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Cour d’Assises d’Abidjan : condamnations écrasantes malgré des infractions non établies et l’absence de preuves

Par Alain Doh Bi

Le régime Ouattara condamne les leaders proGBAGBO à de lourdes peines

ABIDJAN : Un procès politique au cours duquel des témoins affirmaient avoir aperçu Simone GBAGBO distribuant des armes à une date alors qu’à cette date, l’ex-Première Dame était en prison à Odienné. La presse et bien [d’autres] observateurs ont qualifié ce procès de « mascarade politico-judiciaire » ou encore de « procès on dit, on dit« . Puisqu’il n’y avait aucune preuve contre les accusés et que les témoins de l’accusation se confondaient et se contredisaient.

Il n’y avait aucune preuve, mais le régime Ouattara a tenu à condamner les 83 leaders proGBAGBO traînés à la cour d’assises d’Abidjan à de lourdes peines, à 2 h du matin dans la nuit du 9 au 10 mars 2015.

Par ordre alphabétique, voici quelques peines prononcées [contre] les leaders proGBAGBO :
[en gras : les peines de prison ferme, ndlr]

1-ABOUDRAMANE Sangaré : 5 ans.

2-ADJOBI Christine : 24 mois avec sursis.

3-AFFI N’guessan Pascal : 18 mois avec sursis.

4-AKE N’Gbo Gilbert : 24 mois avec sursis.

5-BONI Claverie Danielle, 24 mois avec sursis.

6-BRO Grébé Géneviève : 10 ans.

7-DACOURY-Tabley Philippe-Henri : 5 ans.

8-DALLO Désiré : 24 mois avec sursis.

9-DIABATE BEH : 18 mois avec sursis.

10-DJEDJE Alcide : 24 mois avec sursis.

11-DOGBO Blé Brunot, Général : 20 ans.

12-EHIVET Simone Epouse GBAGBO : 20 ans et 10 ans de privation de droits civiques.

13-GBAGBO Michel : 5 ans.

14-KATA Kété : 24 mois avec sursis.

15-VAGBA Faussignaux, Général : 20 ans.

In : Blog de Alain Doh Bi, 10 mars 2015
(Surtitre de la Rédaction)

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Michel Gbagbo convoqué aujourd’hui par la Justice ivoirienne

RCI : Michel Gbagbo attendu à la barre

Le procès des proches de l’ancien président ivoirien Laurent Gbagbo se poursuit à Abidjan. On attend mercredi la comparution [de] Philippe Henri Dacoury Tabley, l’ancien gouverneur de la BCEAO, et Michel Gbagbo, fils de l’ancien président.

Trois autres personnalités proches de Gbagbo ont comparu ce lundi devant la cour d’assises d’Abidjan : Pascal Affi Nguessan ancien premier ministre et président du FPI, le parti de Laurent Gbagbo ; Geneviève Bro Grebé, présidente des femmes patriotes de Cote d’Ivoire et Tea Kuyo Narcisse, ancien chef de cabinet de la présidence.

Pendant 3 heures, ils ont tour à tour répondu aux questions du président du tribunal et des avocats. Ils sont accusés d’atteinte à la sureté de l’Etat, comme 80 autres co-accusés dont l’ex-première dame, Simone Gbagbo.

Le président du FPI, Pascal Affi Nguessan n’a pas reconnu les faits d’atteinte à la sureté de l’Etat qui lui sont reprochés. Il a expliqué n’avoir à aucun moment pris part ou même incité à des violences. Quand le président du tribunal lui demande quelle a été sa part de responsabilité, Affi Nguessan répond qu’en tant que leader d’opinion il travaillait pour que les affrontements prennent fin au plus vite. Il tentait de négocier avec les autres acteurs de la crise, notamment l’ancien chef de l’Etat Henri Konan Bédié et l’actuel président Alassane Ouattara ainsi qu’avec des représentants de la communauté internationale, en la personne de l’ambassadeur de France. Il a ajouté que ce procès doit contribuer à l’unité nationale.

Il y avait également sur le banc des accusés, Geneviève Bro Grebe, la présidente des femmes patriotes, qui a aussi nié les faits. Elle avait été arrêtée en même temps que Laurent Gbagbo à la résidence présidentielle où elle s’était réfugiée à cause des menaces dont elle était l’objet. Elle dit n’avoir mené que des actions pacifiques avant et pendant la crise pour protéger les populations. Très sûre d’elle, Bro Grebe a déclaré qu’on ne peut pas « tuer les Ivoiriens et me coller ça sur le dos. Je ne suis pas une meurtrière. Je refuse de dire que j’organisais des bandes armées. Je suis une victime ».

Le dernier accusé à comparaitre était Tea kuyo Narcisse, chef de cabinet de Laurent Gbagbo de 2002 à 2011. Lui aussi était à la résidence du président quand il s’était fait arrêter. Il a raconté qu’il avait été malmené lors de son arrestation, qu’il a « reçu 2 balles de kalachnikov dans le pied, un coup de faux qui lui a blessé l’épaule et s’est fait poignarder le bas du dos ». Lui non plus ne reconnait pas les accusations d’atteinte à la sureté de l’Etat.

