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Tag Archives: Répression

Le mouvement des étudiants ivoiriens en butte à une violente répression

Mise à jour du 17/10/2017 :

Libérés après un mois d’emprisonnement à la MACA,  les étudiants ont décrit ce qu’ils ont subi à l’occasion d’une conférence de presse organisée le 13 octobre 2017 : « Nous étions tous les 37 étudiants dans une même cellule. Nous dormions à même le sol et nous nous rincions une fois par jour. On ne nous donnait pas à manger. C’est Dieu qui a préservé nos vies. Nous souffrons aujourd’hui de plusieurs maladies. Certains ont de problèmes respiratoires, d’autres des problèmes de vue, d’autres encore souffrent de démangeaison. Certains ont des côtes brisées à cause de la bastonnade subie avant leur arrestation ». (…)
Lire le compte rendu détaillé sur Linfodrome

 

Les revendications des étudiants

  • La suppression des frais annexes du COGES [Comité de gestion des établissement scolaires] ;
  • L’égalité et l’équité dans le traitement des élèves affectés de l’État dans le privé et le public ;
  • L’instauration des sessions de remplacement aux Examens à Grand Tirage (BEPC, BAC) ;
  • L’instauration de la Bourse dans le secondaire.

Déclaration du COllectif des Parents d’Elèves et d’Etudiants de Côte d’Ivoire (COPEECI)

Le Collectif des Parents d’Elèves et d’Etudiants de Cote d’Ivoire (COPEECI) suit, à l’instar de la nation entière, avec beaucoup d’attention, la grève générale lancée par la Fédération Estudiantine et Scolaire de Côte d’Ivoire (FESCI) qui paralyse l’ensemble des établissements (primaires, secondaires et universitaires).

Les points culminants des revendications sont les suivants :
– La restauration de la session de remplacement pour les examens à Grand Tirage ;
– La suppression des frais annexes exorbitants dans les lycées et collèges et même dans nos établissements primaires.

Face à cette situation, le Gouvernement Ivoirien, en dépit de la justesse des revendications légitimes des Etudiants, refuse de les réunir autour d’une table afin de trouver des solutions adéquates par voie de dialogue.
Pire, nous notons des cas de répressions drastiques et d’arrestations injustes des étudiants qui manifestaient les mains nues.

Au vu de cela, nous parents d’élèves de toutes les couches sociales ivoiriennes réunis au sein du COPEECI,

– Condamnons les inscriptions anarchiques instaurées par les Coges en violation flagrante de la constitution ivoirienne,

– Dénonçons cette forme de parafiscalité dont les victimes sont les parents d’élèves déjà essoufflés par la crise financière qui frappe tous les ménages ivoiriens,

– Invitons la ministre de l’Education nationale à s’expliquer devant la nation sur l’inscription en ligne et la finalité des moyens qu’elle nous impose. A quoi sert cet argent ? Où va-t-il ?

– Invitons la ministre à fixer un montant unique sur toute l’étendue du territoire national pour les inscriptions dites physiques avec obligation des Coges de rendre public un bilan en fin d’année,

– Condamnons, avec la dernière énergie, ces actes d’extrême barbarie sur nos enfants et assurons qu’ils ne resteront point impunis,

– Nous leur apportons notre soutien pour leur patience et surtout la noblesse de leurs revendications car soucieux du poids financier que ces coûts des frais annexes constituent pour nous.

– Nous demandons au gouvernement de libérer tous nos enfants arrêtés et de soigner le plus rapidement les blessés et ceux qui ont inhalé le gaz lacrymogène périmé.

– Nous invitons Mme la ministre à ne pas oublier qu’elle est aussi une mère de famille et qu’elle devrait se soucier de l’avenir de nos enfants et de la nation entière.

Par ailleurs, nous avons constaté qu’aux fins de dissuasion et de manipulation, certains parents d’élèves et d’étudiants, en complicité avec le gouvernement, ont fait une déclaration le lundi 18 Septembre 2017 sur les antennes de la RTI (Radiotélévision Ivoirienne) pour décrier les points de revendications et les manifestations organisées par nos enfants.

Nous, COPEECI, déclinons toute responsabilité vis à vis de cette déclaration et mentionnons que nous ne nous reconnaissons point en ces personnes.

C’est pourquoi, nous dénonçons la RTI qui a refusé de diffuser notre déclaration parce qu’elle n’allait pas dans le sens de la vision de Madame la ministre de l’éducation nationale.

Pour finir, nous restons à l‘écoute des autorités pour toutes discussions pouvant contribuer à garantir la tranquillité et la paix dans nos établissements.

