Accueil » Posts tagged 'Prison'

Tag Archives: Prison

Alerte, prisonniers en danger à Dimbokro

Mise à jour du 1er juin 2017 :
L’un des 4 prisonniers politiques de Dimbokro, M. Félicien BAWA, a été transféré mercredi 31 mai à la MACA (Abidjan).
(Source : le COFED)


Nos parents de la prison de Dimbokro sont en danger !

Par Le COFED (Collectif des Femmes et des Enfants des Détenus de la crise postélectorale)

« … En effet, depuis hier [le 28 mai 2017] il y a des tirs entre les prisonniers de droit commun c’est à dire les bandits de grands chemins et les gardes pénitenciers.
Et nos parents sont enfermés depuis hier sans nourriture et dans une chaleur atroce.
En plus les gardes pénitenciers veulent procéder a une fouille et tout leur arracher.

Nous sommes inquiets pour le sécurité de nos parents et nous interpellons une fois de plus les organismes de droits des hommes pour gérer cette situation car nos parents aussi ont des droits.
Il faut rappeler qu’ils sont encore 4 prisonniers politiques dans la prison de Dimbokro, il s’agit de :

ADOGONY FRANÇAIS
DAZIRIGNON ANGE ARISTIDE
BAWA FELICIEN
KOUDOU GNANGO JEAN DIDIER »

(Source : COFED, sur Facebook)

Lire aussi :

Par Christine Tibala :

« ALERTE ALERTE A DIMBROKO : PRISONNIERS POLITIQUES EN DANGER DE MORT !
Le Collectif Des Femmes Cofed (Collectif des Femmes et des Enfants de Détenus) lance une alerte sur la situation des 4 prisonniers politiques de DIMBROKO. Dimanche dernier, une mutinerie a éclatée à l’initiative des prisonniers de droit commun. Fortement réprimée, elle a fait 3 morts parmi eux. C’est là que la Direction de l’établissement a décidé de sanctions collectives y compris contre les 4 prisonniers politiques de DIMBROKO. Il s’agit de François ADOGONI (mandat de dépôt 27/07/2012) ; Koudou GNANGO Jean Didier (MD 21/08/2012) ; Serge DAZIRIGNON (MD : 21/09/2012) et Félicien BAWA (MD : 31/12/2013). Depuis dimanche donc, ils ne reçoivent plus ni nourriture, ni électricité, ni même eau et les visites sont suspendues. La responsable du collectif des femmes Cofed, Simone Datte Bennie, a bien essayé de discuter avec la régisseuse de la prison Akissi N’DRI, mais elle refuse de prendre l’appel. Ce mardi 30 mai 2017, elle est partie voir le Directeur de l’Administration Pénitentiaire (Koffi COMOE) mais en vain également.
Leurs familles sont très inquiètes et nous invitent à nous mobiliser de toutes les façons possibles afin de contribuer à leur libération et en attendant à l’amélioration de leurs conditions de détention. »

(Source : Facebook)

 

Prisonniers en danger !

Soutien à Kouatchi Assié Jean :

« Chers Ivoiriens, Ivoiriennes, Chers Peuples Africains et du Monde Entier,
Vous tous qui êtes épris de JUSTICE et de PAIX,
Alors que des Gens se promènent un peu partout [pour dire] qu’il n’y a pas de PRISONNIERS POLITIQUES en Côte d’Ivoire,
Nous vous annonçons l’état de santé très précaire de l’un de ces nombreux PRISONNIERS POLITIQUES en détention depuis le 26 mars 2012 à la Maison d’Arrêt et de Correction d’Abidjan (MACA). il s’agit du mdl KOUATCHI ASSIE JEAN, actuellement hospitalisé au CHU de Yopougon. Il est interné dans cet hôpital depuis le mardi 09 mai 2017. Nous voudrions vous signaler que vu la pauvreté du peuple Ivoirien en général actuellement, et celle de la famille de notre camarade KOUATCHI en particulier, nous sollicitons l’aide des uns et des autres pour lui permettre de suivre ses soins.

Nous ne devons pas ignorer que vu le manque criard de médicaments dans nos hôpitaux et vu le non-paiement des factures par l’État, les hôpitaux et centres de santé publics refusent tous de recevoir tous les prisonniers, sans exception pour leur administrer des soins pour le compte de l’État de Côte d’Ivoire.

À l’heure où nous vous parlons, notre camarade a besoin d’argent pour faire un second scanner. N’oublions pas qu’après cela, il doit faire d’autres analyses et visites médicales sans ignorer les nombreuses ordonnances médicales à lui délivrées chaque jour lors des soins.

