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Tag Archives: Prisonniers politiques

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Soutenons Michel Gbagbo !

Le procès de la liberté d’expression

Dans le procès qui est fait à Michel Gbagbo et au directeur de publication Laurent Despas, pour avoir déclaré qu’il y avait des prisonniers politiques en Côte d’Ivoire, la Cour a fixé la date du délibéré au vendredi 26 janvier 2018.

(Source de l’affiche : Côte d’Ivoire, Rechercher et Dire la Vérité)

Né à Lyon, franco-ivoirien, Michel Gbagbo est enseignant-chercheur en Psychologie à Abidjan. Il est l’auteur, en dehors de ses travaux universitaires, de plusieurs recueils de poésie et de nouvelles.  C’est un homme discret qui, sans être un leader politique, a toujours affirmé son attachement à la paix civile et oeuvré, dans toutes les situations, à l’apaisement des tensions.
Pendant le conflit postélectoral, réfugié avec sa femme et ses enfants à la résidence de son père, le Président Laurent Gbagbo, il fut enlevé le 11 avril 2011 après le bombardement de la résidence par l’armée française. Tous les occupants, hommes, femmes et enfants, ont été livrés aux troupes des anciens rebelles rebaptisées FRCI qui s’acharnèrent sur eux avec une rare violence, comme en témoignent les images diffusées alors sur toutes les chaînes de télévision.
D’abord séquestré au «Golf Hôtel», le QG d’Alassane Ouattara, il fut ensuite emprisonné dans un centre de détention à Bouna, au Nord-Est de la Côte d’Ivoire, en toute illégalité. Il ne faisait l’objet d’aucune poursuite au moment de son enlèvement, et le ministre ivoirien de la Justice ainsi qu’un des geôliers de Michel avoueront que ce dernier n’a été arrêté que parce qu’il était avec son père.
Après cinq mois de détention illégale, et suite à la saisine de la Cour de justice de la CEDEAO et à la dénonciation par Amnesty International des détentions arbitraires, sans fondements juridiques, le pouvoir de Guillaume Soro – alors Premier Ministre – imagina en août 2011 une série de motifs d’inculpations pour donner un cadre légal à une situation illégale.
Le caractère illégal et arbitraire de son arrestation fut confirmé par la Cour de Justice de la CEDEAO. Saisie pour violation des droits de l’homme, elle dit le 22 février 2013 «que l’arrestation et la détention de Michel GBAGBO effectuées dans le cadre de son assignation à résidence sont illégales, arbitraires et constituent une violation de l’article 6 de la Charte africaine des Droits de l’Homme et des Peuples« .
Plainte avec constitution de partie civile
En juin 2012, une plainte avec constitution de partie civile a été déposée en son nom par Maître Habiba Touré auprès de la Justice française contre Guillaume Soro et les Commandants de zone (« Com’zones ») pour «Enlèvement, séquestration et traitements inhumains et dégradants».
Les procès d’Assises des proches de Laurent Gbagbo
A Abidjan, en juillet 2013, au terme d’une seule journée d’audience, le Tribunal prit dans un délibéré la décision d’envoyer 84 personnes, dont Michel Gbagbo, en Cour d’Assises. Des condamnations à de très lourdes peines de prison seront prononcées en mars 2015 (pour Michel, 5 ans de prison).
Après une hospitalisation de plusieurs mois à la PISAM, à Abidjan, Michel fut enfin remis en liberté, par une décision de la Chambre d’Accusation du 6 août 2013, en même temps que 13 autres personnes proches du Président Gbagbo. Mais depuis cette date il n’a jamais pu quitter la Côte d’Ivoire, que ce soit pour rendre visite à sa famille française ou pour répondre aux convocations de la juge Madame Sabine Khéris chargée d’instruire sa plainte contre Guillaume Soro et les Com’zones.
Aujourd’hui, en lui intentant ce procès – qui est une atteinte à la liberté d’expression et d’opinion -, on veut l’empêcher de parler de l’existence et des conditions de vie des prisonniers politiques et, par extension, également de leurs familles.
En soutenant Michel, nous soutenons leur combat pour vivre libres.
 
