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Transfert inopiné de plusieurs prisonniers au Camp pénal de Bouaké

Jeudi 3 septembre 2015 : plusieurs détenus politiques [ils seraient au moins 8], dont les anciens ministres Adou Assoa et Moïse Lida Kouassi, ont été brutalement transférés de la MACA (Abidjan) au Camp pénal de Bouaké (centre de la Côte d’Ivoire), après un bref passage au tribunal.

Selon toutes probabilités, l’objectif est d’éloigner ces cadres politiques de l’opposition de la métropole bouillonnante d’Abidjan. Rappelons que la dispersion des prisonniers politiques sur tout le territoire est une pratique habituelle du régime.

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Côte d’Ivoire : après l’arrestation d’Assoa Adou, le Mouvement Ivoirien des Droits Humains interpelle les autorités ivoiriennes et les organisations internationales

Les faits

Le MIDH a été informé de l’arrestation de Monsieur ASSOA ADOU, ancien ministre, membre de la direction du FPI et Directeur de campagne de Laurent GBAGBO, candidat à la présidence dudit parti, à son domicile dans la soirée du mercredi 07 janvier 2014, aux environs de 20h40. Il serait détenu à la Direction de la surveillance du territoire (DST).
Cette arrestation fait suite à celles de Monsieur LIDA Kouassi, autre cadre influent du FPI et également ancien ministre, et de Jean-Noël KOUADJANE, Magistrat, intervenues dans le courant du mois d’octobre 2014 dans des conditions insuffisamment communiquées au public et aux acteurs nationaux et internationaux et pour dit-on, atteinte à la sûreté de l’Etat.
De plus des personnes proches de l’ancien Premier Ministre, Charles KONAN BANNY, candidat déclaré à la candidature du PDCI, ont été arrêtées pour enrichissement[s] illicites dans le courant du mois de Décembre 2014.
Par ailleurs des activités politiques de certains partis ou acteurs politiques, font l’objet d’interdiction de façon répétitive.

Observations

Le Mouvement Ivoirien des Droits Humains (MIDH) se déclare très préoccupé par ces nombreuses arrestations qui sans aucun doute, ont un effet négatif sur la cohésion sociale, le nécessaire dialogue politique et la réconciliation nationale.
Le MIDH relève avec regret que les motifs réels de ces nombreuses arrestations ou interdictions qui se font au mépris des droits fondamentaux des mis en cause ou des intéressés, ne sont pas clairement exprimés par les autorités administratives, politiques, judiciaires ou de Police. Il s’inquiète de ce que les missions légitimes de sécurisation, de défense nationale et de maintien ou de préservation de l’ordre public, ne soient détournées à des fins politiques, pouvant constituer un frein à l’expression des libertés démocratiques individuelles et collectives.
Le MIDH voudrait insister sur l’obligation qui s’impose aux Pouvoirs publics, de respecter en toute circonstance, les procédures et les droits fondamentaux des citoyens. Aussi, condamne-t-il le recours systématique à l’arrestation, à la détention des leaders et responsables politiques ainsi qu’à l’interdiction de manifestation à caractère politique.

Recommandations

Au regard de ce qui précède et en tenant compte de la fragilité de la situation actuelle, notamment en raison du contexte pré-électoral, le MIDH recommande:
1. au Gouvernement et aux autorités judiciaires :
• d’informer suffisamment la communauté nationale et internationale sur les raisons des arrestations,
• de veiller scrupuleusement aux respects des procédures et des droits des personnes mises en cause,
• de réduire et de mettre fin dans la mesure du possible aux arrestations des leaders politique dans cette période pré-électorale,
• de veiller au respect des libertés individuelles et collectives

2. Aux ONG de défense des Droits humains et à la Communauté internationale :
• de redoubler de vigilance afin de veiller au respect des engagements du Gouvernement en matière de préservation et de protection des Droits humains,
• de soutenir l’Etat dans le cadre du processus de réconciliation et du dialogue politique en vue d’élections libres, transparentes et apaisées en Côte d’Ivoire.

Pour le MIDH
Le Président du Conseil d’administration
Me DOUMBIA Yacouba

Source : Le Nouveau Courrier (en ligne), 12 janvier 2015
(Titre de la Rédaction)

Côte d’Ivoire : enlèvement et séquestration de l’ancien ministre Moïse Lida Kouassi

Le 23 octobre 2014 : enlèvement du juge Noël Kodjané !

