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Pour restaurer la cohésion sociale, Michel Gbagbo en appelle à la jeunesse ivoirienne

APPEL A LA JEUNESSE  POUR UN  NOUVEAU TYPE D’IVOIRIEN (NTI)

Dans le cadre de l’anniversaire des 70 ans du Président Laurent GBAGBO, je voudrais inviter la jeunesse à réfléchir sur les principes généraux qui guident notre vivre-ensemble et déterminent la cohésion sociale en Côte d’Ivoire.

Cette contribution s’adresse donc aux citoyens ivoiriens, surtout les jeunes, l’avenir de tout pays. L’exposé nous permettra de contribuer à promouvoir un changement de comportement, avec pour objectifs la réconciliation nationale et la  Cohésion.

Lire la suite :

http://www.lesamisdelaurentgbagbo.com/actualite-141-contribution-de-michel-gbagbo-a-ladresse-de-la-jeunesse-ivoirienne.html

Déclaration du Front Populaire Ivoirien face à un pouvoir qui pratique et recherche sans cesse l’affrontement

Déclaration 007/2014

DÉCLARATION DU SECRÉTARIAT GÉNÉRAL DU FPI SUITE À LA RUPTURE DU DIALOGUE POLITIQUE PAR LE GOUVERNEMENT

Le Secrétariat Général du Front Populaire Ivoirien (FPI) s’est réuni au siège provisoire du parti, (ex QG de campagne du président Laurent GBAGBO sis à Attoban commune de Cocody) ce jour, samedi 22 Mars 2014 de 10 H à 13 h. Après une analyse et un examen minutieux de la situation nationale caractérisée par :

· le blocage du dialogue politique face au refus obstiné du Gouvernement d’œuvrer à la normalisation de la situation du pays;
· le lancement solitaire et unilatéral du Recensement Général de la Population et de l’Habitat (RGPH) dans un environnement sociopolitique délétère et un contexte de dispersion généralisée des populations;
· L’échec du processus de réconciliation nationale, du fait de l’immobilisme de la CDVR ;
· le transfèrement du ministre BLE Goudé Charles à la CPI, en contradiction avec les affirmations antérieures du Gouvernement. Ce transfèrement constitue, à nos yeux, une entrave grave à la réconciliation nationale ;
· la répression violente et injustifiée des jeunes devant le palais de justice d’Abidjan, lors de l’audience du ministre BLE Goudé Charles ;
· l’interpellation de KOUA Justin, Secrétaire National par intérim de la JFPI et YAVO Martial, président par intérim du COJEP, le vendredi 21 mars 2014 ;
· le maintien en détention injustifiée de Simone EHIVET GBAGBO, Jean-Yves DIBOPIEU et de près de huit cents (800) prisonniers politiques civils et militaires à ce jour ;

Décide :

1- de prendre acte de la rupture du dialogue politique par le Gouvernement ;
2- de convoquer un Comité Central Extraordinaire le samedi 29 mars 2014 au siège provisoire du Parti (ex QG de campagne du président Laurent GBAGBO sis à Attoban commune de Cocody) à 10 h en vue d’examiner et d’approfondir l’analyse de la situation délétère et d’en tirer toutes les conséquences politiques.

C’est pourquoi, il invite impérativement tous les membres statutaires du Comité Central, les membres du Comité de Contrôle, les Secrétaires Généraux des Fédérations, les membres des bureaux nationaux des structures spécialisées et d’activités et les responsables fédéraux des dites structures à prendre toutes les dispositions utiles pour participer à cette importante session extraordinaire du Comité Central.

En attendant, le Secrétariat Général exhorte tous les démocrates, les patriotes, les sympathisants, les militants et toute la population à observer le mot d’ordre de boycott du Recensement Général de la Population et de l’Habitat (RGPH) ainsi que les auditions des « victimes » organisées par la Commission Dialogue Vérité et Réconciliation (CDVR).

Le Secrétariat Général demeure saisi de la question et demande aux démocrates, militants et sympathisants de demeurer mobilisés et à l’écoute des mots d’ordre à venir de la Direction du Parti.

Fait à Abidjan, le 22 mars 2014.
Laurent AKOUN

Secrétaire Général & Porte-parole

Les voeux de Simone Gbagbo

Voici l’adresse que Simone Gbagbo, emprisonnée depuis avril 2011 à Odienné, dans le Nord de la Côte d’Ivoire, a diffusée par l’entremise de son Directeur de Cabinet Niagne Akpa :

Simone Gbagbo

Source image:Regards croisés

 

« En ce début de l’an 2014, il me plaît de formuler pour vous, vos familles et tous ceux qui vous sont chers, mes voeux les plus fervents de santé, de prospérité et de paix.

Oui de paix car depuis plus d’une décennie, notre pays, la Côte d’Ivoire traverse une période de turbulences. L’élection présidentielle d’octobre 2010 ouverte exceptionnellement à tous grâce à l’usage de l’article 48 par le Président Laurent Gbagbo, plutôt que de consolider la paix, a malheureusement constitué le point culminant de la crise ivoirienne.