(Photos : Michel Gbagbo / Me Habiba Touré / Me Ange Rodrigue Dadjé)
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Le régime d’Alassane Ouattara poursuit ceux qui dénoncent l’emprisonnement politique

Vendredi 12 janvier 2018, Michel Gbagbo a comparu devant le Tribunal de Première Instance du Plateau (Abidjan) pour le motif qu’il aurait contribué, avec le directeur de publication de Koaci, Laurent Despas, à la « divulgation de fausses nouvelles ». Il est accusé d’avoir affirmé, dans une interview donnée au journal en ligne Koaci, qu’il y avait des prisonniers politiques et des personnes disparues en Côte d’Ivoire.
Pour ces déclarations, le Parquet a requis contre lui une peine d’un mois de prison ferme, ainsi qu’une amende.
Le jugement a été mis en délibéré.
Naturellement son avocat, Maître Ange Rodrigue Dadjé, a fait valoir que l’emploi du terme « prisonnier politique » ne pouvait constituer en tant que tel une infraction.
Au demeurant, des personnes arrêtées dans le cadre de la crise postélectorale de 2010-2011 pour leur soutien au Président Laurent Gbagbo ou pour leur proximité avec lui, sans motif d’infraction clairement établi, sont des prisonniers politiques. Et certaines ont effectivement disparu après avoir été enlevées.

Michel Gbagbo

Source photo : « Connection ivoirienne »

 

Mettons des visages et des noms sur les prisonniers politiques ivoiriens

Campagne de soutien

https://blogs.mediapart.fr/christine-tibala/blog/151217/mettons-des-visages-et-des-noms-sur-les-prisonniers-politiques-ivoiriens

Plusieurs journaux ivoiriens suspendus

Atteintes répétées à la liberté d’expression en Côte d’Ivoire

Les journaux LG Infos et La Voie originale ont écopé de plusieurs jours de suspension de parution pour avoir mis en avant l’existence de prisonniers politiques.

Rappel : le prisonnier politique est emprisonné pour ses actions ou/et ses prises de position politiques ; le prisonnier d’opinion est emprisonné pour les opinions qu’il a exprimées.
La répression qui sévit sous le régime d’Alassane Ouattara concerne :
– des militants politiques ou syndicaux ;
– des citoyens ayant usé de la liberté d’expression normalement inscrite dans la constitution ;
– d’autres faisant l’objet de soupçons – et de ce fait, de harcèlements -, à cause de leur proximité familiale (ou autre) avec Laurent Gbagbo.

 

 

Rapport 2-2017 sur les prisonniers politiques

Le dernier rapport du Secrétariat national du FPI chargé de l’administration pénitentiaire et des prisonniers politiques est paru le 1er décembre 2017, avec pour sous-titre : « Le régime du rattrapage en Côte d’Ivoire et la banalisation de la prison politique mouroir ».

Télécharger : RAPPORT N° 2-2017 SUR LES PRISONNIERS POLITIQUES  (PDF)

 

 

La Diaspora africaine s’adresse au 5e Sommet Union Africaine-Union Européenne

ADRESSE DE LA DIASPORA AFRICAINE AU

5ème Sommet Union Africaine (UA) – Union Européenne (UE) à Abidjan (Côte d’Ivoire) des 29 et 30 novembre 2017

 