Aucun fait précis n’a été reproches aux accusés et aucun témoin n’a été appelé à la barre.

Source : BBC, 18 fév. 2015

Côte d’Ivoire : le vrai visage de la prétendue normalisation

Par Anderson Diédri

Affaire Kili, persécution du Fpi, etc.
Les victimes de la méchanceté de Ouattara s’accumulent

La situation que vivent le président Affi N’Guessan et sa compagne n’est que le prolongement de la politique de terreur installée par le régime actuel depuis plus de trois ans pour anéantir le Fpi et les pro-Gbagbo.
Depuis son installation à la tête de la Côte d’Ivoire, le chef de l’Etat n’a prôné qu’une politique d’anéantissement de l’opposition pro-Gbagbo. Et l’expulsion d’Angéline Kili, compagne du président du Front populaire ivoirien (Fpi), de son domicile mercredi, n’est que la face visible d’un iceberg géant ou d’une « machine à tuer à petit feu » les pro-Gbagbo. Puisque cette situation déplorable est survenue du fait de « l’insolvabilité » du couple. Le président du Fpi, actuellement en tournée politique, n’aurait certainement pas vécu une telle humiliation si son domicile de la Riviera-palmeraie n’avait pas été pillé de fond en comble par les pro-Ouattara pendant la crise postélectorale et surtout si ses avoirs n’avaient pas été gelés. Contrairement au président Gbagbo, qui malgré l’agression de son pouvoir par la rébellion armée alliée à l’opposition d’alors, versait les rentes à Alassane Ouattara et Henri Konan Bédié, comme il l’a révélé dans le livre du journaliste français François Mattéi, «Pour la vérité et la justice», l’actuel régime, lui, a choisi une approche plus barbare dans ses rapports avec son opposition. Il a quasiment érigé en programme de gouvernement l’anéantissement du parti de Gbagbo. Ainsi, les avoirs de la quasi totalité des cadres du Fpi ont été gelés, des milliers d’entre eux sont maintenus en exil et des centaines d’autres y compris les militants les plus anonymes sont injustement détenus dans les prisons du pays où ils vivent un enfer indescriptible. Gomont Diagou, Bohoun Bouabré, Gnan Raymond, Mahan Gahé… ont déjà fait les frais de cette politique.
En plus du gel individuel des avoirs de nombreux cadres, le financement public des partis institué par Gbagbo n’est plus versé au Fpi depuis l’accession de Ouattara au pouvoir. Pourtant, sous Gbagbo (dont l’ambition était de favoriser l’ancrage démocratique, idéal pour lequel il s’est particulièrement battu sous le parti unique), des partis comme le RDR de l’actuel chef de l’Etat ou le Pdci de Bédié percevaient une subvention annuelle de 800 millions de francs Cfa. Alors qu’il en a profité sous Gbagbo, Ouattara a bloqué le versement des rentes et indemnités dues aux anciens chefs d’institutions ou élus. Affi N’Guessan qui a été Premier ministre devrait logiquement bénéficier de ces avantages prévus par la loi. Ce n’est malheureusement pas le cas. Le régime a décidé de le maintenir (à l’instar de nombreux proches de Gbagbo) dans le dénuement dans sa logique de persécution de l’opposition et d’étouffement de toute voix discordante qui ne s’aligne pas sur la pensée unique qu’il veut imposer aux Ivoiriens.

Jusqu’où ira Ouattara ?
Mais le cas d’Affi est certes plus médiatique à cause des fonctions qu’il a occupées et qu’il occupe. Sinon, cette cynique politique touche de nombreux pro-Gbagbo que le pouvoir d’Abidjan tue dans le silence. Soit parce qu’ils ont perdu leurs emplois à cause du rattrapage ethnique ou ne peuvent pas travailler parce qu’ils sont embastillés ou que leurs avoirs sont gelés, leurs familles vivent dans la misère, leurs enfants ne peuvent plus aller à l’école… Du sadisme politique. Les gestes d’apaisement annoncés et la réconciliation régulièrement rabâchée ne sont que des professions de foi démagogiques ; le régime refuse toujours d’instaurer un état de droit susceptible de favoriser l’expression démocratique. Mais jusqu’à quand le camp Ouattara va-t-il poursuivre dans cette voie suicidaire et chaotique ?

In : Le Nouveau Courrier n° 1128, 10 oct. 2014, p. 5

(Surtitre de la Rédaction)

L’Alliance des Forces Démocratiques de Côte d’Ivoire rencontre le Président du PDCI

Lundi 11 août 2014 à Daoukro, une délégation de l’Alliance conduite par le Président du Front Populaire Ivoirien Pascal Affi N’Guessan fut reçue par Henri Konan Bédié, Président du PDCI, parti allié au RDR d’Alassane Ouattara au sein du RHDP.