Il en a découlé des pertes en vies humaines, des départs en exil de milliers d’Ivoiriens, des spoliations de biens, des occupations illicites de terres…

Je voudrais saisir l’opportunité de cette adresse pour présenter toute ma compassion aux familles des disparus, à tous ceux qui ont subi des exactions et qui continuent d’en porter des séquelles (physiques, morales ou émotionnelles), à tous ceux qui ont été spoliés de leurs biens, à tous les exilés, à tous ceux dont les familles vivent dans la précarité du fait du gel de leurs avoirs et à tous ceux qui comme moi sont privés de leur liberté. Je prie pour que l’amour grandisse dans nos coeurs afin que nous nous pardonnions les uns les autres. Nous croyons en notre pays. Nous vous invitons donc à regarder au-delà des circonstances passées ou actuelles.

Les « vents contraires » de la vie, les difficultés à subvenir quotidiennement aux besoins de nos familles, ainsi que les dures épreuves ne doivent jamais nous amener à la désespérance. J’invite par conséquent tous les Ivoiriens et tous ceux qui vivent dans notre pays à continuer d’espérer, à ne jamais baisser les bras car le développement personnel et celui de notre nation ne peuvent être laissés à la chance et aux circonstances.

Je voudrais enfin nous inviter tous à :

· prier pour tous les Ivoiriens et tous ceux qui vivent dans notre pays sans exclusive, afin que Dieu guérisse les coeurs meurtris, restaure les familles et bénisse l’ouvrage des mains de chaque citoyen

· prier pour les dirigeants des grandes puissances afin qu’ils conduisent l’humanité vers un monde de justice, d’équité et de paix ;

· prier pour les dirigeants actuels de notre pays afin qu’ils s’engagent dans un véritable processus de réconciliation nationale qui passe par :

– la libération de tous les prisonniers politiques et militaires (célèbres ou anonymes),

– la fin des arrestations arbitraires, des exactions contre nos compatriotes,

– le retour de tous nos frères exilés (politiques, artistes…) et le dégel des avoirs.

A toi mon époux, compagnon de lutte de toujours, le plus illustre d’entre nous, reçois à La Haye mes voeux de bonne santé, de succès et bon retour bientôt parmi nous.

Bonne et heureuse année 2014 à tous et à toutes et que Dieu bénisse notre pays, la Côte d’Ivoire ! »

Simone Ehivet Gbagbo

 P/O. Le Directeur de Cabinet

Niagne Akpa

Michel Gbagbo : « Il est nécessaire que nous allions à la Paix et à la Réconciliation »

Mise à jour : 27/01/2014

Invité à s’exprimer lors de la cérémonie organisée à Yopougon (Abidjan) pour commémorer l’année de détention de Charles Blé Goudé, Michel Gbagbo a prononcé les mots suivants.

Intervention devant le COJEP
(Yopougon, le 18 janvier 2014 – transcription écrite de l’intervention)

Camarade Président du FPI, Pascal Affi N’Guessan
Camarade Bly Roselin, Président par intérim du COJEP
Camarade Douati Désirée, porte-parole du Collectif des femmes et parentes des prisonniers politiques en Côte d’Ivoire
Camarades de la Liberté ! Tous, en vos rangs, grades et qualités, je vous salue !
Chers frères, sœurs et parents, merci pour votre combat !
Aux veuves, aux parents des disparus, aux exilés, aux prisonniers, et à leurs parents, je voudrais transmettre tout mon soutien et vous dire que dans ma chair, je partage votre affliction.

[I / Pardon]

Jamais nous n’avons été plus tristes, plus meurtris, plus étreints d’angoisse.
A l’aube de 2014, le pays est défiguré, déchiré, divisé. Le pays paye un lourd tribut en termes de disparus, d’exilés, de prisonniers. Les Ivoiriens ne marchent plus ensemble. Partout règne l’Injustice.
Avec cette situation, c’est une grande partie de la jeunesse et de l’espérance du pays qui disparaît à jamais. (suite…)

Tentatives d’assassinats et enlèvements de réfugiés ivoiriens : le Dr Assoa Adou confirme les faits rapportés par les experts de l’ONU

Déclaration de la coordination FPI en exil suite à la publication du rapport des experts de l’ONU sur le Libéria
Par le Dr Assoa Adou

Selon le rapport du groupe des experts sur le Liberia en date du 19 novembre 2013, « le gouvernement ivoirien avait envoyé au Ghana des agents chargés de kidnapper ou assassiner des partisans réfugiés du régime Gbagbo »

Pour les exilés au Ghana, une telle information n’est pas une surprise tant les preuves irréfutables sont nombreuses et disponibles depuis l’arrivée des exilés ivoiriens au Ghana.
Des décès suspects (DIAGOU GOMONT), des tentatives d’enlèvements et des enlèvements suspects (Charles BLE GOUDE, Jean Yves DIBOPIEU, Jean Noel ABEHI, Koné Katinan) et des affrontements suspects dans les camps de réfugiés suivis de décès sont constatés à chaque annonce de la présence des envoyés du gouvernement Ouattara. L’on a encore en mémoire l’assassinat de l’ex rebelle repenti Adama Champion dit « gorge profonde » retrouvé mort calciné dans sa tente au camp de réfugiés d’Ampin au Ghana après ses révélations sur la disparition du journaliste Guy-André Kieffer dans une interview accordée au journal « Le Nouveau Courrier » et dans laquelle il pointait un doigt accusateur sur un baron du RDR. (suite…)

