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Interpellation des ONG françaises sur les violations des droits de l’Homme en Côte d’Ivoire

A l’initiative et autour de l’Association Femmes en Résistance, une opération « SOLIDARITE AVEC LES PRISONNIERS POLITIQUES IVOIRIENS » est lancée à partir du lundi 20 octobre 2014.

Elle aura pour temps fort l’interpellation des principales ONG françaises sur les violations des droits de l’Homme que constituent les détentions arbitraires et les mauvais traitements subis par les prisonniers politiques en Côte d’Ivoire.

Solidarite avec les prisonniers politiques ivoiriens

Texte de l’appel :

SOLIDARITE AVEC LES PRISONNIERS POLITIQUES IVOIRIENS

Les 370 prisonniers politiques de la MACA (Maison d’Arrêt et de Correction d’Abidjan) s’apprêtent à reprendre la grève de la faim illimitée qu’ils ont suspendue depuis le 25 septembre 2014 si les autorités ivoiriennes continuent de rester sourdes à leurs demandes légitimes de respect de leurs droits les plus élémentaires à la vie, aux soins, aux visites, ainsi que le droit le plus absolu dans un véritable Etat de droit d’être jugé équitablement.
Nous militants du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes dénonçons avec la plus grande énergie ces centaines d’otages du régime aussi illégitime que liberticide imposé par la force et dans le sang au peuple ivoirien depuis le 11 avril 2011. (suite…)

Côte d’Ivoire : le nouveau rapport d’Amnesty International sur l’attaque du camp de Nahibly le 20 juillet 2012

COTE D’IVOIRE : « C’EST COMME SI RIEN NE S’ETAIT PASSE ICI »
Un an après l’attaque du camp de Nahibly, la Justice se fait toujours attendre
Rapport du 29 juillet 2013

« La nature repousse, comme si rien ne s’était passé ici »

Défenseur ivoirien des droits humains

INTRODUCTION

Il y a un an, le 20 juillet 2012, une foule importante composée de membres de la population locale, de Dozos (une milice de chasseurs traditionnels soutenue par l’État) et d’éléments de l’armée ivoirienne ont attaqué et détruit le camp de personnes déplacées de Nahibly situé près de la ville de Duékoué, dans l’ouest de la Côte d’Ivoire. Ce camp abritait à l’époque quelque 2 500 personnes. Les militaires et policiers des Nations unies présents sur les lieux n’ont pas mis un terme à cette attaque. Les responsables politiques et militaires locaux présents pendant l’attaque n’ont rien fait pour l’empêcher, ni pour protéger les personnes déplacées qui ont, pour certaines, été battues et tuées. Au contraire, des membres des forces armées, les Forces républicaines de Côte d’Ivoire (FRCI), ont arrêté des dizaines de personnes qui tentaient de fuir le camp ; un grand nombre d’entre elles ont été victimes de disparitions forcées et d’exécutions extrajudiciaires.

L’attaque contre le camp de Nahibly soulève les mêmes sujets de préoccupations que ceux relatifs à l’attaque généralisée et systématique lancée contre une population civile dans la région de Duékoué, en mars et avril 2011. Dans les deux cas, des membres des FRCI et des Dozos ont attaqué un groupe de personnes appartenant à la communauté guérée, globalement accusée de soutenir l’ancien président Laurent Gbagbo. Dans les deux cas, les militaires et les policiers de l’Opération des Nations unies en Côte d’Ivoire (ONUCI), stationnés sur place et dans les environs, n’ont pas protégé les personnes ciblées par l’attaque. De même, les autorités ivoiriennes n’ont, dans aucun de ces deux cas, pris d’action immédiate pour relever de leurs fonctions les militaires suspectés d’être impliqués dans ces attaques, ni pour mettre fin au rôle joué de facto par les Dozos en matière de maintien de l’ordre et de la sécurité. Enfin, dans ces deux cas, quasiment aucun progrès n’a été enregistré en matière d’obligation de rendre des comptes et ce, malgré l’ouverture d’une enquête. En effet, même si l’enquête sur l’attaque de Nahibly a connu quelques avancées positives ces derniers mois, telles que l’exhumation des corps d’un puits de Duékoué en octobre 2012 (suite à de fortes pressions de la part des proches des victimes et de militants locaux des droits humains) et l’audition de plusieurs proches des victimes par les autorités judiciaires, l’impunité sévit toujours, laissant les victimes et leurs familles sans aucune possibilité de connaître la vérité ni d’obtenir réparation.

Face à ce climat d’impunité profondément ancrée, Amnesty International a appelé, dans un document publié en février 2013, à l’établissement d’une commission internationale d’enquête sur les violations et atteintes aux droits humains commises à Nahibly. Les autorités ivoiriennes ont rejeté cette recommandation affirmant que la justice nationale avait la capacité et la volonté de faire la lumière sur ces événements et de fournir une réparation aux victimes. Cependant, force est de constater que, cinq mois plus tard, aucun signe tangible ne vient indiquer que cela est le cas.