(…) Nous vous informons que le même jour où notre camarade a été admis au CHU de Yopougon pour ses soins, seulement quelques heures après son hospitalisation, on nous annonça le décès de son père biologique.
Et voici, nous avons actuellement, toutes les difficultés du monde pour lui annoncer cette nouvelle.
Nous voudrions vous informer également que notre camarade KOUATCHI souffre énormément en dehors de sa maladie, car il a perdu son fils de 10 ans au début du mois de mars de cette année 2017 à la suite d’une courte maladie.

Avec tous ces tableaux sombres dans la vie de notre camarade que nous venons de peindre, nous voudrions demander à tous, un regard particulier envers lui, aux fins de lui apporter tous nos soutiens. (…) »

Soutien à Damoue Hassane :

« Ensemble, demandons la LIBERATION de Damoue Hassane detenu injustement à l’hôpital Psychatrique de Bingerville depuis maintenant 1 an, suite à des troubles mentaux qui sont dus aux tortures qu’il a subit durant son arrestion en 2012.———
Pour la dignité humaine, Libérez nos parents !
Nous vous en supplions !!!!
6 ANS DE DETENTION C’EST ENORME !! »

(Source : Facebook)

Libérez nos parents au lieu de les déporter d’une prison à l’autre !

Liberez nos parents

Par le Collectif des Femmes (COFED)

« Chers parents, nous vous informons que nos parents Dahi Nestor et Crépin ont été déportés du Camp Pénal de Bouaké a la prison de Katiola.

Koua Justin et Jean Didier du Camp Pénal de Bouaké à la prison de Dimbokro.

Adohi Samson, Clack Guiraud et Ali Gbizie du Camp Pénal de Bouaké à la Maison d’arrêt et de correction d’Abidjan (MACA).

Lago, Zaourou et Bogui du Camp Pénal de Bouaké à la prison d’Abengourou.

Et ceux qui sont restés au Camp pénal de Bouaké sont nos parents Maître Bahi, [le] Ministre Assoa Adou et Koffi Serge.

Alors face à tout cela nous exigeons leurs libérations parce que nous les parents nous sommes fatigués, et que dire de nos parents qui sont détenus depuis plus de 6 ans de manière abusive et arbitraire ! »

#COFED
#JUSQUAUDERNIERDETENU

Source : Facebook, 5 mars 2017

 

 

Le nouveau rapport de janvier 2016 sur les prisonniers politiques en Côte d’Ivoire

 

 

En Côte d’Ivoire, 230 prisonniers sont détenus au secret

Visite à la famille de David SAMBA, Président des Indignés de Côte d’Ivoire, détenu au secret

Correspondance

Les Fédérations FPI et JFPI de Yopougon et le Secrétaire National en charge des prisonniers politiques Michel Gbagbo ont accompagné ce samedi 12 décembre 2015 dans la matinée Monsieur le Maire de Ouaragahio, le Camarade Secrétaire National Pierre Dacoury-Tabley pour une visite de haute portée symbolique. La délégation a en effet rendu visite à Yopougon à la famille de Monsieur Samba David, Président des Indignés de Côte d’Ivoire, détenu d’opinion en un endroit tenu secret par les autorités ivoiriennes.

Depuis plusieurs mois, Monsieur Samba David est venu grossir le lot des ‘’prisonniers fantômes’’ à Abidjan. Evalués à près de 230 personnes à ce jour, les prisonniers fantômes sont des personnes emprisonnées dans des centres de détention de manière anonyme et clandestine. Ils sont enregistrés par l’administration judiciaire. Ils ont été présentés à un juge qui les a inculpés. Leur statut est cependant extrajudiciaire. Ils sont dans des centres de détention clandestins ou dans des centres administratifs (tel que la DST) dont la vocation n’est pas de garder des prisonniers. Jusqu’à ce jour, nul ne sait, y compris la famille et les avocats, si Monsieur Samba David, Président des Indignés de Côte d’Ivoire est encore en vie.

Une somme de cent mille francs a été offerte par Monsieur le Maire de Ouragahio à la famille afin, a-t-il dit, d’essuyer ses larmes, en attendant le retour du prisonnier du pouvoir d’Abidjan. Depuis son accession à la magistrature suprême en Côte d’Ivoire en 2011 suite à un conflit armé, Monsieur Alassane Ouattara, le Chef de l’Etat, s’est illustré par un exercice autoritaire du pouvoir n’hésitant pas à violer toutes les lois nationales et internationales en vigueur en matière d’arrestation et de détention d’opposants. Près de 400 autres prisonniers politiques croupissent toujours depuis des années dans les geôles ivoiriennes dont quatre sont déjà morts suite à des tortures subies à la DST notamment.