L’hommage à Nelson Mandela du Conseiller de Laurent Gbagbo, Bernard Houdin

L’HERITAGE DE NELSON MANDELA

« Mandela est mort ». Le bandeau défile sur l’écran de la télévision, brutalement et inexorablement, mais ne parvient pas à bousculer notre incrédulité. Depuis les heures terribles de l’été dernier où, sans relâche, tous les medias du monde guettaient la fin de l’un des plus grands Hommes qu’aura connu l’Humanité, et plongeaient dans l’angoisse d’une annonce fatidique la terre entière, le fol espoir de voir Madiba demeurer longtemps encore au milieu de nous, symbole vivant du véritable Humanisme, reprenait forme jusqu’à oublier que l’inéluctable est sans appel.

« Mandela est mort ». Le bandeau continue sa ronde funèbre et, désormais, prostrés et résignés, nous voyons les dirigeants du monde et les commentateurs se bousculer sur l’écran pour se persuader, pour nous persuader que celui que son père avait nommé, à sa naissance, Rolihlahla « celui qui crée des problèmes » en xhosa, sa langue natale, était vraiment parti.

« Mandela est mort ». Le bandeau pourra toujours tourner, les dirigeants et les commentateurs pourront toujours continuer à se bousculer sur l’écran, nous allons très vite cesser d’être prostrés et résignés, car, et c’est d’abord cela l’héritage de Mandela, l’Espoir d’un monde juste et équitable ne pourra jamais disparaitre car, comme il l’a lui-même écrit « l’espoir est une arme puissante et aucun pouvoir sur terre ne peut t’en priver ».

« Mandela est mort ». Dans l’Histoire de l’Humanité cela ne signifiera qu’une chose : Nelson Mandela aura cheminé sur la Terre entre le 18 juillet 1918 et le 5 décembre 2013, une longue et exceptionnelle traversée, mais rien n’empêchera que Mandela continue à vivre dans le cœur des hommes pour l’Eternité.
Cette traversée personne mieux que lui-même a pu la décrire. En lisant, et relisant, son autobiographie Un long chemin vers la Liberté, on reçoit une extraordinaire leçon de vie où Mandela exprime sa force morale inouïe, son sens aigu du combat politique et sa capacité d’écoute, de compréhension et de pardon, qui feront dire à l’écrivain sud-africain André Brink que c’est « …un des rares livres qui deviennent non seulement un repère mais une condition de notre humanité ».
Comment un seul homme a pu, dans un environnement de violence indicible, faire prévaloir le Droit et la Justice, animé par une conviction sans faille, une humilité confondante et un esprit d’ouverture hors du commun, pourrait relever des mystères qui, faute d’explication rationnelle, sont définis comme des miracles. Mais, à lire et écouter Mandela, le mystère se dissipe et le miracle s’efface devant la volonté, ainsi qu’il l’exprime dans une lettre écrite depuis sa prison de Robben Island à sa fille Zindzi : « il est peu de revers en ce monde qu’il n’est pas possible de transformer en triomphe personnel si l’on a une volonté de fer et le talent nécessaire ».
Vingt sept ans de prison, dont plus de dix huit au bagne de Robben Island, des années de clandestinité et de précarité, n’ont pas empêché Nelson Mandela de devenir Président de la République d’un pays où, pendant des décennies, une minorité raciale arcboutée sur des convictions obscurantistes a soumis une majorité qui n’aspirait qu’à la plus élémentaire dignité, l’égalité entre tous les hommes et femmes de ce pays.