Dans le présent document, qui marque le premier anniversaire de l’attaque contre le camp de Nahibly, Amnesty International appelle à nouveau le président Alassane Ouattara à tenir ses promesses, faites à plusieurs reprises, de lutter contre l’impunité et d’assurer justice, vérité et réparation à toutes les victimes de la crise post-électorale.

En veillant à ce qu’une enquête exhaustive, indépendante et impartiale soit menée sans délai sur l’attaque de Nahibly, conformément au droit et aux normes internationaux, le gouvernement ivoirien a l’opportunité de démontrer sa bonne foi et de démontrer sa volonté et sa capacité de faire la lumière sur toutes les violations des droits humains commises dans le pays durant la dernière décennie. Il ne s’agit pas seulement de rendre justice aux victimes de violations passées. Une telle enquête constitue également un élément clé pour empêcher de nouvelles violations et atteintes graves aux droits humains. En effet, Amnesty International s’inquiète du risque réel que de telles violations se reproduisent dans l’ouest de la Côte d’Ivoire, compte tenu de la longue tradition d’impunité, de l’insécurité persistante, de l’hostilité omniprésente à l’égard de groupes perçus comme étant comme des partisans de Laurent Gbagbo et du rôle répressif joué par les Dozos avec l’accord tacite des autorités ivoiriennes.

Lire le rapport complet :
http://www.amnesty.org/fr/library/info/AFR31/009/2013/fr
ou :
Rapport Amnesty 20130729

Au coeur de l’exil

Interview de Nicole Galo, Présidente de « Sillons d’Espoir »
Par Charles Azzicoh

Très jeune ONG dans l’humanitaire, elle fait déjà parler d’elle dans les actions qu’elle pose au profit des victimes de la guerre et des Ivoiriens, exilés dans la sous-région.

Nicole Galo, Présidente de l’ONG « Sillons d’Espoir », nous parle de la misère et des difficultés rencontrées sur le terrain.


Bonjour Madame Galo, pouvez-vous décliner votre identité à la communauté ?

Avant tout propos, je voudrais dire un grand merci à votre site pour l’occasion qui m’est donnée, de présenter notre association. Pour répondre à votre question, je me nomme Nicole Galo, Présidente de l’ONG «Sillons d’espoir».

A quoi répond votre ONG, quel en est le but ?

L’ONG «Sillons d’Espoir» est une organisation non gouvernementale qui répond à un besoin d’apporter assistance aux populations en détresse. Le but de «Sillons d’Espoir » est, de lutter contre la pauvreté et l’analphabétisme, de défendre les droits fondamentaux et d’apporter assistance et aide, sous quelque forme que ce soit, aux victimes de la guerre et aux exilés.

De défendre et de promouvoir les droits de l’enfant, victime de violences physiques, verbales et sexuelles, de mettre en œuvre toutes actions de prévention sur la violence, la maltraitance, la mise en situation de risques envers l’enfant.

D’aider les victimes de maltraitances, de mener des programmes d’actions ou des campagnes de témoignages, d’informations ou de sensibilisation au respect de la dignité humaine.

D’où vous est venue l’idée de créer cette ONG et depuis quand existe-elle ?

Après la grave crise post-électorale qui a secoué la Côte d’Ivoire, nous nous sommes rendus compte que beaucoup de nos compatriotes, pour des raisons diverses, avaient fui le pays avec leurs familles et se sont installés en exil dans les pays de la sous-région.
Nous faisions déjà partie, des personnes de bonne volonté, qui les assistaient dans la discrétion. Mais face à la détresse et aux difficultés constatées sur le terrain, face aussi, à la tristesse qui se lisait sur les visages des parents, mais surtout, sur ceux des enfants, nous nous sommes donc dit, qu’il nous fallait donner un caractère légal à nos actions pour avoir plus de crédibilité aux yeux des personnes et des organisations, à solliciter pour cette bonne cause.
Pour vous répondre, nous dirons que l’ONG «Sillons d’Espoir», est une très jeune œuvre humanitaire créée, il y a quelques mois de cela, vers la fin de l’année 2012.

Le 23/12/12, votre ONG a organisé une fête, un arbre de Noël en faveur des enfants au camp d’Avepozo au Togo, comment les compatriotes sur place, ont accueilli le projet ?