Au moment où est prévu pour se tenir le cinquième sommet UA-UE les 29 et 30 novembre 2017 à Abidjan,
     Nous, Africaines et Africains de la Diaspora,
Signataires de la présente avons l’extrême obligeance et l’insigne honneur de nous adresser à vous à cette occasion, en raison de la gravité des situations auxquelles les Filles et Fils de l’Afrique font face du fait surtout des relations asymétriques entre les pays du Nord et ceux du Sud ET DE L’URGENCE DES DECISIONS A PRENDRE.
     Des rapports inégaux Nord-Sud
Chaque pays défend ses intérêts ; Les Occidentaux défendent leurs intérêts ; les Africains défendent les leurs. L’espace de la coopération UE-UA doit être celui de la réciprocité et du gagnant-gagnant, le seul qui peut répondre aux nouvelles tendances de la mondialisation. Il ne peut pas, il ne peut plus être question que les pays européens au moyen de leur puissance mettent les pays africains en coupe réglée. Il est venu le temps de traiter l’Afrique comme partenaire et sur un pied d’égalité.
     De la saignée financière de l’Afrique de l’espace francophone par le Franc FCA interposé
Le franc CFA imposé par la France à ses anciens pays colonisés est le puissant instrument de sujétion économique au profit des intérêts français. Beaucoup de chefs d’Etats africains n’osent pas aborder le sujet de peur de subir le triste sort de ceux qui les ont précédés. La monnaie qui est un enjeu économique et un instrument de souveraineté nationale ne peut pas, ne doit plus être aux mains d’une autre puissance mais plutôt aux mains des Africains eux-mêmes. L’UE et l’UA ne doivent pas assister passivement à l’asphyxie des économies africaines par la France qui continue de saigner financièrement l’espace francophone africain par la monnaie coloniale, le franc FCA interposé. Le temps est venu d’y mettre ensemble un terme.
     De la CPI comme instrument de soumission des leaders africains souverainistes
La CPI, point n’est besoin de le démontrer est un instrument aujourd’hui aux mains des puissances occidentales pour soumettre les dirigeants des petits pays et surtout les dissuader de l’option de souveraineté. Le procès actuel du Président Gbagbo et de son ministre Blé Goudé devant le CPI en est une preuve patente. Le Président Gbagbo qui a subi une guerre injuste amenée par la France au profit de Ouattara, est victime de son audace d’avoir voulu tenir tête à la France notamment. Un procès qui se poursuit avec une insuffisance flagrante de preuves et où les témoins peinent à convaincre de l’existence d’un plan commun contre les civils pro-Ouattara ; mais qui s’avère plutôt la mise en place d’une volonté manifeste de la France de sortir définitivement le Président Laurent Gbagbo du jeu politique ivoirien (Voir dernières révélations de Mediapart). Il faut tout remettre à plat en ce qui concerne la CPI et pour l’heure rendre leur liberté à Laurent Gbagbo et Charles Blé Goudé.
     De la crise migratoire comme conséquence des rapports asymétriques entre le Nord et le Sud
Dans des embarcations défiant toute imagination, des milliers et des milliers de ressortissants des pays du Sud et notamment d’Afrique perdent la vie dans la mer méditerranée dans l’indifférence de l’Europe qui se barricade. L’Europe sait pourtant que ces hommes et ces femmes fuient soit la dictature soit la misère ambiante de leur pays d’origine, souvent la conséquence des rapports tutélaires avec les pays de l’UE.
     Du drame que vivent nos frères en Libye
La Libye d’aujourd’hui, vidée d’elle-même par les pays de l’OTAN qui ont mis ses richesses en coupe réglée après avoir liquidé son guide suprême, est triste à voir. La principale responsabilité de cette dramatique situation incombe à l’Europe. L’indignation sélective ne saurait être admise. Après par exemple Charly Hebdo et le Bataclan, où nous avons vu des chefs d’État africains se déplacer pour aller manifester en France, des députés ivoiriens organiser une marche à Abidjan, l’inaction et l’indifférence de l’Europe ne peuvent plus être tolérées. Non à l’esclavagisme des temps modernes si vivace aujourd’hui en Libye.
          Honorables chefs d’Etats et de gouvernement réunis en sommet,