Aujourd’hui Mandela est célébré inconditionnellement parce qu’il a su faire preuve, d’abord, de cette immense force d’âme dans la tourmente de l’Apartheid, mais aussi et surtout, parce qu’au soir de sa victoire improbable, il a su prôner et réaliser la réconciliation de toutes les citoyens de son pays, sans distinction de race ou de religion. L’exemple, unique dans l’Histoire, d’une telle prouesse au service des Hommes, obtenue dans le cadre de la Commission Vérité et Réconciliation présidée par Monseigneur Desmond Tutu et venu ranimer la flamme vacillante de la Fraternité et de la Concorde d’un Vingtième Siècle finissant et éclaboussé du sang et des larmes de deux Guerres Mondiales. Mandela s’avançant vers ses juges vêtu du traditionnel Kaross pour défier une Autorité qu’il sait illégitime, Mandela portant fièrement le maillot vert frappé du Springbok symbole ultime de la force Afrikaner, en chaque occasion il incarne l’espérance et la foi dans un monde meilleur.
L’héritage de Mandela est un trésor que nul de pourra piller et que chacun devra porter en soi en signe d’hommage à sa mémoire.
Je suis né blanc et j’ai grandi au cœur de l’Afrique Noire alors que de colonie elle devenait terre émancipée. Je suis totalement conscient d’avoir vécu toute cette période dans l’insouciance d’une jeunesse privilégiée d’une part, et sans remise en cause d’un ordre qui paraissait immuable d’autre part. Plus tard, éveillé à la connaissance du Monde tel qu’il était vraiment, je me suis sincèrement investi pour rendre, à mon modeste niveau, ce que cette Afrique m’avait apporté. Dans la Côte d’Ivoire d’Houphouët-Boigny c’était, surement, un exercice plus facile qu’ailleurs. Mais je reconnais aujourd’hui que, derrière le « miracle ivoirien » il y avait un « ordre établi », celui du parti unique et de la Liberté « surveillée ». Houphouët-Boigny fut, sans discussion une des Grandes Figures qui ont façonné l’Afrique des indépendances et, d’ailleurs, apôtre du Dialogue, il fut un des rares Hommes d’Etat à discuter sans relâche avec les dirigeants de l’Apartheid dans l’espoir de les amener à changer leur vision du monde et l’Histoire lui rendra un jour raison pour cet engagement qui a participé à modifier le cours de l’Histoire de l’Afrique du Sud.
Mais, dans son propre pays, il s’est longtemps crispé sur son pouvoir et il n’aura finalement cédé sur les principes élémentaires d’une société démocratique, au sens noble du terme, que par le combat, pacifique et courageux, d’un homme, Laurent Gbagbo.
Il y a quelques temps un journaliste français avait écrit que « je comparais, sans rire (sic), Laurent Gbagbo à Mandela ». Je m’étais longuement entretenu avec lui et j’avais, en plusieurs occasions, évoqué la même quête d’idéal démocratique chez les deux militants de cette cause. La Côte d’ivoire n’était pas l’Afrique du Sud raciste, le « Vieux » ne faisait pas régner le même ordre implacable que le Parti National, mais le multipartisme, condition indiscutable d’une démocratie adulte, et la liberté de la presse, au sens qu’on lui donne en Occident, étaient inatteignables pour les ivoiriens. Il aura fallu le combat politique, et seulement politique, de Laurent Gbagbo, ponctué de prison et d’exil, pour que le multipartisme soit reconnu dans la pratique et que, pour la première fois en 30 ans de pouvoir, Houphouët-Boigny affronte un adversaire, Laurent Gbagbo, à une élection présidentielle.

A l’heure où le départ de Madiba nous interpelle pour faire vivre son héritage, il faut rappeler quelques vérités et briser des barrières convenues, érigées pour perpétuer un ordre établi à grands renforts de propagande médiatique. L’exemple de l’Histoire de la Côte d’Ivoire actuelle concentre la quintessence du système : déstabilisation d’un régime élu par des bandes armées, imposition d’un dialogue avec ces bandes en faisant fi des structures constitutionnelles, mise en place d’un pouvoir « choisi » sous couvert d’un processus électoral biaisé, utilisation de forces armées étrangères pour arriver au but défini. Cette « méthodologie » sans faiblesse a fonctionné à maintes reprises en Afrique depuis les indépendances. Mais, cette fois-ci, après une « victoire » apparente en avril 2011, elle s’est grippée car, sous l’impulsion d’un homme, Laurent Gbagbo, et le soutien grandissant, tant au pays que dans le monde, de tous ceux qui ont compris le sens de son combat, la situation, inexorablement, se retourne et, comme Mandela a abattu le mur d’infamie de l’Apartheid, Laurent Gbagbo rendra bientôt aux Ivoiriens le droit de choisir librement leur Destin, dans le respect des uns et des autres. Ainsi, dans Côte d’Ivoire, pour une alternative démocratique, Laurent Gbagbo écrit « La démocratie c’est aussi un acte d’humilité. C’est la prise en compte de la relativité des intelligences individuelles et des doctrines. C’est le respect accordé à ses concitoyens. Etre démocrate, c’est reconnaitre qu’on a ni le monopole de la vérité, ni le monopole de la sagesse, ni le monopole de l’amour de son pays ».
La Côte d’Ivoire ne pourra surmonter ses heures dramatiques que par une véritable Réconciliation. Elle passe, comme la libération de Mandela en 1990, par la sortie de Laurent Gbagbo de son cachot de La Haye où, malgré un acharnement désormais indécent, l’accusation a failli à vouloir démontrer sa culpabilité.
La Réconciliation en Côte d’Ivoire sera ainsi la perpétuation du message de Mandela, qui l’avait définie ainsi un jour : « …en fin de compte, la réconciliation est un processus spirituel qui requiert autre chose qu’un simple cadre légal. Il faut qu’elle ait lieu dans le cœur et dans l’esprit des individus »
Shosholoza, shosholoza, Mandela !