Fait à Abidjan le 19 Septembre 2017
Pour le COPEECI, le Président
M. Martial ADJOLAIN
edu.copeeci [at] gmail.com

(Source : Facebook)

 

Côte d’Ivoire : la violence de Ouattara à l’égard des étudiants ne doit pas rester impunie
Par Claude Koudou

Depuis plusieurs jours, les étudiants et élèves ivoiriens manifestent contre les augmentations abusives des inscriptions et autres conditions d’études. Parce qu’ils expriment ainsi et à juste titre leur colère, leurs souffrances et leurs difficultés, le pouvoir de Ouattara donne comme réponse la violence, la brutalité et la barbarie. Cette situation est inacceptable.

Nous condamnons fermement cette attitude arrogante du pouvoir avant d’exprimer le plus grand dégoût et notre vive indignation, face à cette inhumanité que montrent les images qui font le tour des réseaux sociaux.

Dans tout pays, il est normal que des jeunes qui entendent exprimer leur détresse, manifestent. Il faut donc soutenir ces jeunes pour la justesse des revendications qu’ils portent. Mais également, il faut dire qu’au regard de la bêtise du pouvoir, il est incompréhensible que l’opposition avec tous les progressistes se terre dans un mutisme assourdissant.

Depuis plus de six ans, nous constatons que ce pouvoir n’a que la violence comme moyen de gouvernance. Il faudra trouver les moyens d’arrêter cette barbarie qui ne peut plus durer. Mais devant la cruauté des actes posés par ce pouvoir, Ouattara devra aussi payer un jour ou l’autre.

En tout état de cause, nous en appelons aux organisations des droits de l’homme qui ne doivent pas avoir une observation sélective sur ce qui se passe en Côte d’Ivoire. Aux pays démocratiques, nous affirmons que la puissance des lobbies financiers ne doit pas l’emporter sur la considération que le sang humain est sacré. Pour cela, nous demandons une commission d’enquête internationale sur les exactions faites sur les étudiants et élèves.

Nous invitons donc la Communauté internationale à ouvrir les yeux sur ce qui se passe en Côte d’Ivoire parce que cela relève de faits vécus au contraire des campagnes de communication du chef de l’Etat ivoirien qui ne fait depuis des années que dans du cosmétique, sur la réalité de la situation.

Enfin, il faut dire que lorsque le peuple est ainsi poussé à bout, il ne faudra pas s’étonner, que devant les graves dérives du pouvoir d’Abidjan, une riposte appropriée vienne arrêter ces souffrances.

Fait à Paris, le 20 septembre 2017

Claude Koudou
Président de l’ONG « Convergences pour la Paix et le Développement de l’Afrique » ; Journal Officiel 2010.

Ampliations :
Ambassade de Côte d’Ivoire en France ;
Amnesty International ;
Human Rigts whatch ;
FIDH ;
Union Africaine ;
Assemblée Nationale française ;
Assemblée Nationale de Côte d’Ivoire ;
Elysée ;
Maison Blanche ;
Kremlin.

(Source : Fraternafrique, 20 sept. 2017)

 

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Il y a bientôt 6 ans que Ouattara s’est emparé du pouvoir et n’a cessé, depuis, de réprimer toute véritable opposition

Amnesty International

Côte d’Ivoire. Les autorités doivent mettre un terme aux arrestations arbitraires et à la «détention mobile» de membres de l’opposition.
Le 28 octobre 2016

Les autorités de Côte d’Ivoire doivent cesser de s’en prendre aux membres de l’opposition en réduisant leurs droits à la liberté d’expression et de réunion pacifique, a déclaré Amnesty International à l’approche du référendum constitutionnel prévu dans le pays dimanche 30 octobre 2016.

Le 20 octobre, au moins 50 membres de l’opposition ont été arrêtés arbitrairement lors d’une manifestation pacifique et détenus pendant plusieurs heures dans des véhicules de police en circulation. Certains ont ensuite été déposés en différents lieux de la principale ville du pays, Abidjan, tandis que d’autres étaient abandonnés à une centaine de kilomètres de chez eux et contraints de rentrer à pied. Cette pratique est connue sous le nom de « détention mobile ».