(Titre et surtitre de la Rédaction)

Côte d’Ivoire : recensement par lieux de détention des prisonniers politiques

Répartition des détenus politiques et d’opinion recensés en Côte d’Ivoire.
Le  tableau suivant a été établi par le Secrétariat national chargé de l’administration pénitentiaire et des détenus politiques du FPI.
Mise à jour du 2 novembre 2015

La comparaison avec le précédent recensement (Cf. Rapport du 8 septembre 2015) fait apparaître une augmentation de 32 personnes arrêtées pendant les semaines ayant précédé l’élection présidentielle.

Il faut ajouter à ce tableau toutes les personnes disparues depuis le 11 avril 2011 dont on ne connaît pas le nombre.

Lire le Rapport du 8 septembre 2015.

A diffuser ! Le rapport sur la situation des prisonniers politiques en Côte d’Ivoire

Rapport sommaire sur la situation des prisonniers politiques en Côte d’Ivoire (04/08/2015)
Version PDF

Rapport sur la situation des prisonniers politiques en Côte d’Ivoire

Bien que l’insertion des commentaires accompagnant les photos au sein du texte principal rende la lecture parfois difficile, ce rapport constitue une bonne synthèse de la situation des détenus politiques en Côte d’Ivoire : d’où viennent-ils ? Comment sont-ils traités ? Ont-ils été entendus par un juge ?

Source : Ivoirebusiness, 9 août 2015

Renversement de situation : Charles Blé Goudé porte plainte

Les avocats de Charles Blé Goudé ont déposé en son nom devant la justice ivoirienne une plainte contre la direction de la DST pour séquestration, violence, voie de fait et détention arbitraire pendant les 14 mois qui ont suivi son arrestation au Ghana.

Voir aussi :

– Lors de sa première comparution devant la CPI le 27 mars 2014, Charles Blé Goudé décrit ses conditions de détention en Côte d’Ivoire. [Vidéo : son intervention sur ce point débute vers la 15 e minute environ].
Conférence de presse des avocats de Charles Blé Goudé le 14 mars 2014, suite à la parution de photos montrant leur client ainsi qu’un autre détenu politique, Jean-Yves Dibopieu, dans un état de grand dénuement.

 

 

 

L’armée a pris position autour de la Maison d’Arrêt et de Correction d’Abidjan

Que se passe-t-il à la MACA ? Suite à la grève des gardes pénitentiaires, l’armée aurait pris possession des lieux ou d’une partie des lieux. Les prisonniers politiques sont en grand danger, la prison étant livrée depuis plusieurs jours aux détenus de droit commun.

Lire l’alerte lancée sur Contrepoids le 8 fév. 2015

Mise à jour du 11/02/2015 : autres informations sur le Blog de Alain Doh BI (10 fév. 2015)

Prison d’Abidjan : nouveau massacre de détenus, un mort et plusieurs blessés

Mise à jour du 08/02/2014 : une deuxième personne est décédée le 7 février, suite à ses blessures.

MACA : nouveau massacre de détenus ce 6 févier, 1 mort et 8 blessés
par Alain Doh Bi

ABIDJAN – Des tirs nourris à l’arme lourde ont éclaté à la Maison d’Arrêt et de Correction d’Abidjan (MACA) dans la nuit du mercredi 5 au jeudi 6 février 2014 à 4 h du matin jusqu’à l’aube. On enregistre provisoirement 1 mort et des dizaines de blessés parmi les détenus.

Des témoins affirment que l’opération est dirigée par le LT OUATTARA BENJAMIN de la Gendarmerie. Pis, le Régisseur de la MACA, Mr KONE INCLEBAN informé du coup, s’est absenté, précisent les mêmes sources.

Pour rappel, ayant reçu des informations sur les préparatifs de ce nouveau massacre en cours aujourd’hui, nous avions lancé une alerte le 1er février 2014 sur Facebook et concomitamment sur Twitter en ces termes : « Depuis 22 h hier 31 jan 2014, un étrange ravitaillement en armes lourdes et munitions des FRCI en poste à la MACA. Tous les Miradors renforcés. Ouattara prépare quelque chose contre les détenus politiques »

Le massacre des détenus politiques par les FRCI, ce 6 février 2014 est la confirmation de cette info que nous avions reçue il y a une semaine. Notre source est catégorique : « il s’agit d’un coup sanglant des FRCI pour mettre fin à la libération provisoire des détenus politiques ». Les 60 détenus politiques dont la libération provisoire était programmée ce matin sont contraints de se terrer dans leurs cellules respectives.