Compte rendu par Anderson Diédri, envoyé spécial à Daoukro :

C’est peu après 11 heures que la délégation de l’Alliance composée d’Affi N’Guessan, Aka Ahizi, Boni Claverie, Tia Monnet, Sam l’Africain, Amani N’Guessan, Kouakou Kra, Franck Anderson Kouassi… arrive à la résidence du président du Pdci à Daoukro. Ils sont reçus d’abord dans la salle d’attente par Bédié qui était très détendu et souriant. Après les salutations, il reçoit ses hôtes dans une salle de réunion. Les discussions qui ont débuté à 11 heures 26 s’achèvent à 12 heures 22. Au sortir de cette rencontre, le président du Fpi, par ailleurs président de l’Alliance a donné la teneur des échanges.
Affi N’Guessan dit avoir expliqué à Bédié la nécessité que la présidence de la Commission électorale indépendante (CEI) soit confiée à l’opposition parce que c’est ce qui serait dans l’intérêt de la Côte d’Ivoire. Il a donc sollicité lors de ces négociations l’adhésion du Pdci à ce consensus dans la composition du bureau de la CEI. «Nous avons pu obtenir avec le gouvernement le principe d’une CEI consensuelle. Mais ce n’est que le principe. Et c’est donc sur la base de ce principe que nous avons désigné nos représentants en espérant que ce principe va se concrétiser par un bureau effectivement consensuel parce que notre objectif, c’est un bureau consensuel. Et ce que nous avons posé comme acte n’est qu’un acte de bonne volonté, un acte pour manifester notre engagement. Mais notre présence à la CEI est conditionnée par la concrétisation du principe du consensus, et donc d’une CEI qui rassure tous les acteurs électoraux. Donc c’est la recherche de cette CEI qui rassure que nous avons rencontré le président Bédié», a expliqué Affi N’Guessan. «Nous avons déjà dit que la loi qui a été prise ne va pas dans le sens de nos attentes mais que cela peut être corrigé si les acteurs électoraux se mettent d’accord pour que le bureau de la commission électorale indépendante qui va être mis en place [soit] consensuel et que ce bureau garantisse la confiance de tous les acteurs, ce bureau permette à tous les acteurs de se sentir rassuré et à travers les acteurs électoraux, à toute la population ivoirienne de savoir que le pays engage ce processus électoral dans une perspective de paix et de stabilité. Car si nous ratons cette échéance, si nous ratons ce démarrage, nous croyons que la Côte d’Ivoire ne bascule à nouveau dans les violences et qu’elle ne s’enlise dans la violence. Or le pays a trop souffert (…). Nous considérons que c’est de notre responsabilité de tout mettre en oeuvre pour que cette avalanche d’affrontements, de morts, de souffrance, de pleurs, de destruction, prennent enfin fin avec les échéances électorales à venir», a-t-il fait remarquer.

Libération des prisonniers, retour des exilés au centre des discussions
Le président du Fpi a également évoqué avec Bédié, d’autres questions qui concernent la situation sociopolitique du pays, notamment le dialogue politique. Selon le président de l’Alliance, il faut une normalisation de la vie politique et institutionnelle le plus rapidement possible avec la libération des prisonniers, le retour des exilés, le dégel des avoirs, etc. En tout cas, Affi N’Guessan souhaite que cette persécution des pro-Gbagbo par le régime Ouattara prenne immédiatement fin. « Nous avons évoqué avec le président Bédié aussi toutes les autres questions qui touche[nt] à la situation politique et social[e] au niveau de la nation. Qu’il s’agisse du dialogue politique, qui à l’heure actuelle n’avance pas comme nous le souhaitons, puisque les problèmes qui se sont posés à la suite de l’élection de 2010 restent entier alors que nous ne sommes qu’à un [an] des futures élections générales. Nous pensons que le président Bédié peut nous avancer le dialogue politique, faire en sorte qu’à brève échéance il n’y ait aucun prisonnier politique en Côte d’Ivoire, et cela constitue une de nos préoccupations qu’à brève échéance, tous nos frères et soeurs qui ont été obligés de fuir le pays à cause des violences postélectorales, à cause des menaces sur leurs vies, rentrent en Côte d’Ivoire, qu’aucun citoyen n’ait ses avoirs ou son compte bancaire gelé ; trois ans de gel, nous considérons que c’est trop, c’est excessif et que cela ne se comprend pas à l’heure actuelle, surtout si l’on pense aider le pays à avancer. Il y a aussi la question de l’occupation des terres à l’ouest où beaucoup de nos parents se retrouvent étranger à l’heure actuelle dans leurs propres villages, ils n’ont pas accès à leurs plantations, qui sont pris en otage par des étrangers. Nous considérons que ce sont des questions qu’il faut régler si nous voulons que tous les réfugiés rentrent en Côte d’Ivoire, qu’ils retrouvent leurs biens… », a rappelé le président du Fpi. Non sans évoquer la question du rétablissement total de la sécurité dans le pays avec la réforme de l’Armée et la réintégration des forces régulières (police et gendarmerie) dans leur rôle régalien ainsi que toutes les questions qui bloquent la vie normale du pays.