La liste des maux que traversent nos pays dans l’indifférence générale ne saurait être exhaustive. Elle suffit cependant pour appeler votre attention sur l’urgence de vos engagements pour réparer les injustices que l’Afrique et d’illustres Africains continuent de subir. Les Africains n’ont pas besoin qu’on pense à leur place. Les Africains connaissent leurs problèmes et en ont les solutions. Pourvu qu’on respecte leur personnalité et leur souveraineté.
     C’est en conséquence de tout ce qui précède que par la présente Adresse,
    Nous appelons votre aimable attention sur l’urgence des décisions à prendre pour redonner confiance aux Africains dans leurs rapports avec l’Europe. Il s’agit entre autres des mesures urgentes suivantes :
– La renégociation des rapports UE-UA sur la base d’une coopération gagnant-gagnant ;
– La fin du Franc CFA pour une ou de nouvelles monnaies africaines affranchies de la mainmise occidentale, française notamment ;
– La liberté pour Laurent Gbagbo et le Ministre Charles Blé Goudé ;
– La liberté pour les prisonniers politiques Ivoiriens ;
– Le retour sécurisé des exilés ivoiriens.
     Fait à Paris le 27 novembre 2017
Les Signataires sont des économistes ; des médecins ; des spécialistes du droit ; des psychologues ; des hommes et femmes de lettres et de la culture ; des ingénieurs ; des chimistes ; des physiciens ; des historiens et sociologues ;…
Raymond Ahivi (Togo, Plateforme panafricaine en France) ; Ardiouma Sirima (Ligue des Droits de l’Homme Burkina Faso en France) ; Professeur Raymond Koudou Kessié (Côte d’Ivoire, ex-Ambassadeur en exil au Royaume Uni) ; Docteur Ahoua Don Mello (Côte d’Ivoire, ex-Ministre en exil) ; Professeur Balan Facho (Tchad, en exil en France) ; Justin Koné Katinan (ex-Ministre, en exil au Ghana) ; Zadi Zokohi (Côte d’Ivoire, Enseignant en exil au Maroc) ; Didier Ouédraogo (Ligue des Droits de L’Homme, Burkina Faso en France) ; Professeur Pascal Kokora (Côte d’Ivoire, ex-Ambassadeur aux USA)  ; Docteur Claude Koudou (Côte d’Ivoire, ONG Convergences pour la Paix et le Développement de l’Afrique, Enseignant en France) ; Richard Inago (Côte d’Ivoire, Effort humanitaire, en France) ; Clotilde Ohouochi (Côte d’Ivoire, ex-Ministre en exil en France) ; Demba Traoré (Côte d’Ivoire, ex-Directeur général du VITIB, en exil aux USA) ; Docteur Nicolas Agbohou (Côte d’Ivoire, Enseignant en France) ; Professeur Balou Bi Toto Jérôme (Côte d’Ivoire, ex-Secrétaire général de l’Université d’Abidjan, en exil en France) ; Célestine Dabah (Halte aux Génocide, en France) ; Docteur Raphaël Dagbo (Côte d’Ivoire, Association des Amis de Laurent Gbagbo, Enseignant en France) ; Klah Popo (Côte d’Ivoire, Consultant en économie solidaire, en Guadeloupe) ; Docteur Gervais Boga Sako (Côte d’Ivoire, Fondation ivoirienne pour les Droits de l’Homme et la vie politique, en exil en Italie) ; Tano Félix(Côte d’Ivoire, Professeur agrégé de droit, ancien Membre du Conseil constitutionnel en exil au Ghana) ; Thomas N’guessan Yao (Côte d’Ivoire, ex-Ministre en exil au Ghana) ; Professeur Jacques Lorou (Côte d’Ivoire, Enseignant aux USA) ; Komlan Rigobert (Bénin, Ingénieur en France) ; Eric Edi (Côte d’Ivoire, Comité d’action pour la Côte d’Ivoire aux USA) ; Docteur Lazare Koffi Koffi (ex-Ministre, en exil au Ghana) ; Maître Téti Gervais (Côte d’Ivoire, Avocat en France) ; Docteur Issa Coulibaly Malick (ex-Ministre, en exil au Bénin) ; Docteur Hervé Zogoé Abié (Côte d’Ivoire, ex-Ambassadeur, en exil en Afrique du Sud) ; Emile Guiriéoulou (ex-Ministre, en exil au Ghana) ; Théophile Kouamouo (Ivoiro-Camerounais, Journaliste en exil en France) ; PHD Papé Marc Adoux (Côte d’Ivoire, Enseignant aux USA) ; Nestor Koffi (Côte d’Ivoire, Membre du Bureau politique du PDCI) ; Paul Ngassa (Cameroun, Enseignant en France) ; Docteur Jean-Claude Djéréké (Côte d’Ivoire, en exil aux USA) ; Maître Habiba Touré (Côte d’Ivoire, Avocat en France) ; Darnasse Benace (Bénin, en France) ; Jean-Hilaire Yapi (Côte d’Ivoire, Congrès ivoirien du Canada) ; Sidi Tidiane Gueye (Sénégal, Fédération des Travailleurs africains en France). Issopha Isangou (Cameroun, Ingénieur commercial chargé de projet événementiel en France).
[Destinataires : ]
Ambassade de Côte d’Ivoire en France ;
Parlement européen ;
Commission de l’Union européenne ;
Commission de l’Union africaine ;
Elysée ;
Comité de pilotage du Sommet UA-UE.