Le 6 décembre 2013,
Bernard Houdin
Conseiller Spécial du président Laurent Gbagbo

(Source : Le Gri-Gri international, 7 déc. 2013

Les propositions du Front Populaire Ivoirien pour la réconciliation nationale en Côte d’Ivoire : document

Un document de préparation des « Etats Généraux de la République » a été diffusé par le FPI, sous le titre :
La réconciliation nationale en Côte d’Ivoire : dialogue politique et Etats Généraux de la République. Termes de référence. 30 octobre 2013.
Voici le texte intégral (version PDF, source : Connection ivoirienne, 21 nov. 2013) :
FPI La réconciliation nationale en Côte d’Ivoire

Lire et voir 2013-11

Il y a 9 ans la France tuait impunément des Ivoiriens. Lu par Grégory Protché, Le Gri-Gri international. 09-18 nov. 2013. [Vidéos].
Contient : Articles du Nouveau courrier et reportages.
Partie 1 :
http://www.youtube.com/watch?feature=player_detailpage&v=BXrP6I7yZ_4
Partie 2 :
http://www.youtube.com/watch?feature=player_detailpage&v=YyrVd82T08k
Partie 3 :
http://www.youtube.com/watch?feature=player_detailpage&v=fDd9TSvpga0
Partie 4 :
http://www.youtube.com/watch?feature=player_detailpage&v=eb0PC33yLXI
Partie 6 :
http://www.youtube.com/watch?feature=player_detailpage&v=EQ8YBtwbnuQ
Partie 7 :
http://www.youtube.com/watch?feature=player_detailpage&v=IurY9sYfpkg
Partie 8 :
http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=hX7OGjF-vZY

Nathalie Kouakou Yao, présidente d’Amnesty International Côte d’Ivoire, révèle: « La CPI a émis des mandats d’arrêt contre des pro-Ouattara ». Interview réalisée par Assane NIADA. L’Inter.
En ligne sur Ivoirebusiness.net, 14 nov. 2013.
Les cas Blé Goudé, Mme Gbagbo, les gendarmes arrêtés à Agban et Azito, les 41 jeunes extradés du Liberia, ce sont là quelques sujets brûlants abordés courageusement par la présidente de la section ivoirienne d’Amnesty International, Nathalie Kouakou Yao. Interview vérité d’une militante des droits de l’homme (…)
http://www.ivoirebusiness.net/?q=articles/exclusifnathalie-kouakou-yao-pr%C3%A9sidente-damnesty-internationale-c%C3%B4te-divoire-rev%C3%A8le-la-cpi

En Côte d’Ivoire, pendant le conflit postélectoral de 2010-2011, l’Union européenne a mis en place, à la demande d’Alassane Ouattara, un embargo touchant l’ensemble des produits, y compris les médicaments, entraînant indirectement de nombreux décès.
Dans l’article ci-dessous, Michel Galy dénonce l’embargo qui frappe aujourd’hui Madagascar et touche les personnes les plus démunies.
Madagascar : les élections, et après ?. Par Michel Galy. In : Indignez-vous, 13 nov. 2013.
http://indignez-vous.hautetfort.com/archive/2013/11/13/madagascar-les-elections-et-apres-par-michel-galy-5220214.html

Wattao, une insulte à l’intelligence. Par Bernard Houdin. 11 nov. 2013. In : Indignez-vous.
http://indignez-vous.hautetfort.com/archive/2013/11/11/wattao-une-insulte-a-l-intelligence-par-bernard-houdin-52191.html

Interview du journaliste persécuté pour avoir dénoncé les crimes de la France en Afrique.
« Silvestro Montanaro, journaliste italien, depuis de nombreuses années racontait les injustices dont sont victimes les classes les plus défavorisées à travers le monde. C’est cette mission qu’il honora lorsqu’il decida de raconter la crise ivoirienne, et la vie de Thomas Sankara. Apparemment cet excès de zèle pour la défense des plus faibles n’était pas du gout de la RAI (télévision publique italienne) son entreprise, qui cédant aux nombreuses pressions a décidé de suspendre son émission C’ERA UNA VOLTA.
Dans cette interview exclusive réalisée et traduite de l’Italien au français pas ACC- Côte d’Ivoire, avec la collaboration de Gahié Kuidé Bosow, Silvestro Montanaro nous parle de son travail passionnant et de son combat pour la liberté d’expression. (…) »
http://cotedivoireinfo.wordpress.com/2013/11/04/interview-du-journaliste-persecute-pour-avoir-denonce-les-crimes-de-la-france-en-afrique/

Retour définitif de la paix en Côte d’Ivoire – Quand International Crisis Group rejoint l’opposition !
Cet article du Nouveau Courrier reprend les principales propositions contenues dans un rapport de l’organisation International Crisis Group pour contribuer au retour à la paix en Côte d’Ivoire :
http://nouveaucourrier.net/retour-definitif-de-la-paix-en-cote-divoire-quand-international-crisis-group-rejoint-lopposition/

 

Lire et voir 2013-10

Côte d’Ivoire : « La lutte contre l’impunité à la croisée des chemins ». FIDH, MIDH, LIDHO. Oct. 2013. [PDF]
https://soutienetliberte.files.wordpress.com/2013/10/fidh-ci-oct-2013.pdf
ou :
http://www.fidh.org/IMG/pdf/cotedivoirefr2013.pdf