La partie confidentielle des échanges
En réponse à ces préoccupations, Affi N’Guessan a indiqué que Bédié a pris bonne note. Il a expliqué que le président du Pdci a assuré que depuis le 15 juillet dernier, il a engagé une série d’entretiens avec le chef de l’Etat et que toutes ces préoccupations exprimées seront examinées dans ce cadre. A cet effet, d’ici le 15 septembre, a précisé Affi, Bédié a promis accorder une nouvelle audience à l’Alliance «pour nous faire part des conclusions de ces entretiens. Donc nous partons confiants parce que quand le président Bédié promet d’agir, il agit effectivement».
Le président du Fpi a également déclaré que deux ou trois autres sujets ont été abordés avec Bédié mais qu’il n’entendait pas les évoquer.

Source : Le Nouveau Courrier n° 1088, 12 août 2014
(Titre de la Rédaction)

Lire et voir 2013-12

Privatisation tous azimuts sous Ouattara : que reste-t-il du patrimoine ivoirien ? [par] Nick de Bessou, 21 déc. 2013. In : ResistanCIsrael, 22 déc. 2013.
[Dossier éditorial et économique du FDRC, Forum pour la Démocratie et la Résolution des Crises]
http://re.ivoire-blog.com/archive/2013/12/22/privatisation-tous-azimuts-sous-ouattara-437796.html

Couleur du temps
Franck Luttet dit ses vérités sur la crise ivoirienne. EventnewsTv, 20 déc. 2013. Vidéo (18 mn).
http://www.youtube.com/watch?feature=player_detailpage&v=7Vi4XX-NvaY

Pourquoi les exilés ne peuvent rentrer. Isidore S. Allah. In : ResistanCIsrael, 19 déc. 2013.
http://re.ivoire-blog.com/archive/2013/12/19/pourquoi-les-exiles-ne-peuvent-rentrer-437664.html

« Quelle sorte de garantie peut donc offrir un tel régime à sa population ? Pour les réfugiés et exilés de toute nature, les choses sont claires : “Un refugié n’ a pas vocation à demeurer éternellement en exil mais nous attendons de Ouattara des actions concrètes, pas des déclarations. Ses actes nous ont fait partir du pays, il doit nous en faire revenir par des actes“

Interview de Pascal Affi N’Guessan, Président du Front Populaire Ivoirien, par le quotidien burkinabé Le Pays :
http://www.lecridabidjan.net/interview___affi_n_guessan_explose___la_cpi_est_complice.html

« Je considère mon arrestation et ma détention en prison comme un acte politique, de même que ma sortie de prison, qui signifie que ceux qui m’ont mis en prison ont bien compris que ce n’était pas là que se trouvait leur intérêt ni celui de la Côte d’Ivoire, et que ma place n’était pas en prison, mais dehors. Une fois dehors, je continue mon travail parce que, dans la vie politique, chacun doit faire le sien. Nous sommes aujourd’hui dans l’opposition et le rôle de celle-ci est d’être un contre-pouvoir, une force de critique et de contre-proposition. »
(P. Affi N’Guessan, extrait de l’interview)

Dans une lettre ouverte en date du 17 décembre 2013, publiée dans L’Intelligent d’Abidjan, Sam l’Africain demande à Alassane Ouattara d’accorder une grâce présidentielle aux détenus politiques :
http://ivoirtv.net/actualites/politique/2505-libre-opinion-cas-detenus-lmp-sam.html

Nouveauté en librairie :
ONANA, Charles. France-Côte d’Ivoire : la rupture. Paris : Ed. Duboiris, 2013. Confidences et documents secrets.

« Pourquoi les avions Suhkoï 25 des forces aériennes ivoiriennes ont-ils bombardé le camp militaire français le 6 novembre 2004 à Bouaké faisant 9 morts et trente-huit blessés parmi les soldats français ? Le président Gbagbo était-il réellement l’auteur de cette initiative ou s’est-il fait piéger ? Pourquoi Michèle Alliot-Marie, ministre français de la Défense a-t-elle, à l’époque, refusé d’arrêter les mercenaires biélorusses qui ont bombardé le camp français et pourquoi a-t-elle menti au juge chargé de l’enquête ?
Que savaient les autorités françaises des crimes commis par les rebelles avant de les inviter en France pour signer les accords de Marcoussis en 2003 ? Pourquoi aucune enquête judiciaire n’a-t-elle jamais été ouverte sur l’assassinat de Français, y compris des militaires de la force Licorne, par les rebelles en Côte d’Ivoire ? Jusqu’où les crimes commis par les rebelles ivoiriens, encensés dans les médias internationaux, sont-ils tolérés par les dirigeants français ?
Pourquoi les analyses et les rapports de très hauts responsables français, en l’occurrence ceux de l’ambassadeur de France en Côte d’Ivoire ou de l’ancien conseiller de l’Élysée aux affaires africaines, n’ont-ils jamais été pris en compte par Jacques Chirac et son gouvernement ? Comment expliquer la haine que certains dirigeants français vouaient à Laurent Gbagbo au point d’en faire un ennemi de la France ? »
(Le Gri-Gri international, 13 déc. 2013)

Nelson Mandela a montré la voie

Lu sur Facebook :
Ceux qui mettent en prison, ceux qui assassinent, ceux qui attaquent les camps de réfugiés à la machette, ceux qui contraignent à l’exil ne sont même pas dignes de prononcer les 7 lettres du nom MANDELA.

