgré parfois la pluie, et souvent la répression, pour exiger la libération des prisonniers politiques, protester contre la cherté de la vie et d’une manière générale contre le régime liberticide de Ouattara.

Selon les informations diffusées sur les réseaux sociaux, il y aurait en plusieurs endroits des blessés gravement atteints soit par le fait des FRCI, soit par celui de militants du RDR appelés à la rescousse pour briser les manifestations.

Rassemblement devant l’Ambassade de Côte d’Ivoire en France

A Paris
Tous les mercredis de 15 h à 20 h 30

Rassemblement devant l’Ambassade de Côte d’Ivoire en France
Pour exiger la libération de Sébastien Dano Djédjé, Hubert Oulaye, Justin Koua et de tous les prisonniers politiques ivoiriens
Avenue Raymond Poincaré
75016 PARIS
Métro : Victor Hugo (L 2)

Affiche pour liberation des cadres du FPI emprisonnes

Marche panafricaine du 11 avril 2015 : les images

Photos et vidéos :

http://livestream.com/OvajabMedia/11Avril2011a11Avril2015MARCHEaParis

https://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=4djcumcykVk

Grande marche panafricaine et européenne le 11 avril 2015

11 avril 2015 : il y a 4 ans, le 11 avril 2011, Abidjan était bombardée par l’armée française venue à la rescousse d’Alassane Ouattara, occasionnant de nombreux morts civils et militaires.
De la résidence incendiée et enfumée volontairement étaient extraits le Président Gbagbo, son épouse Simone, son fils aîné Michel et plus d’une centaine de proches (dont des enfants en très bas âge)
Nombre d’entre eux furent ensuite détenus arbitrairement dans diverses villes au nord du pays.
Laurent Gbagbo est aujourd’hui à La Haye, de par la volonté de ceux qui n’ont pas accepté le verdict du Conseil constitutionnel ivoirien l’ayant déclaré vainqueur de l’élection présidentielle : Alassane Ouattara, son parti le RDR et une grand partie de la communauté internationale qui s’est rangée derrière Nicolas Sarkozy.

Pourquoi les institutions des pays d’Afrique seraient-elles moins respectables que celles des pays européens ? La France accepterait-elle que la « communauté internationale » mette en doute la valeur des décisions prises par le constitutionnel français ?

Samedi 11 avril à Paris : grande marche panafricaine et européeenne
Rassemblement à 13 H Place Victor Hugo

Pour en savoir plus

Marche panafricaine du 11 avril 2015

Alerte répression en Côte d’Ivoire !

Une nouvelle fois : un meeting interdit à la dernière minute et des arrestations !

Le meeting de la Coalition des Indignés de Côte d’Ivoire contre l’injustice et pour l’impunité prévu le 1er novembre 2014 à Yopougon fut d’abord autorisé, puis interdit : une méthode devenue habituelle pour semer la confusion et procéder à des arrestations « légales ».

Alerte répression !

– A Yopougon (Abidjan), répression de la marche pacifique initiée le 13 octobre 2014 par la Coalition des Indignés de Côte d’Ivoire pour réclamer « Justice pour tous » : interpellation violente et arrestation de plusieurs participants.
http://lebandama.com/content/marche-contre-l%E2%80%99impunite-en-c%C3%B4te-d%E2%80%99ivoire-samba-david-et-quatre-autres-personnes-arretes

Douze personnes enlevées par les hommes de l’ex-commandant de zone Koné Zakaria et jetées en prison le 10 octobre 2014 :
http://lafriquepuissancemondiale2050.ivoire-blog.com/archive/2014/10/12/attaque-du-camp-d-akouedo-identite-des-12-hommes-enleves-et-jete-451446.html

Le régime Ouattara réprime violemment une manifestation des handicapés, plus de 100 prisonniers

Par Alain Doh Bi

ABIDJAN-Plateau, 29 avril 2014, 10h GMT: des centaines de non-voyants et handicapés ont manifesté ce mardi 29 avril 2014 devant la Cathédrale Saint-Paul d’Abidjan, vis-à-vis du Palais de Justice d’Abidjan Plateau.

Ces handicapés exprimaient leur droit de travailler en réclamant leur intégration à la Fonction Publique. Vers 10h, les agents de la Brigade Anti Émeutes déployés ont violemment réprimé en lançant des gaz lacrymogènes sur les manifestants (…). Incapables de courir à cause de leurs handicaps, les non-voyants et autres handicapés ont été par la suite encerclés par les agents de la BAE vêtus de noir. Plus de 100 manifestants ont été saisis, jetés dans 2 cargos de la Police pour être conduits à la Préfecture de Police, située à quelques pas du site de la manifestation, et non loin du bureau d’Hamed Bakayoko, le Tout-Puissant Ministre de la Sécurité de Ouattara.

Les non-voyants et handicapés lors de leur transport en cargos vers la Préfecture de Police chantaient : »On veut travailler. On veut travailler ». Tous les passants du boulevard contigu à la Cité Administrative se sont arrêtés pour regarder le traitement réservé à cette frange de personnes affaiblies par des handicaps.

Donc, ce soir ceux et celles qui ne verront pas leurs parents non-voyants et handicapés, savent où orienter les recherches.

In : Blog de Alain Doh Bi, 29 avril 2014