Libertés démocratiques – Dr Tousséa : « Comment nous devons prendre notre destin en main ». [Interview du Dr Alphonse Tousséa par] Saint-Claver Oula. In : Le Nouveau Courrier [en ligne], 3 oct. 2013.
http://nouveaucourrier.net/libertes-democratiques-dr-toussea-comment-nous-devons-prendre-notre-destin-en-main/

Réconciliation en Côte d’Ivoire : entre paroles vaines et actions inutiles

Par Tah Bayi Saint-Clair
(Le Nouveau Courrier)

C’est connu que dans l’histoire, les moments de crise s’accompagnent d’un frémissement et d’un bouillonnement au niveau des idées et de la production. Cette situation provoque la mort, la naissance ou la résurrection de concepts divers. La Côte d’Ivoire n’échappe pas à cette règle. La crise qu’elle subit depuis près de deux décennies a enrichi en très peu de temps le vocabulaire des Ivoiriens. Au début, nous avions connu les concepts de conjoncture, de P.A.S, de dauphin constitutionnel et plus récemment d’assaillants, d’état d’urgence, couvre-feu, sécession, rébellion, coup d’Etat, négociation, concomitamment et bien entendu le concept de réconciliation qui va être le fil d’Ariane de la présente réflexion.

La réconciliation et étymologie
Réconciliation ? Ce nom dérive du verbe réconcilier. C’est au XIIIème siècle qu’il faut remonter pour voir ses premières occurrences dans notre langue. (suite…)

Des cadres du Nord de la Côte d’Ivoire récusent la thèse d’Alassane Ouattara selon laquelle leur région aurait été « abandonnée »

Extraits d’une contribution du Collectif des nordistes ivoiriens pour la lutte contre la fracture sociale et pour la restauration de l’unité nationale

Selon la presse qui a couvert cette tournée, lors de sa récente visite d’Etat dans le nord de notre pays, le président Alassane Ouattara aurait entre autres déclarations, affirmé, face au triste constat qu’il a fait lui-même de la situation du nord que «le nord a été abandonné».
Afin, uniquement et exclusivement de rétablir la vérité historique, des cadres et population du nord que nous appellerons «un collectif des nordistes ivoiriens» de tous bords politiques et même sans étiquettes politiques, parce qu’ayant été témoins et acteurs des faits ci-après rappelés, a décidé, de rétablir quelques faits historiques vérifiables, pour conférer à la vérité «sa divine beauté», comme le disait le président Félix Houphouët-Boigny.

(suite…)

Nouvelles 2013-07-29

Mise à jour : 31 juillet 2013

Yamoussoukro, 31 juillet 2013 : des chefs de village du département de Gagnoa plaident auprès de Guillaume Soro en faveur des prisonniers politiques et des exilés :

A l’occasion d’un entretien avec Guillaume Soro dans la capitale ivoirienne, une délégation du Conseil des chefs de villages du département de Gagnoa conduite par son président, Gbizié Lambert, a rappelé ce qui bloquait toute avancée dans le pays :
(…) « Nous, Chefs traditionnels, menons donc une diplomatie coutumière qui se veut souterraine, nocturne, entre quatre murs. Elle règle toujours les grands problèmes de la société.
Aujourd’hui les problèmes de la société ivoirienne, sont entre autres :
– L’emprisonnement de notre fils Laurent Gbagbo à la Haye ;
– La détention de plusieurs fils du pays dont certains sont originaires du département de Gagnoa;
– L’exil de beaucoup d’autres ;
– Le gel de leurs comptes bancaires et l’occupation de leurs maisons ;

– La perte des emplois qu’ils occupaient hier ;
– L’insécurité dans nos villages et sur nos routes etc. » (…)
Source : Notre Voie, n°4483, 1er août 2013
http://www.notrevoie.com/a_la_une.asp?id=53250

Dabou (Côte d’Ivoire), 27 juillet 2013 : interdiction du meeting de la Jdcy

Encore une fois, un meeting est interdit à la dernière minute : alors que la Jdcy (Jeunesse de l’Union Démocratique et Citoyenne) devait tenir un meeting (autorisé !) le samedi matin 27 juillet, ce même samedi matin elle se voit signifier par la mairie une interdiction sous le prétexte de l’organisation d’un autre activité le soir dans les mêmes locaux ! Le secteur est également quadrillé par les forces de police.
Voici les réactions de Serge Emile Alléba, Président de la Jdcy :
« On veut nous maintenir dans un climat de terreur et de peur pour opérer un passage en force en 2015. (…) 2015 passe par la libération de tous ceux qui sont détenus. Aujourd’hui une région du pays a été transformée en un Guantanamo pour les autres Ivoiriens. » (Propos relatés par F. Toti dans Le Nouveau Courrier du 29 juillet 2013).
La tournée nationale des jeunes de l’Udcy a été maintenue.