Le lendemain, 24 octobre : enlèvement de l’ancien ministre et vice-président du FPI  Moïse Lida Kouassi ! Après un séjour dans les locaux de la DST, il aurait été incarcéré.
Extradé par le Togo en 2012, maintenu au secret, puis emprisonné à Bouna, au Nord-Est de la Côte d’Ivoire, Moïse Lida Kouassi était en liberté provisoire depuis le 5 août 2013.

Du côté des tribunaux 2013-08-28

Mise à jour : 30 août 2013

Accra (Ghana), 30 août 2013

Le Tribunal d’Osu (Osu Court) a définitivement rejeté la demande d’extradition formulée par les autorités ivoiriennes à l’encontre de Justin Katinan Koné. Espérons que cette décision mettra un point final à toutes les tracasseries judiciaires qu’a subies le porte-parole du Président Laurent Gbagbo suite à des accusations qui ne reposaient sur aucun élément concret de preuve.
En savoir plus :
http://nouveaucourrier.net/la-justice-ghaneenne-rejette-definitivement-la-demande-dextradition-en-cote-divoire-de-kone-katinan-porte-parole-de-gbagbo

http://m.ladepechedabidjan.info/Ghana-Justice-le-pro-Gbagbo-Justin-Kone-Katinan-ne-sera-pas-extrade-vers-la-Cote-d-Ivoire_a15403.html

Abidjan, 28 août 2013

– L’audition de Charles Blé Goudé prévue au Tribunal d’Abidjan le mercredi 28 août a été reportée sine die. De nombreuses personnes étaient venues soutenir l’ancien ministre, et Président du COJEP, détenu depuis le 17 janvier 2013.

Laurent Akoun, Secrétaire général du Front Populaire Ivoirien, avait été condamné à ne pas quitter sa ville pendant 6 mois. Cette « peine » à caractère clairement politique a pris fin le 27 août. A partir du 28 août, Laurent Akoun peut donc de nouveau circuler sur l’ensemble du territoire ivoirien et faire entendre sa voix.
En savoir plus :
Isolé par une décision judiciaire depuis un an
et :
Laurent Akoun, le procès de la liberté d’expression

Abidjan, 23 août 2013

Quelques jours après sa mise en liberté provisoire, le ministre Moïse Lida Kouassi a été convoqué pour une audition au 8e Cabinet du Parquet d’Abidjan qui lui aurait, à cette occasion, signifié son inculpation.

Vidéos, photos, réactions et communiqués après la libération de quatorze prisonniers ivoiriens

Consulter le dossier réalisé par Contrepoids :
« Libération de prisonniers politiques en Côte d’Ivoire : on se réjouit mais le combat continue pour la libération de tous les autres ! » (7 août 2013)
http://contrepoids-infos.blogspot.fr/2013/08/liberation-de-prisonniers-politiques-en.html

Libération des détenus pro-gbagbo : pour Bernard Houdin, “c’est une avancée décisive dans le combat des démocrates”. [Communication de Bernard Houdin, Conseiller spécial du Président Gbagbo]. 5 août 2013. In : René Kimbassa le Blog, 6 août 2013.
« La libération aujourd’hui, 5 août 2013, de quatorze personnalités « pro-Gbagbo » par le régime en place en Côte d’Ivoire ne doit pas nous détourner de notre objectif principal qui est la libération de TOUS les prisonniers politiques, à commencer par le président Gbagbo » (…)
http://url.exen.fr/82665/

Une Délégation du Front Populaire Ivoirien rend visite aux prisonniers politiques de Bouna

« Visite du FPI à Pascal Affi NGuessan à Bouna : Douleur et joie s’entremêlent »

Par Boga Sivori

(Notre Voie, 21 mai 2013) – La délégation du Fpi a rendu visite, pour la première fois depuis deux ans, à son président Affi NGuessan, prisonnier politique à Bouna. Ce fut un grand moment d’émotion.

Affi-nguessan

Pascal Affi NGuessan

Située à plus de 600 kilomètres d’Abidjan, Bouna est la dernière ville importante du Nord-Est de la Côte d’Ivoire à la lisière de la frontière avec le Ghana voisin. Ce samedi 18 mai 2013, il est 10h30 quand notre équipe arrive dans la ville.