Nous prenons la communauté nationale et internationale à témoin. Les détenus tentent de sauver les codétenus atteints par balles.

In : Blog de Alain Doh Bi, 6 fév. 2014
(Surtitre de la Rédaction)

 

Les femmes des détenus politiques ivoiriens veulent obtenir justice

Par IvoireBusiness – Les femmes du COFED envisagent de mener des actions jusqu’à ce que justice soit rendue.
Comme on le sait, les femmes du (COFED), nourrissons aux bras, ont manifesté le lundi 16 décembre dernier devant le palais de Justice d’Abidjan-Plateau, pour exiger la libération de leurs époux, prisonniers politiques du dictateur Ouattara.
Elles envisagent « mener des actions jusqu’à ce que justice soit faite », a affirmé mardi à ALERTE INFO Désirée Douati, leur porte-parole, au lendemain de leur manifestation dispersée par les FRCI. Désirée Douati s’est confiée au micro de notre confrère d’Alerte-Info.

Votre manifestation a été dispersée lundi par la police. Aviez-vous l’autorisation de la tenir ?

Nous n’avions pas d’autorisation de manifester. Mais nous sommes venues spontanément parce que nous avons perdu près de trois personnes en prison et il y a encore plus de 100 autres qui sont malades et qui n’ont pas de soins et que l’Etat refuse de prendre en charge. Donc lorsqu’il y a violence sur des personnes humaines, lorsque les droits des prisonniers ne sont pas respectés, nous estimons qu’on n’a pas besoin d’une autorisation pour manifester.

Contrairement à ce qui s’est dit, je n’ai pas été interpellée. Il s’agit plutôt de notre secrétaire générale, Mme Chiawa Aimée qui a été battue. Un frère qui était venu nous aider à prendre les images a été interpellé par la police, mais il a été relâché trois heures plus tard.

Quels dysfonctionnements concrets aviez-vous relevés concernant les conditions de détentions de vos proches ?

Pour la maison d’arrêt et de correction d’Abidjan (MACA), ce sont les enlèvements de détenus, la nourriture que nous apportons qui rentre difficilement et les soins de santé qui ne sont pas pris en charge. Pour le cas des prisonniers qui sont à Korhogo par exemple, c’est le droit des visites qui n’est pas respecté. Il y a des familles qui n’ont pas vu leurs parents depuis avril 2011. A Séguéla, il y a un jeune homme, Wilfried Okou, qui vomit du sang. Nous avons interpellé les autorités, en vain. A Man, il y a un parent qui a fait une dépression et qui est même allé jusqu’à la folie. L’Opération des nations unies en Côte d’Ivoire (ONUCI) nous a vraiment soutenus. Avec leur aide, cette personne a été transférée à la MACA. Mais jusque-là, elle n’a pas reçu de soins de santé.

Concernant les anomalies liées aux jugements, il y a différents cas. Il y a 35 étudiants qui ont obtenu un non-lieu, mais qui sont toujours détenus. Deux autres personnes sont supposées être en liberté provisoire, mais sont encore en prison. Il y a plus de 200 personnes qui n’ont jamais encore été entendues par un juge et près de 50 autres qui n’ont jamais vu un juge d’instruction et à peine quelques-uns qui ont rencontré des juges une ou deux fois mais rien de concret.

Il n’y a que le cas Yves Lambelin (ancien industriel français assassiné en avril 2011 pendant la bataille d’Abidjan) pour lequel un juge s’est prononcé. Il a dit que le dossier était vide mais le procureur refuse de faire libérer une vingtaine de détenus incarcérés dans le cadre de cette affaire depuis plus de deux ans.

Enfin, il y a des personnes en prison qui ont été arrêtées juste pour avoir laissé exploser leur joie quand des rumeurs avaient annoncé la libération de l’ancien président Laurent Gbagbo.

Ne pensez-vous pas qu’en l’absence d’autorisation, votre action ait pu être interprétée comme une provocation ?

Dans un premier temps, le collectif avait décidé d’opter pour la voie de l’information. C’est-à-dire que lorsque nous constations une anomalie ou une difficulté, nous nous rendions vers les autorités nationales et les organismes internationaux afin qu’ils nous viennent en aide. Cela a duré un an et pendant cette année-là, nous n’avons pas fait de bruit, nous disant que la voie du dialogue était la meilleure solution.

Mais actuellement, nous perdons des parents et nous comptons près d’une centaine d’autres malades et sans soins. Nous nous sommes dit que le moment était venu de crier notre chagrin. Cette descente dans la rue était un cri de cœur pour interpeller l’opinion nationale et internationale car la situation est devenue grave.