Hommage de Pascal Affi N’Guessan à Nelson Mandela :
Dans le message qu’il a adressé à sa famille, Pascal Affi N’Guessan a eu ces mots riches de signification aussi pour le peuple ivoirien : … Digne Fils de l’Afrique dont la vie se confond avec le combat pour la liberté, la dignité, l’unité et la fraternité.

Pascal Affi N’Guessan : « Le FPI n’acceptera pas que son fondateur soit en prison pour avoir respecté la Constitution de son pays »

Pascal Affi N’Guessan, extraits du discours du 7 septembre 2013

(…) A cette cérémonie de rassemblement et de réengagement, de braves militants anonymes, d’illustres camarades et des milliers de nos compatriotes manquent à l’appel ; certains, victimes innocentes de la folie meurtrières qui s’était emparée de ceux qui nous gouvernent malheureusement à l’heure actuelle, et pour qui la vie humaine n’a aucune valeur dans la balance de leurs ambitions. Nos cœurs saignent quand nous viennent en mémoire les souvenirs de Bohoun Bouabré, Désiré Tagro, Diagou Gomont Jean-Baptiste, Gnan Raymond pour ne citer que ceux-là. Les douloureux évènements de Doukoué, de Nahibly mais aussi tous les foyers de massacres et d’exactions à travers le pays, interpellent notre compassion, notre solidarité et notre fraternité. Le week end dernier, nous avions observé une minute de silence pour honorer les mémoires des disparus, toutes les mémoires. Aujourd’hui, j’adresse à mon tour mes condoléances les plus attristées à leurs enfants, à leurs familles et à tous ceux qui leurs sont chers, et à travers eux à la nation toute entière. A tous nos compatriotes, ces milliers de femmes et de jeunes qui croupissent en prison ou vivent un exil forcé, nous disons qu’ils sont une part de nous-mêmes, que leur sort afflige nos âmes, et que nos cœurs et nos esprits ne seront en paix qu’avec leur libération. Je pense tout particulièrement au Président Laurent Gbagbo, celui à qui je dois d’être aujourd’hui, au plan politique, ce que je suis, et de mériter votre sympathie et votre attachement. Le Camarade Sangaré Aboudrahamane, le plus intime parmi ses fidèles compagnons, à éloquemment dépeint la semaine dernière, le caractère odieux de la situation qui lui est faite et l’urgence de sa libération, au nom de la vérité, de la justice, de la paix et de la réconciliation nationale.
Qui peut raisonnablement penser que la Côte d’Ivoire peut se passer de Laurent Gbagbo et de ses compagnons en détention ou en exil, de Simone Gbagbo, de Blé Goudé Charles, du Général Dogbo Blé, du Conte Amiral Vagba Faussignaux, pour ne citer que les plus illustres, pour guérir de ses blessures et poursuivre sa marche en avant. C’est ne pas comprendre que leur situation est justement la manifestation violente des pathologies dont souffre le pays. C’est ne pas avoir conscience que la qualité des personnalités incarcérées ou en exil, leurs origines, leurs places et leurs rôles dans la vie nationale sont tels qu’elles ne peuvent pas être ignorées dans le processus de réconciliation nationale.
Solennellement, je voudrais dire ici, que la lutte pour la libération de Laurent Gbagbo est pour le FPI une obligation politique et un impératif catégorique. Le FPI n’acceptera pas que son fondateur soit en prison pour avoir respecté la Constitution de son pays. (…)

J’appelle le Chef de l’Etat, le Président Alassane Ouattara, une fois qu’il aura libéré tous les prisonniers politiques (civils et militaires) et ouvert les frontières aux exilés, à convoquer les Etats Généraux de la République qui seront l’instrument opérationnel de la réconciliation, instrument pour fonder un nouveau contrat social, un consensus sur toutes les questions qui nous divisent aujourd’hui. (…)

A nos Frères et Sœurs de la diaspora qui battent chaque jour le pavé afin que la cause de Laurent Gbagbo et de la Côte d’Ivoire progresse dans les consciences, je dis un grand merci et souhaite beaucoup de courage et de réussite. Notre victoire est inéluctable, Gbagbo reviendra. Que nos Représentations à l’Etranger se mettent au travail pour appuyer la diaspora et accélérer le processus de libération de Notre pays.
Aux Frères et Sœurs exilés au Ghana, au Togo, au Bénin et à travers le monde, je dis de tenir bon et de garder confiance. Bientôt vous serez avec nous. C’est dans le rassemblement et l’unité d’action que nous vaincrons. (…)