Abidjan, 27 juillet 2013 : libération du Dr Saraka (Konan Patrice)

Selon plusieurs sources, le médecin de Charles Blé Goudé, Dr Saraka, a été relâché le 27 juillet dans la soirée.
Arrêté à deux reprises (en septembre 2012 et en avril 2013), il fut détenu illégalement pendant 4 mois par la DST. Son état de santé s’étant considérablement dégradé, les multiples alertes lancées sur les réseaux sociaux ont contribué à mobiliser les organisations humanitaires afin d’obtenir sa libération.

Abidjan, MACA, 27-28 juillet 2013

Depuis la tuerie des 23 et 24 juillet 2013 à la Maison d’Arrêt et de Correction d’Abidjan, les familles des détenus n’ont pas eu d’autorisation de visite, ce qui accentue leur inquiétude quant à l’état de leur proche et sur le nombre réel de personnes tuées ou blessées par les forces de répression.

Abidjan, 26 juillet 2013 : conférence de presse d’Achille Gnaoré, intervenant au nom des agoras et parlements de Côte d’Ivoire

Cette conférence marque la volonté de faire revivre, après plus de deux ans de silence imposé, et malgré tous les obstacles, les espaces de libre expression que sont les « agoras » et les « parlements ».
Pour en savoir plus :
http://www.notrevoie.com/a_la_une.asp?id=53225

Niamey (Niger), 15 juillet 2013 : arrestation et extradition en Côte d’Ivoire du capitaine Bley Kouassi Urbain

L’ex-aide de camp du général Philippe Mangou est actuellement détenu au secret.
Pour en savoir plus : http://url.exen.fr/81882/

Paroles d’exilé : le ministre Ahoua Don Mello

Interview en deux parties d’Ahoua Don Mello (Docteur Ingénieur des Ponts et Chaussées, porte-parole du Gouvernement Ake N’Gbo et membre de la Coordination du FPI en exil)

Par Frank Toti (pour Le Nouveau Courrier)

Partie 1 :

« Dialoguer rime avec les fusils chez Ouattara »

La situation sociopolitique et économique très préoccupante de la Côte d’Ivoire ne laisse personne sans voix. Pas même l’ex-ministre Ahoua Don Mello, en exil depuis le 11 avril 2011, et qui avait gardé le silence depuis un bon moment. Dans cette entrevue qu’il a accordée au Nouveau Courrier, l’ex-DG du BNETD et par ailleurs ex-Administrateur de la BNI et de la CAPEC, analyse la situation politique et économique de la Côte d’Ivoire. Dans cette première partie que nous vous proposons, il aborde exclusivement les questions politiques de l’heure.

Le Fpi, votre parti, a dit non à l’invitation au dialogue avec le gouvernement, pour protester contre le non-respect de ses engagements (parlant du gouvernement) après les premières négociations et la récente arrestation du leader de la JFPI qui intervenait justement à quelques jours de la reprise du dialogue. Une décision à laquelle vous souscrivez ?

Lorsqu’un homme continue de brimer son frère, la femme, les enfants et les amis de son frère qu’il crie au dialogue pendant qu’il continue de les brimer, pensez-vous honnêtement qu’il donne le même sens au mot «dialogue» que le sens commun attribue à ce mot ? Ce cri au dialogue est pour anesthésier ceux qui sont en dehors de la maison et qui risquent de venir au secours des opprimés. C’est le Vuvuzela pour couvrir le cri de douleur de nouvelles vagues de répression et de violation des droits de l’homme. (suite…)

Nouvelles 2013-07-16

Bonoua (Côte d’Ivoire), 14 juillet 2013 : nouvelle interdiction d’un meeting organisé par la JFPI (Jeunesse du Front Populaire Ivoirien)
En savoir plus :
http://www.notrevoie.com/a_la_une.asp?id=52898

Paris, 13 juillet 2013 : une marche était organisée par le COJEP en soutien à Charles Blé Goudé arrêté le 17 janvier 2013 au Ghana, puis transféré le 18 en Côte d’Ivoire où il ne peut recevoir aucune visite :
Plusieurs centaines de personnes ont suivi la manifestation qui s’est déroulée en musique de la Place de la République à celle de Beaubourg.
Compte rendu détaillé par Zogo Toussaint Goba sur Civox.net :
http://www.civox.net/Charles-Ble-GOUDE-le-symbole-de-la-jeunesse-ivoirienne-meurtrie-a-ete-massivement-soutenu-ce-samedi-13-juillet-2013-a_a3189.html

Yamoussoukro, 10-12 juillet 2013 : lors du Colloque consacré à la recherche sur les causes de la crise ivoirienne, Mgr Dacoury a recommande à la CDVR (Commission Dialogue, Vérité et Réconciliation) présidée par Charles Konan Banny de demander la libération des prisonniers politiques :
« La Cdvr a été créée par la haute autorité de ce pays pour réconcilier les Ivoiriens. Et, pour mieux mener son action, elle a fait diverses actions dont des enquêtes sur le terrain en interrogeant les Ivoiriens qui sont des sachants ou des victimes. Elle dispose donc maintenant de suffisamment d’éléments qui font d’elle la conscience du peuple ivoirien. Je pense que le moment est maintenant arrivé pour que la Cdvr passe à l’action de réconciliation des Ivoiriens. Elle doit, de ce fait, demander courageusement la libération des prisonniers politiques. Car ils doivent prendre leur place dans le processus de réconciliation. Or c’est en étant en liberté qu’ils peuvent dire leur part de vérité. On ne peut pas interroger quelqu’un qui est attaché. Il faut également demander courageusement le retour de tous les Ivoiriens qui sont hors du pays pour que ceux-ci participent aussi à la réconciliation en étant libres dans leur pays», a-t-il indiqué.
(Source : Notre Voie, 12 juillet 2013)