Quels résultats immédiats avez-vous obtenu après votre sit-in ?

Alors que nous nous attendions à être enfin écoutées, nous avons été « gazées » avec nos enfants. Lorsque la police est venue, elle ne nous a posé aucune question, cherchant plutôt à nous disperser avec du gaz lacrymogène. Mais nous mènerons d’autres actions jusqu’à ce que justice soit rendue.

Des actions de quel genre ?

Nous ne pouvons pas vous donner plus de détails sur les manifestations à venir.

Comment est né votre collectif ?

Le 25 octobre 2012, des personnes non identifiées sont entrées à la MACA et ont enlevé mon père, le ministre Alphonse Douati (ancien ministre sous Laurent Gbagbo de 2000 à 2010) et quarante autres personnes pour une destination inconnue. Le ministre Douati étant une personnalité, les médias en ont parlé et trois jours plus tard, il a rejoint la MACA. Mais les personnes anonymes sont restées là-bas.

Cinq jours plus tard, des personnes non identifiées sont encore entrées à la MACA vers 04h00 GMT et ont enlevé une quarantaine d’autres personnes pour une destination non connue. Pour nous les familles de détenus, c’était à chaque fois la panique. Vous pouviez recevoir des appels disant que votre parent avait quitté la MACA, mais on ne savait pas où il avait été emmené. Vous ne saviez pas s’il reviendrait vivant ou non.

C’est donc ce jour-là, le 30 octobre 2012, que nous avons décidé de décrier toutes les anomalies qu’il y a en milieu carcéral pour nos parents.

Notre collectif compte près de 600 membres, principalement des femmes de détenus, à travers la Côte d’Ivoire. Et ce sont près de 800 proches qui sont en prison pour depuis la fin de la crise postélectorale en 2011.

In : Alerte info, 17 déc. 2013
Source : Ivoirebusiness.net, 19 déc. 2013
(Surtitre de la Rédaction)

Maca : un grand mouroir pour les prisonniers politiques

Dans un dossier documenté, le « Nouveau courrier » du 26 novembre 2013 fait, à partir des travaux de professionnels de la santé, l’inventaire détaillé, sur une période donnée, des pathologies dont sont atteints en masse les prisonniers de la MACA (Maison d’Arrêt et de Correction d’Abidjan), plus spécifiquement le bâtiment C où sont enfermés plus de 400 « politiques ».

Par Saint-Claver Oula

Depuis son avènement au pouvoir, Alassane Ouattara a entrepris de décapiter son opposition par l’enlèvement et l’emprisonnement de ses leaders politiques. La majorité des militants qui ont transité par la Direction de la surveillance du territoire (Dst), le camp Génie de l’ex-chef rebelle Koné Zakaria et bien d’autres prisons non conventionnelles y sont arbitrairement détenus au péril de leur vie. Incursion dans l’univers de la plus célèbre prison du pays.

La Maison d’arrêt et de correction d’Abidjan (Maca) abrite la majorité des prisonniers de Côte d’Ivoire et comprend les Bâtiments A, B, C, le Bâtiment des Assimilés, le Bâtiment des femmes, le Bâtiment des mineurs, le Bâtiment qui fait office d’atelier de formation ( ?), une chapelle pour les fidèles chrétiens, une mosquée pour les fidèles musulmans et un centre de santé tenu par deux médecins (un généraliste et un spécialiste), un infirmier, des aides-soignantes et des infirmiers bénévoles issus de la population carcérale. Cette population carcérale est estimée à plus de 5.000 pensionnaires dont 1.200 au Bâtiment C où résident 400 détenus politiques.

Les problèmes de santé
Le Bâtiment C dispose de 18 grandes cellules mesurant chacune 10m de long et 5m de large, soit une superficie de 50m2 et neuf cellules de petites dimension. (suite…)

Prison d’Abidjan : mort du détenu politique Lucien Joel Pekoulat

Nous venons d’apprendre que Lucien Joel Pekoulat est décédé le Dimanche 10 novembre 2013 à la Maison d’Arrêt et de Correction d’Abidjan (MACA), faute d’avoir reçu les soins qui lui auraient été nécessaires.
Pour plus d’informations :
http://url.exen.fr/87960/
et
http://url.exen.fr/88000/

De nombreux prisonniers politiques ivoiriens sont dénutris et malades.
Voir l’article du 2 septembre 2013 :
Les femmes des détenus politiques dénoncent de nouvelles arrestations et le mauvais traitement infligé aux détenus

Côte d’Ivoire : prisonniers en danger

Il faut sauver les détenus malades !