« Cette forme de traitement inhumain est contraire au droit international et régional relatif aux droits humains et aux normes y afférentes. Toute personne, y compris membre de l’opposition, a le droit d’exprimer pacifiquement son opinion et de voir sa dignité respectée en toutes circonstances, qu’elle fasse campagne pour le oui ou pour le non à l’occasion du référendum. Les membres des forces de sécurité responsables de ces actes doivent être identifiés et amenés à rendre des comptes », a déclaré Gaetan Mootoo, chercheur Afrique de l’Ouest à Amnesty International.
Lire la suite

Parti Communiste Français
Communiqué de Presse sur la visite de Manuel Valls à Abidjan
Le 28 octobre 2016

Manuel Valls à Abidjan : une visite sous forme de provocation

La Côte d’Ivoire est marquée par les stigmates d’un régime autocratique à la dérive. Des centaines de prisonniers politiques croupissent dans les geôles, des chefs de guerre soupçonnés des crimes les plus graves sont promus aux plus hautes fonctions de l’État, des dizaines de milliers de refugiés ne peuvent revenir en Côte d’Ivoire par crainte de répression. Une justice des vainqueurs s’est installée dans un climat de répression tous azimut[s] contre les partis politiques d’opposition, les syndicats et des associations, avec une politique de régression sociale et une soumission totale aux intérêts des entreprises transnationales notamment françaises.
Pour tenter d’asseoir sa mainmise sur le pays, le régime d’Alassane Ouattara fait adopter dimanche 30 octobre un projet de constitution inique lors d’une parodie de référendum. Le texte prévoit la mise en place d’un vice-président que l’actuel président pourra choisir à sa guise, la création d’un Sénat dont 30 % des élus seront nommés par lui, et l’empêchement du syndicalisme dans les milieux étudiants, pour ne citer que ces éléments.
C’est précisément cette date que Manuel Valls choisit pour se déplacer à Abidjan et « afficher le soutien de la France aux processus démocratiques » en cours !
Ainsi, le pouvoir français reste non seulement sourd aux plaintes du peuple ivoirien mais adoube ceux qui l’oppriment sans vergogne ! Cette visite en Côte d’Ivoire du Premier Ministre ne peut qu’être vu[e] comme une provocation et interroge sur les contreparties qu’il en attend.
Le Parti communiste français appelle une fois de plus à la libération des prisonniers politiques en Côte d’Ivoire, à un retour à un état de droit et au respect des droits de l’homme. Il apporte sa solidarité au peuple ivoirien et aux forces démocratiques et progressistes qui veulent contrecarrer les ambitions dictatoriales d’Alassane Ouattara et des cliques affairistes qui se partagent autour de lui les miettes que veulent bien leur laisser les multinationales.
La France au lieu de perpétuer une politique de faux-semblants des plus rétrogrades devrait au contraire favoriser les conditions permettant d’assurer à la Côte d’Ivoire un avenir de Paix, de droit et de progrès social, démocratique et économique. C’est la condition sine qua none pour que des milliers d’ivoiriens, réfugiés politiques ou économiques ne prennent plus la route de l’exil.

France 24
Reportage montrant comment fut empêchée la marche du Front du Refus le 20 octobre 2016.
(Source : Facebook)

Images de l’arrestation de Mamadou Koulibaly, ancien Président de l’Assemblée nationale et actuellement Président du LIDER (Parti de la Liberté et la Démocratie pour la République) le 20 octobre 2016. Il fut relâché quelques heures après, ainsi que d’autres leaders politiques de premier plan.

Malgré les tentatives des autorités pour empêcher toute action contre leur volonté d’imposer une nouvelle constitution, la mobilisation s’amplifie en Côte d’Ivoire

Le vendredi 28 octobre 2016, plusieurs manifestations se déroulent à Abidjan et dans plusieurs villes de l’intérieur du pays.

Dans l’agglomération d’Abidjan où les participants sont très nombreux, la police a utilisé des grenades lacrymogènes, des grenades assourdissantes, des jets de pierre pour empêcher la jonction des différents cortèges. Plusieurs personnes ont été frappées à coup de bâton avec une incroyable violence, ainsi que le montrent des vidéos accessibles sur les réseaux sociaux. Il y a plusieurs blessés, dont un très gravement.

Selon l’Affdo-Ci (Association des femmes et familles des détenus d’opinion de Côte d’Ivoire), 20 personnes ont été arrêtées : 13 détenues à la préfecture de police du quartier du Plateau, 7 autres emmenées dans un endroit inconnu.

marche-du-front-du-refus-20161028

La marche du Front du Refus
Abidjan, le 28 octobre 2016

En Côte d’Ivoire, le dernier bilan de la répression des marches éclatées

Bilan de la répression des marches éclatées contre la violation de l’article 35 de la Constitution (période du 10 au 15 septembre 2015)

Communiqué à la presse par le Front Populaire Ivoirien

https://soutienetliberte.files.wordpress.com/2015/09/cc3b4te-divoire-bilan-de-la-rc3a9pression-des-manifs-du-10-au-15-septembre-2015.pdf

Alerte répression : enlèvements coordonnés de plusieurs cadres du Front Populaire Ivoirien

Alors que le 3e Congrès du FPI vient à peine de s’achever à Mama, alors que les grèves d’enseignants, d’élèves et d’étudiants se succèdent dans l’ensemble du pays, le régime de Ouattara veut abattre toutes formes de résistance et d’expression de la démocratie en emprisonnant les cadres politiques.