C‘est l‘occasion pour nous, de renouveler, nos remerciements à toutes les personnes qui se sont impliquées, de façon directe ou indirecte dans l’organisation de cet arbre de Noël. Les ivoiriens de la diaspora ont été formidables, nous avons organisé un arbre de noël qui a été accueilli avec une très grande joie par nos compatriotes sur place, dans ce camp d’Avepozo.
Ca été une occasion pour de nombreux enfants, de recevoir des cadeaux, des jouets et tout le camp a eu droit à un repas chaud.
De nombreux artistes musiciens comme Paul Mady’s et les Djiz’s étaient venus apporter leur soutien à cette action.

En plus de cet arbre de Noël, nous avons également organisé, une grande collecte de vivres en mars 2013, au profit des réfugiés de ce même camp, qui a connu un franc succès et a rencontré une très grande adhésion des ivoiriens.

Mais pourquoi avoir choisi particulièrement ce camp, pour venir en aide aux enfants, à la population ivoirienne réfugiée, quand on sait que même, à Abidjan, des familles sont dans les mêmes situations de difficultés ?

C’est très simple, c’est à partir d’un constat fait, c’était le seul camp sur lequel toutes les organisations qui se mettaient en place pour apporter une aide aux ivoiriens dans les camps de réfugiés, n’avaient porté leur choix. (suite…)

Droits de l’homme en Côte d’Ivoire : le rapport annuel d’Amnesty International

Rapport 2013 : la situation des droits humains dans le monde
Côte d’Ivoire

Tout au long de l’année, des personnes ont été détenues de manière arbitraire et torturées, dans un contexte où persistait l’insécurité et où des combattants armés non identifiés poursuivaient leurs attaques. Beaucoup ont été déplacées à la suite de ces événements. La liberté de la presse était menacée et des journaux ont été interdits. Les procédures judiciaires engagées aux niveaux local et international progressaient avec lenteur ; de nombreux prisonniers étaient maintenus en détention sans jugement. L’impunité restait généralisée, particulièrement pour les partisans du gouvernement responsables de crimes de droit international perpétrés durant la crise postélectorale en 2011. Le processus de dialogue et de réconciliation était dans l’impasse.
(…)

Lire la suite du rapport :

http://amnesty.org/fr/region/cote-divoire/report-2013

Alassane Ouattara sous le feu des organisations de défense des droits de l’homme

Les rapports des ONG sur la Côte d’Ivoire tombent les uns après les autres. Tous réclament à cor et à cri la fin de l’impunité pour les auteurs de crimes commis par les soutiens d’Alassane Ouattara.
C’est une étape. La suivante devrait être une demande clairement exprimée de remise en liberté et de réhabilitation des prisonniers politiques et d’opinion incarcérés injustement pour leur soutien réel ou supposé au Président Laurent Gbagbo.  (suite…)

Rwanda : le droit à un procès équitable d’une dirigeante de l’opposition est menacé

Par Amnesty International, 25 mars 2013

Victoire Ingabire, dirigeante de l’opposition rwandaise, doit pouvoir bénéficier d’une procédure d’appel conforme aux normes internationales en matière d’équité des procès, après avoir été déclarée coupable et condamnée à une peine de huit ans d’emprisonnement en octobre 2012, écrit Amnesty International dans un nouveau rapport rendu public lundi 25 mars.

Son procès en appel, qui doit s’ouvrir le 25 mars, doit remédier à un certain nombre de problèmes ayant émaillé la procédure initiale, ainsi que l’explique le rapport intitulé Rwanda. La justice mise à mal : le procès en première instance de Victoire Ingabire.

« Le procès en première instance de Victoire Ingabire a été entaché d’irrégularités, et les normes internationales ont été bafouées », a déclaré Sarah Jackson, directrice adjointe par intérim du programme Afrique d’Amnesty International. (…)
Lire la suite de l’article :
http://www.amnesty.org/fr/news/rwanda-opposition-leader-s-right-fair-trial-jeopardy-2013-03-25

Le régime de Paul Kagamé pratique de manière systématique la criminalisation de l’opposition et l’instrumentalisation de l’accusation de génocide : voir l’article d’Amnesty International du 11 février 2011, « Un responsable politique de l’opposition est emprisonné au Rwanda pour avoir exercé ses droits »
http://www.amnesty.org/fr/news-and-updates/rwandan-opposition-politician-jailed-exercising-rights-2011-02-14

Amnesty International : le Rapport 2013 sur les violations des Droits de l’homme en Côte d’Ivoire

URGENT !

Publication du rapport d’Amnesty International basé sur :
– une enquête d’un mois menée sur place en octobre et novembre 2012 par Gaëtan Mootoo ;
– le travail de suivi de la situation des droits humains depuis la prise du pouvoir par Alassane Ouattara.
Le rapport « Côte d’Ivoire : la loi des vainqueurs. La situation des droits humains deux ans après la crise post-électorale » peut être consulté à l’adresse suivante :
http://url.exen.fr/70417/