La Haye (Pays-Bas), 12 juillet 2013 : la Chambre préliminaire 1 de la Cour Pénale Internationale a une nouvelle fois refusé la liberté provisoire au Président Laurent Gbagbo

A la Une : la justice ivoirienne en question

Par Norbert Navarro
RFI

Après le renvoi devant les assises de rien moins que 84 proches de Laurent Gbagbo, le FPI, le Front populaire ivoirien, parti fondé par l’ex-président de la République ivoirienne, condamne vivement ce qu’il considère comme une décision « politique ». Et la presse dite « bleue », c’est-à-dire celle qui lui est proche, se fait l’écho de cette réprobation.

C’est ainsi que le quotidien Le Temps dénonce « une mise en scène grotesque » ou encore « une autre manœuvre pour abuser l’opinion ».

Le Nouveau Courrier a interrogé l’avocat sénégalais de la famille Gbagbo. A propos du renvoi des 84 aux assises, Maître Ciré Clédor Ly, c’est son nom, déclare : « C’est la consécration de la vendetta des vainqueurs (…) Aucun droit de mes clients n’a été respecté. Il n’y a eu aucune instruction véritable. Nos clients ne bénéficient pas du droit à un procès équitable », martèle l’avocat.

Selon lui, cette décision « conforte des avis pouvant analyser [ce renvoi] en Cour d’assises [de] toute une famille ainsi que [de] tous les membres d’un gouvernement, incompatible avec les principes de convergences constitutionnelles de la Cédéao, et la charte sur la bonne gouvernance, de la démocratie et des élections. Lesquels, rappelle Maître Ciré Clédor Ly, sont prohibitifs de tout harcèlement politique de la famille politique ou biologique d’un président ayant cessé l’exercice du pouvoir ».

Dans Soir Info, ce même avocat sénégalais s’insurge : « Nous n’avons jamais eu la mise à disposition (…) des éléments de preuves ». « Jusqu’à ce jour, accuse Maître Ciré Clédor Ly, nous avons demandé l’ouverture des comptes scellés, l’inventaire des éléments sur lesquels, ils se sont fondés et considérés comme étant des éléments à charge (…) jusqu’à ce jour, nous n’avons rien reçu. Il n’y a aucun élément précis qu’on reproche à mes clients », dit-il au journal indépendant Soir Info.

Côte d’Ivoire : Anaky crache ses vérités

Mais la grogne se fait également entendre au sein-même de la coalition au pouvoir en Côte d’Ivoire. Président de l’une de ses composantes, Anaky Kobéna est en Une de plusieurs quotidiens ivoiriens ce matin. Le patron du parti MFA n’est « pas d’accord avec la justice », titre le quotidien indépendant L’Inter.

« Anaky se braque contre Ouattara et Bédié », souligne en Une L’Expression, qui évoque une « crise au RHDP », le Rassemblement des Houphouëtistes pour la démocratie et la paix, c’est-à-dire le regroupement de quatre partis politiques autour du président Ouattara, dont le MFA d’Anaky Kobéna.

« Anaky dit NON ! » lance également en Une L’Intelligent d’Abidjan.

Le quotidien abidjanais publie le communiqué du président du MFA dans lequel ce dernier voit dans cet épisode judiciaire le dernier en date des actes de ce qu’il appelle un « opéra interminable ». Selon Anaky Kobéna, « prendre la décision d’organiser des assises (…) n’est pas le grand ‘big bang’ politique et social auquel le peuple aspire en silence. Que le chef de l’Etat veuille bien en tenir compte », lance le président du MFA à l’attention d’Alassane Ouattara.

Côte d’Ivoire : réconciliation spot

Autre avocate présentée comme étant une défenseuse de Simone Gbagbo par le site Internet Afrik.com, Maître Habiba Touré s’insurge. « Nous voulons juste que le pouvoir nous présente des faits réels. Pour les 84 personnes renvoyées devant la Cour d’assises, il n’y a aucun élément. Excusez-moi, mais c’est du n’importe quoi ». Et Maître Touré poursuit : « C’est bien un acharnement. Les responsables du massacre de Duékué n’ont jamais été poursuivis (…) La réconciliation est devenue un spot de campagne pour séduire les partenaires occidentaux. Ce n’est pas une réalité », dit-elle à Afrik.com.

« Une chose est certaine, énonce Fasozine, c’est que la Côte d’Ivoire a besoin de tourner la page d’une crise politico-militaire dont les plaies tardent à se cicatriser ».

In : RFI, 12 juillet 2013