Lire le texte intégral du discours dans Le Nouveau Courrier (en ligne), 8 sept. 2013 :
Passation des charges à la tête du FPI : l’intégralité du discours du président Pascal Affi N’Guessan

Comment Pascal Affi N’Guessan, Michel Gbagbo et plusieurs autres compagnons d’infortune furent déportés à Bouna en avril 2011

De la Pergola à Bouna : Affi raconte son séjour carcéral

Pour la première fois depuis sa sortie de prison, le 5 août dernier, le président du FPI, l’ex-Premier ministre Pascal Affi N’guessan, est revenu longuement sur les conditions de son arrestation à la Nouvelle Pergola à Abidjan-Marcory, de son transfert à la prison civile de Bouna. Nous vous livrons de larges extraits de son témoignage.

«Nous avons quitté le Golf Hôtel le lundi de Pâques à 13h. On ne savait pas où on allait. (suite…)

Etats-Unis, Canada : mobilisation pour la libération de tous les prisonniers politiques de Côte d’Ivoire

CANADA

Dans le cadre de la « Fête de la Résistance », pour le retour de la démocratie en Côte d’Ivoire, le Congrès Ivoirien du Canada (CIC) organise à Montréal, le 16 août, une écoute collective d’entretiens réalisés à distance avec trois prisonniers récemment libérés : Pascal Affi N’Guessan, Justin Koua et Michel Gbagbo.
Pour plus de détails :
http://url.exen.fr/83080/

ETATS-UNIS

Abel Naki (CRI Panafricain) raconte la « Caravane de la liberté », tournée effectuée dans plusieurs villes des Etats-Unis, en juillet et août 2013.
Interview et vidéo par EventNews Tv

Vidéos, photos, réactions et communiqués après la libération de quatorze prisonniers ivoiriens

Consulter le dossier réalisé par Contrepoids :
« Libération de prisonniers politiques en Côte d’Ivoire : on se réjouit mais le combat continue pour la libération de tous les autres ! » (7 août 2013)
http://contrepoids-infos.blogspot.fr/2013/08/liberation-de-prisonniers-politiques-en.html

Libération des détenus pro-gbagbo : pour Bernard Houdin, “c’est une avancée décisive dans le combat des démocrates”. [Communication de Bernard Houdin, Conseiller spécial du Président Gbagbo]. 5 août 2013. In : René Kimbassa le Blog, 6 août 2013.
« La libération aujourd’hui, 5 août 2013, de quatorze personnalités « pro-Gbagbo » par le régime en place en Côte d’Ivoire ne doit pas nous détourner de notre objectif principal qui est la libération de TOUS les prisonniers politiques, à commencer par le président Gbagbo » (…)
http://url.exen.fr/82665/

A Abidjan, l’accueil chaleureux des prisonniers libérés

(Mise à jour : 9 aoüt 2013)

Michel Gbagbo salue ses amis
Les premières paroles de Pascal Affi N’Guessan, le Président du Front Populaire Ivoirien

(Mardi 6 août 2013 – Images France24)
http://www.youtube.com/watch?feature=player_detailpage&v=i_pt4Gjlz9E

Les premières heures relatées par Frank Toti :
(…)
Prévu pour atterrir à 10h, c’est finalement peu après midi que l’avion de la République de Côte d’Ivoire «TUVAP » avec à son bord, Affi N’Guessan, Lida Kouassi Moïse, le gouverneur Dacoury Tabley, Alcide Djédjé, Sokouri Bohui, Séka Obodji et Kuyo Téa Narcisse, a atterri sur le tarmac de l’aéroport Félix Houphouët- Boigny, précisément du côté de «Djeddah». Alors que les responsables du Fpi, les militants et familles les attendaient du côté du GATL où l’avion devrait initialement se poser. Aussitôt arrivées, ces personnalités sont embarquées dans des véhicules de type 4×4 de l’unité d’élite «FRAP» de la police nationale. Direction le Palais de Justice du Plateau, pour finaliser les formalités de sortie avec les juges d’instruction.
Pendant ce temps, l’attente se faisait longue du côté de la MACA, où Sangaré, Douati et Koua n’avaient toujours pas franchi les impressionnants portails de la Maca, pour humer l’air frais de la liberté. Une information interne émanant de l’administration pénitentiaire décide d’espacer les sorties de ces trois personnalités pour éviter des attroupements devant l’établissement pénitentiaire. Ainsi Douati devrait sortir à 12h, Koua Justin à 14h et Abdoudramane Sangaré à 17h. Finalement, ils seront autorisés à quitter l’établissement pénitentiaire à 13h et conduits à bord de véhicules de type 4×4 du ministère de la Justice (immatriculés D 46) en direction du Plateau. Où ils retrouveront Affi N’Guessan et les autres. C’est peu après leur arrivée au Palais de justice du Plateau, que Michel Gbagbo et Mme Géneviève Bro Grebé, internés depuis plusieurs mois à la Pisam vont également être conduits devant les juges d’instruction.