Nous sommes dans un maquis-restaurant. 11 heures, un homme assis à une table avec ses amis et dont le regard était constamment tourné vers nous, nous offre à boire et se retire. Nous nous approchons alors de ceux qui étaient encore en place pour leur demander de lui transmettre nos remerciements. C’est alors que l’un d’entre eux se dévoile : « Je vous connais personnellement. Vous êtes journaliste à Notre Voie. Je suis le neveu du ministre Alphonse Douati. Celui qui vous a offert à boire est de Sérihio dans la région du fromager. Je suis le voisin de la nièce du président Affi venue spécialement s’installer ici pour lui faire à manger. Ici à Bouna, toute la population est majoritairement Fpi. Et tout le monde sait qu’aujourd’hui le président Miaka arrive pour voir le président Affi. Mais personne n’ose approcher pour des raisons évidentes de sécurité. Car ici, dozos et frci sévissent. Prenez donc courage et sachez que le peuple est avec vous ». Les propos de cet homme nous permettent alors de comprendre la lourdeur de l’atmosphère qui règne dans la ville. 13 heures, nous nous approchons de la prison civile. La voie qui passe devant celle-ci est barrée. Cependant, les hommes en armes qui la gardent nous autorisent à passer à pieds. Nous nous installons à l’ombre des arbres qui sont en face de la prison à côté des forces de l’ordre qui fraternisent avec nous. Quelques instants après, Séry Gboagnon, secrétaire national chargé de la justice, des libertés et des droits de l’Homme au Fpi sort de la prison en compagnie du régisseur. Il avait devancé la délégation de son parti. Il donne les premières consignes : « Ni camera, ni appareil photo, ni dictaphone, rien de tout cela n’est autorisé à entrer dans la prison. Il y a une liste de 25 personnes qui sont autorisées à échanger avec le président Affi et le ministre Lida. Telles sont les dispositions prises avec l’administration pénitentiaire et monsieur le procureur de la république ». 

14 heures, le cortège du président Miaka fait son entrée dans la ville de Bouna. (suite…)

Michel Amani N’Guessan : On ne peut vivre éternellement dans un état de non-droit

Mise à jour du 19 mai 2013 :

Le Président du FPI, Pascal Affi N’Guessan, et l’ancien Ministre de la Défense, Moïse Lida Kouassi, tous deux détenus à Bouna, ont eu le réconfort de la visite enfin autorisée d’une délégation de leur parti conduite par Sylvain Miaka Oureto le samedi 18 mai 2013.

LA DIRECTION DU FRONT POPULAIRE IVOIRIEN ENTREPREND UNE CAMPAGNE DE VISITE DES PRISONNIERS POLITIQUES
Interview par Notre Voie :
La direction du Front populaire ivoirien (Fpi) est à pied d’œuvre pour rendre sa première visite à Pascal Affi N’Guessan, président de ce parti, détenu depuis plus de deux années au nord-est du pays. Dans cet entretien, Michel Amani N’Guessan, vice-président du parti, président du comité d’organisation de la visite dans la prison de Bouna, situe le niveau des démarches.

Notre Voie : Monsieur le ministre, on peut dire que c’est une première, cette visite que la direction du Fpi va rendre au président du parti, Pascal Affi N’Guessan, détenu dans le nord depuis plus deux ans. Peut-on savoir où en est la procédure ?
Michel Amani N’Guessan : Je voudrais d’abord préciser que nous sommes un parti socialiste. Depuis que nos camarades sont en prison, quel que soit l’endroit, nous avons toujours, en tant que parti politique, souhaité être à côté de nos camarades pour leur exprimer la compassion du parti et la solidarité de tous les amis. Aujourd’hui donc, après plusieurs refus de la part du gouvernement, nous pensons que l’heure est venue de renforcer l’esprit de solidarité nationale. On parle de réconciliation nationale. On vient de créer une structure pour la cohésion sociale. Nous pensons que le moment est venu de renforcer cet esprit qui marque les temps actuels. Nous voulons donc que le gouvernement nous accorde l’autorisation de rendre visite à nos prisonniers, à commencer par le président du Front populaire ivoirien, Affi N’Guessan. (suite…)