Report de l’audience de Michel Gbagbo et Laurent Despas

Le 20 octobre 2017, la défense de Michel Gbagbo communique l’information suivante :

« La procédure correctionnelle de Michel Gbagbo de ce jour est renvoyée à une date ultérieure en raison de l’absence de l’ordonnance de vacation.
Nous serons informés de la prochaine date d’audience. »

D’autre part, ce même jour, l’association Reporters sans frontières (RSF) a demandé l’arrêt des poursuites contre Laurent Despas :

« Réaliser et publier une interview n’est pas un acte criminel, rappelle RSF. Nous demandons l’arrêt des poursuites contre Laurent Despas qui n’a fait que rapporter les propos d’un homme politique. Plus généralement, nous rappelons à la justice ivoirienne qu’il existe une loi sur la presse qui doit s’appliquer en cas de délits commis par voie de presse et déplorons qu’elle soit régulièrement ignorée au profit du Code pénal. 

Six autres journalistes et directeurs de publications sont également toujours inculpés pour “incitation des militaires à l’insoumission et à la rébellion, atteintes à l’autorité de l’État et publication d’information fausses se rapportant au secret de la défense et de la sûreté de l’État”. Tous avaient été interpellés en février dernier suite à la publication d’articles sur les paiements de primes aux forces spéciales de l’armée ivoirienne basées dans la ville d’Adiaké (Sud-Est) après une mutinerie les 7 et 8 février 2017. »

 

Michel Gbagbo convoqué au tribunal le vendredi 20 octobre 2017

Après deux reports, la date du 20 octobre a été annoncée pour l’audience devant le Tribunal correctionnel d’Abidjan Plateau de Michel Gbagbo et Laurent Despas (propriétaire du journal en ligne « Koaci »), pour « divulgation de fausses nouvelles », à savoir l’existence en Côte d’Ivoire de prisonniers politiques et de personnes disparues.

Voici le communiqué de Maître Rodrigue Dadjé, défenseur de Michel :

COMMUNIQUE DE PRESSE

Abidjan, le 19 octobre 2017 – Le vendredi 20 octobre 2017, Michel GBAGBO comparaîtra devant le Tribunal Correctionnel d’Abidjan Plateau où il est poursuivi pour s’être rendu complice aux côtés de Laurent DESPAS, propriétaire de KOACI (poursuivi comme auteur de l’infraction), de divulgation de fausses nouvelles relativement à l’existence en Côte d’Ivoire de prisonniers politiques.