Ambiance de fête et de retrouvailles
Après des échanges de plus de deux heures avec le juge d’instruction, ils quitteront les lieux, pour le QG de Laurent Gbagbo, à Cocody-Attoban. Où des centaines de militants, sympathisants et d’Ivoiriens tout court les attendaient, dans une ambiance de fête et de retrouvailles. La ruelle de cette cité huppée d’habitude si déserte, ne peut contenir le trop de personnes ayant effectué le déplacement pour ce «jour historique». Des haies d’honneur, des groupes de chants par-ci, des cantiques à la gloire de Dieu par-là, grelots, castagnettes… Un cocktail d’ambiance et de retrouvailles pour saluer le retour des ces «fils dignes».
Il est un peu plus de 16h quand les klaxons annonçant l’arrivée des célèbres «prisonniers de la Haine», retentissent à vous rompre les tympans. C’est l’hystérie totale. Dans ce tohu-bohu indescriptible où s’entremêlent pleurs et cris de joie, l’émotion est à son comble. Quelques femmes s’affaissent en pleurs, deux d’entre elles perdent connaissent. Le service de sécurité est vite débordé. La presse dans sa diversité qui n’a pas voulu se faire conter l’évènement joue des coudes pour se frayer un chemin pour des prises de vues les plus exclusives. C’est Michel Gbagbo qui ouvre le bal des entrées des «prisonniers de la Haine ». Arborant fièrement son T-shirt à l’effigie du président Gbagbo, les deux doigts de chaque côté en l’air, Michel met littéralement la foule à ses pieds. Tout le monde veut le toucher. Tout le monde veut une photo de lui. Sa joie est immense de retrouver ses camarades.

Michel écrase une larme…
Il a fallu au service de sécurité d’user de dextérité pour pouvoir le sortir de la foule qui ne voulait plus le lâcher. Il est vite remis dans le véhicule qui le transportait et qui a dû entrer presqu’en trombe à l’intérieur du QG. A l’intérieur encore, les femmes se ruent sur lui. Certaines ne peuvent s’empêcher de penser à son père Gbagbo et à sa mère Simone, encore dans les liens de la détention. Michel est touché, devant tant d’émotions. Il est rapidement conduit à l’intérieur d’un bureau, en attendant l’entrée des autres.
Tour à tour, Séka Obodji, Kuyo Téa, Dacoury Tabley, Alphonse Douati, Lida Kouassi Moïse, Koua Justin, Abdoudramane Sangaré, se suivent. Dans une joie indescriptible.
(…)
Lire l’article complet dans : Le Nouveau Courrier n° 848, 9 août 2013, p. 4

Côte d’Ivoire : annonce de plusieurs remises en liberté provisoire

La nouvelle est arrivée tout-à-l’heure :  les autorités ivoiriennes ont annoncé la remise en liberté provisoire de 14 détenus politiques, dont Michel Gbagbo et Pascal Affi N’Guessan.

Selon les informations reçues, il s’agit de :
Geneviève Bro Grégbé, Michel Gbagbo, Pascal Affi N’Guessan, Aboudramane Sangaré, Moïse Lida Kouassi, Alphonse Douati, Narcisse Téa Kuyo, Alcide Djédjé, Sokouri Bohui, Justin Koua, Henri-Philippe Dakoury Tabley, Désiré Seka Obodji, le colonel Konandi Kouakou, Nomel Jonas.

Nous vous attendons…

 

L’acharnement de la « Justice » de Ouattara contre ses adversaires politiques

Abidjan, le 10 juillet 2013 : la Chambre d’Accusation veut faire passer en Cour d’Assises 84 personnes détenues pour la plupart depuis le 11 avril 2011, date de la prise du pouvoir d’Alassane Ouattara. Parmi elles, des membres de la famille du Président Laurent Gbagbo (son épouse Simone et son fils Michel), le Président du Front Populaire Ivoirien, Pascal Affi N’Guessan, ainsi que des partisans ou supposés tels du Président Gbagbo.

Une première réaction, celle de Nicoleg (http://www.mediapart.fr/blog/181602) :
« Ouattara et la loi des vainqueurs : charges confirmées contre 84 pro-Gbagbo
Alors que les auteurs des massacres de Duékoué et de Nahibly n’ont à ce jour fait l’objet d’aucune poursuite, et que la Chambre Préliminaire de la CPI n’a pas jugé avoir suffisamment de preuves pour confirmer les charges contre Laurent Gbagbo, 84 pro Gbagbo voient les charges retenues contre eux confirmées. Le régime Ouattara voudrait confirmer qu’il n’est susceptible de s’inscrire que dans une loi des vainqueurs comme ça lui fut reproché, il ne s’y prendrait pas autrement. »

Cette décision de confirmation des charges signifie, s’il en était encore besoin, que le régime de Ouattara ne cherche que l’affrontement et qu’il vise à l’écrasement et à la disparition de toute opposition.