Pour l’équipe de défense de Michel GBAGBO, Maître Ange Rodrigue DADJE

 

Table ronde du 11 mai 2017 à Lyon : détail des interventions

Dans son bulletin RDV Info n°4, l’association CI-RDV présente le compte rendu complet et détaillé de la réunion d’information et d’échanges organisée à Lyon le 11 mai 2017, sur le thème :
« Côte d’Ivoire : et si l’image ne reflétait pas la réalité ? »

A lire ou télécharger : CI-RDV Info n° 4 20170723

 

Répartition des prisonniers politiques ivoiriens par lieux de détention

Le total de 212 personnes réparties dans 14 lieux (dont 2 à l’extérieur de la Côte d’Ivoire) correspond à des prisonniers dûment recensés par le Secrétariat National chargé de la politique pénitentiaire et des détenus politiques du Front Populaire Ivoirien.

LIEUX DE DETENTION
1 MACA (Maison d’Arrêt et de Correction d’Abidjan) 175
2 CAMP PENAL DE BOUAKE 4
3 ABENGOUROU 2
4 LIBERIA 7
5 LA HAYE 2 (Laurent Gbagbo et Charles Blé Goudé)
6 DIMBOKRO 4
7 KATIOLA 1
8 MAMA (Maison d’Arrêt Militaire d’Abidjan) 4
9 MAN 3
10 BOUNDIALI 3
11 BOUNA 1
12 ECOLE DE GENDARMERIE 3 (dont Simone Gbagbo)
13 TOUMODI 2
14 HOPITAL PSYCHIATRIQUE DE BINGERVILLE 1
TOTAL 212

Source : IMatin.net du 3 juillet 2017

Dans les prisons ivoiriennes, le rythme des décès s’accélère !

[Article republié suite à un problème technique lors de l’affichage]

Nous apprenons qu’un nouveau décès a frappé les détenus politiques.
Le Capitaine Tondé Bonfils, âgé de 62 ans, est décédé le jeudi 29 juin 2017.

Voici quelques réactions immédiates en face de la très grave situation qui prévaut :

  • Dans une vidéo enregistrée sur Facebook le 29 juin 2017, Alain Doh Bi fait part de son émotion devant les ravages causés aux familles et aux villages par la politique de rancoeur et de haine entretenue par Alassane Ouattara à l’égard de simples citoyens qui sont, pour certains, enfermés à la MACA depuis presque 7 ans.
    La vidéo est consultable sur sa page Facebook à la date du 29 juin.
  • Organisation à la Riviera Golf d’un point presse par le Secrétariat National chargé de la politique pénitentiaire et des prisonniers politiques du FPI (Front Populaire Ivoirien) de Laurent Gbagbo, au cours duquel a été annoncée une opération de Funds rising (Collecte de fonds) en vue de soutenir les détenus politiques qui enregistrent de nombreux morts faute de moyens conséquents pour se soigner à la suite de la maltraitance subie.
    « Nous comptons à ce jour plus de deux cent (200) prisonniers (civils et militaires) répartis dans quatorze (14) lieux de détention officiellement connus (12 en cote d’Ivoire et 2 à l’extérieur) », a déclaré le Directeur de Cabinet du Secrétariat national.
    « Les conditions carcérales inhumaines exposent les détenus à des pathologies diverses (hypertension, diabétique, cardiaque, parasitaire, cancéreuse, oculaire, herniaire…) (…) Nous notons une vingtaine dans une situation de santé délétère. »
    « Ces mêmes conditions ont entraîné des cas de décès en prison et même en dehors (plus de huit décès enregistrés ). C’est pour cela que nous nous engageons sans cesse pour le soutien aux détenus politiques et pour leur libération. Et c’est pour cela qu’à partir du 1er juillet jusqu’au 20 août 2017, nous lançons une opération de Funds rising (collecte de fonds) pour soutenir les détenus politiques » .
    Divers objets (casquettes, t-shirts) sont mis en vente pour récupérer des fonds.
    (Source : presse)

 

Répression contre les militants politiques en Côte d’Ivoire : que fait le gouvernement français ? interroge le journal « L’Humanité »

Côte d’Ivoire : des militants toujours enfermés dans les geôles de Ouattara

(Extraits)

Par Rosa Moussaoui

Des partisans de l’ex-président ivoirien Laurent Gbagbo sont toujours détenus sans jugement, dans un contexte de restriction des libertés.

Il croupit depuis plus de deux ans dans les geôles ivoiriennes, d’abord détenu dans la sinistre maison d’arrêt et de correction d’Abidjan (Maca), puis transféré à Bouaké, dans le centre du pays, loin de sa famille qui ne peut lui rendre visite qu’une fois par mois. Assoa Adou, membre fondateur et figure du Front populaire ivoirien (FPI), a été arrêté le 7 janvier 2015. Accusé d’atteinte à la sûreté de l’État, d’achat d’armes, de formation de bande armée et de meurtre, il attend toujours son jugement. Et faute de suivi médical, son état de santé se dégrade. Sa vue décline, il souffre d’hypertension, ce qui n’empêche pas ses geôliers de le soumettre au supplice d’une lumière en permanence allumée, pour le priver de sommeil.

Assoa Adou n’est pas le seul prisonnier politique ivoirien soumis à ce genre de maltraitance. Dans son dernier rapport annuel, Amnesty International estime à 146, au moins, les partisans de l’ancien président Laurent Gbagbo arrêtés entre 2011 et 2015 et toujours en attente de jugement pour des infractions qu’ils auraient commises pendant la crise post-électorale de 2010-2011. « Les autorités ont restreint le droit à la liberté d’expression, d’association et de réunion pacifique en vertu de lois érigeant en infractions les manifestations pacifiques, entre autres formes d’expression non violente. Plus de 70 personnes, principalement membres de partis de l’opposition, ont été arrêtées, puis libérées au bout de plusieurs heures, voire plusieurs jours », relève l’ONG.

Un amer souvenir de son passage à la Maca

Mariam Cissé, une dirigeante du FPI, est de ceux-là. Elle a été interpellée le 10 juin 2015 alors qu’elle préparait une initiative en faveur de la libération de l’ex-président Laurent Gbagbo, détenu depuis 2011 à La Haye et jugé par la Cour pénale internationale. Placée en détention provisoire, elle a été entendue par un juge d’instruction seulement quatre mois plus tard, avant d’être relâchée et jugée huit mois après son arrestation. Verdict : « délit non constitué ». Relaxée, cette militante garde un amer souvenir de son passage à la Maca. « Sans suivi médical, nous en étions réduits à prier pour ne pas tomber malades. Seuls les traitements antipaludéens étaient accessibles aux détenus. Pour le reste, nos proches devaient nous apporter vivres et médicaments », raconte-t-elle.

(…) « Il est inacceptable que l’État français n’intervienne pas pour faire cesser les maltraitances des prisonniers politiques. C’est pourtant Paris qui a contribué à installer par la force le régime actuel de Côte d’Ivoire, remarque Dominique Josse, responsable Afrique du PCF. Il suffirait d’une simple pression, qui pour une fois irait dans le bon sens, un simple coup de fil, pour stopper ces violations. Des vies sont en danger, il est temps d’agir. »

Article complet dans : L’Humanité, 29 mars 2017
(Surtitre de la Rédaction)

 

Dr Adou ASSOA, prisonnier politique

 

Libérez nos parents au lieu de les déporter d’une prison à l’autre !

Liberez nos parents

Par le Collectif des Femmes (COFED)

« Chers parents, nous vous informons que nos parents Dahi Nestor et Crépin ont été déportés du Camp Pénal de Bouaké a la prison de Katiola.

Koua Justin et Jean Didier du Camp Pénal de Bouaké à la prison de Dimbokro.

Adohi Samson, Clack Guiraud et Ali Gbizie du Camp Pénal de Bouaké à la Maison d’arrêt et de correction d’Abidjan (MACA).

Lago, Zaourou et Bogui du Camp Pénal de Bouaké à la prison d’Abengourou.

Et ceux qui sont restés au Camp pénal de Bouaké sont nos parents Maître Bahi, [le] Ministre Assoa Adou et Koffi Serge.