Une Délégation du Front Populaire Ivoirien rend visite aux prisonniers politiques de Bouna

« Visite du FPI à Pascal Affi NGuessan à Bouna : Douleur et joie s’entremêlent »

Par Boga Sivori

(Notre Voie, 21 mai 2013) – La délégation du Fpi a rendu visite, pour la première fois depuis deux ans, à son président Affi NGuessan, prisonnier politique à Bouna. Ce fut un grand moment d’émotion.

Affi-nguessan

Pascal Affi NGuessan

Située à plus de 600 kilomètres d’Abidjan, Bouna est la dernière ville importante du Nord-Est de la Côte d’Ivoire à la lisière de la frontière avec le Ghana voisin. Ce samedi 18 mai 2013, il est 10h30 quand notre équipe arrive dans la ville.

Nous sommes dans un maquis-restaurant. 11 heures, un homme assis à une table avec ses amis et dont le regard était constamment tourné vers nous, nous offre à boire et se retire. Nous nous approchons alors de ceux qui étaient encore en place pour leur demander de lui transmettre nos remerciements. C’est alors que l’un d’entre eux se dévoile : « Je vous connais personnellement. Vous êtes journaliste à Notre Voie. Je suis le neveu du ministre Alphonse Douati. Celui qui vous a offert à boire est de Sérihio dans la région du fromager. Je suis le voisin de la nièce du président Affi venue spécialement s’installer ici pour lui faire à manger. Ici à Bouna, toute la population est majoritairement Fpi. Et tout le monde sait qu’aujourd’hui le président Miaka arrive pour voir le président Affi. Mais personne n’ose approcher pour des raisons évidentes de sécurité. Car ici, dozos et frci sévissent. Prenez donc courage et sachez que le peuple est avec vous ». Les propos de cet homme nous permettent alors de comprendre la lourdeur de l’atmosphère qui règne dans la ville. 13 heures, nous nous approchons de la prison civile. La voie qui passe devant celle-ci est barrée. Cependant, les hommes en armes qui la gardent nous autorisent à passer à pieds. Nous nous installons à l’ombre des arbres qui sont en face de la prison à côté des forces de l’ordre qui fraternisent avec nous. Quelques instants après, Séry Gboagnon, secrétaire national chargé de la justice, des libertés et des droits de l’Homme au Fpi sort de la prison en compagnie du régisseur. Il avait devancé la délégation de son parti. Il donne les premières consignes : « Ni camera, ni appareil photo, ni dictaphone, rien de tout cela n’est autorisé à entrer dans la prison. Il y a une liste de 25 personnes qui sont autorisées à échanger avec le président Affi et le ministre Lida. Telles sont les dispositions prises avec l’administration pénitentiaire et monsieur le procureur de la république ». 

14 heures, le cortège du président Miaka fait son entrée dans la ville de Bouna. (suite…)

Michel Amani N’Guessan : On ne peut vivre éternellement dans un état de non-droit

Mise à jour du 19 mai 2013 :

Le Président du FPI, Pascal Affi N’Guessan, et l’ancien Ministre de la Défense, Moïse Lida Kouassi, tous deux détenus à Bouna, ont eu le réconfort de la visite enfin autorisée d’une délégation de leur parti conduite par Sylvain Miaka Oureto le samedi 18 mai 2013.

LA DIRECTION DU FRONT POPULAIRE IVOIRIEN ENTREPREND UNE CAMPAGNE DE VISITE DES PRISONNIERS POLITIQUES
Interview par Notre Voie :
La direction du Front populaire ivoirien (Fpi) est à pied d’œuvre pour rendre sa première visite à Pascal Affi N’Guessan, président de ce parti, détenu depuis plus de deux années au nord-est du pays. Dans cet entretien, Michel Amani N’Guessan, vice-président du parti, président du comité d’organisation de la visite dans la prison de Bouna, situe le niveau des démarches.

Notre Voie : Monsieur le ministre, on peut dire que c’est une première, cette visite que la direction du Fpi va rendre au président du parti, Pascal Affi N’Guessan, détenu dans le nord depuis plus deux ans. Peut-on savoir où en est la procédure ?
Michel Amani N’Guessan : Je voudrais d’abord préciser que nous sommes un parti socialiste. Depuis que nos camarades sont en prison, quel que soit l’endroit, nous avons toujours, en tant que parti politique, souhaité être à côté de nos camarades pour leur exprimer la compassion du parti et la solidarité de tous les amis. Aujourd’hui donc, après plusieurs refus de la part du gouvernement, nous pensons que l’heure est venue de renforcer l’esprit de solidarité nationale. On parle de réconciliation nationale. On vient de créer une structure pour la cohésion sociale. Nous pensons que le moment est venu de renforcer cet esprit qui marque les temps actuels. Nous voulons donc que le gouvernement nous accorde l’autorisation de rendre visite à nos prisonniers, à commencer par le président du Front populaire ivoirien, Affi N’Guessan. (suite…)