Alors face à tout cela nous exigeons leurs libérations parce que nous les parents nous sommes fatigués, et que dire de nos parents qui sont détenus depuis plus de 6 ans de manière abusive et arbitraire ! »

#COFED
#JUSQUAUDERNIERDETENU

Source : Facebook, 5 mars 2017

 

 

Rapport du 20 janvier 2017 sur les prisonniers politiques en Côte d’Ivoire

Le dernier rapport du Secrétariat National chargé de l’Administration pénitentiaire et des prisonniers politiques (FPI), daté du 20 janvier 2017, est en ligne.

Son fil conducteur : Interrogations sur la cohésion nationale.

Lire ou télécharger le Rapport (PDF)

Qu’en 2017 la prison politique ne soit plus un programme de gouvernement !

affiche-la-prison-est-elle-un-programme-de-gouvernement

Lu sur Facebook
Le 1er janvier 2017

Bonne Année 2017 à tous les ivoiriens qui se battent pour que notre pays soit un pays de liberté.

Bonne Année 2017 au président Laurent Gbagbo qui est le symbole et le meneur de cette lutte pour la liberté et le respect des peuples africains.

Bonne Année 2017 à Simone Gbagbo, à Charles Blé Goudé, à Assoa Adou, à Hubert Oulaye, à Lida Kouassi, à Koua Justin, à Dahi Nestor, à Patrice Bailly, etc, injustement détenus.

Bonne Année 2017 au Général Dogbo Blé Bruno, à l’Amiral Vagba Faussignaux, au Commandant Jean-Noël Abehi, au Colonel Anselme Séka Séka, etc, arbitrairement détenus pour leur loyauté à la république.

Bonne Année 2017 à tous ces anonymes qui sont en détention, arbitrairement, sans être jugés et sans être libérés. Nous leur souhaitons rien de moins qu’une libération cette année 2017. Nous nous battons pour cela en dénonçant régulièrement cette situation injuste qui leur est faite.

Bonne Année 2017 à tous les ivoiriens exilés un peu partout. Nous leur souhaitons un retour rapide dans leur pays, le pays de leurs ancêtres. Ils ne marcheront jamais seuls parce que nous ne les oublierons jamais .

Bonne Année 2017 à tous ceux qui ont encore leurs avoirs, le fruit de leur travail, injustement gelés. Nous leur souhaitons un rétablissement rapide dans leurs droits.

Bonne Année 2017 à tous ceux qui luttent à l’extérieur. Nous leur souhaitons beaucoup de courage pour ne jamais abandonner cette lutte essentielle pour la liberté. Merci à vous.

Bonne Année 2017 à tous ceux qui ont perdu leurs emplois, et particulièrement à ceux des ivoiriens qui se sont retrouvés au chômage à cause de leurs convictions politiques, et parfois même à cause de leur appartenance ethnique, à cause de la politique dite de  » rattrapage ethnique  » menée par Alassane Ouattara.

Bonne Année 2017 à tous les journalistes, de Côte d’Ivoire et d’ailleurs, qui se battent pour que la vérité sur la crise que connaît notre pays triomphe partout, et qui subissent la répression du Conseil National de la Presse (CNP ) du sinistre Raphaêl Lakpé.

Bonne Année 2017 à tous les amis de la Côte d’Ivoire et de l’Afrique qui, de façons diverses, aident les ivoiriens à faire triompher la vérité, la justice et la réconciliation.

Bonne Année 2017 à tous ceux qui se distinguent sur Facebook et sur d’autres réseaux sociaux pour que notre cause triomphe. Je ne les citerai pas pour ne pas en oublier.

Bonne Année 2017 à la Vérité et à la Liberté.

Bonne Année 2017 à la Côte d’Ivoire, mon pays, qui attend toujours que ses fils se réconcilient.

LIBÉREZ LE PRÉSIDENT LAURENT GBAGBO !

LIBÉREZ LES PRISONNIERS POLITIQUES EN COTE D’IVOIRE !

Alexis Gnagno.