Au moins 500 personnes, dont Adou Assoa et Moïse Lida Kouassi croupissent en prison depuis de longs mois.

Aujourd’hui 4 mai 2015, diverses sources signalent l’enlèvement de plusieurs responsables politiques, dont :
– Hubert Oulaye, président du Comité de contrôle du FPI
– Sébastien Dano Djédjé, Vice-Président
– Justin Koua, Secrétaire Général adjoint

PCF : Arrestation du responsable des Indignés de Côte d’Ivoire. Le régime Ouattara dans les pas de Compaoré

Samedi matin 1er novembre Samba David, coordonnateur de la Coalition des Indignés de Côte d’Ivoire, a été arrêté avec trois de ses amis, passé à tabac puis amené au commissariat par les forces armées ivoiriennes. Tout cela est arrivé alors qu’il s’apprêtait à prendre la parole à un meeting prévu et autorisé par le maire de la commune de Yopougon, puis interdit à la dernière minute par le ministère de l’intérieur pour raison d’instabilité au Burkina-Faso voisin selon les responsables de la police présents.

Ces brutalités et arrestations arbitraires, notamment envers des acteurs politiques et du mouvement social, sont malheureusement monnaie courante en Côte d’Ivoire. Dans ce pays il y a des centaines de personnes en détention ou en liberté provisoire pour des raisons politiques.

Au vu du très important mouvement populaire et social en cours au Burkina Faso qui a fait chuter Blaise Compaoré et dans lequel le « Balai Citoyen » est pleinement partie prenante, l’arrestation du dirigeant des Indignés de Côte d’Ivoire prend un relief particulier.

Le pouvoir d’Alassane Ouattara doit immédiatement libérer Samba David et plus généralement tous les prisonniers d’opinion.

A l’heure où le peuple burkinabé tente de se débarrasser du joug des forces de la réaction, le pouvoir ivoirien serait bien inspiré de changer d’attitude et de politique au lieu de continuer de prendre des mesures liberticides et de servir de lieu de refuge à l’ancien autocrate et déstabilisateur d’Afrique de l’Ouest, Blaise Compaoré. La présence de ce dernier risque fort d’être perçu[e] en Côte d’Ivoire comme au Burkina Faso comme un facteur de déstabilisation pour les deux pays.

Parti Communiste Français
Secteur Relations internationales

In : PCF, 3 nov. 2014

Alerte répression en Côte d’Ivoire !

Une nouvelle fois : un meeting interdit à la dernière minute et des arrestations !

Le meeting de la Coalition des Indignés de Côte d’Ivoire contre l’injustice et pour l’impunité prévu le 1er novembre 2014 à Yopougon fut d’abord autorisé, puis interdit : une méthode devenue habituelle pour semer la confusion et procéder à des arrestations « légales ».

Alerte répression !

– A Yopougon (Abidjan), répression de la marche pacifique initiée le 13 octobre 2014 par la Coalition des Indignés de Côte d’Ivoire pour réclamer « Justice pour tous » : interpellation violente et arrestation de plusieurs participants.
http://lebandama.com/content/marche-contre-l%E2%80%99impunite-en-c%C3%B4te-d%E2%80%99ivoire-samba-david-et-quatre-autres-personnes-arretes

Douze personnes enlevées par les hommes de l’ex-commandant de zone Koné Zakaria et jetées en prison le 10 octobre 2014 :
http://lafriquepuissancemondiale2050.ivoire-blog.com/archive/2014/10/12/attaque-du-camp-d-akouedo-identite-des-12-hommes-enleves-et-jete-451446.html

8 mai : répression à Abidjan

Mise à jour du 9 mai 2014 : remise en liberté dans la soirée du 8 mai des dirigeants du FPI, puis d’une vingtaine de militants et sympathisants venus les soutenir

Selon l’Agence APA :

« Le Président du Front populaire ivoirien (FPI, ex-parti au pouvoir), Pascal Affi N’guessan et ses 3 camarades de la direction, ont regagné leur domicile respectif, après 8h30mns d’audition, jeudi, à la brigade de recherche de la gendarmerie nationale de Côte d’Ivoire.
Convoqués par cette unité spécialisée de la gendarmerie ivoirienne, dans le cadre d’une « enquête judiciaire requise par le Procureur de la République », Affi N’guessan, Laurent Akoun (Secrétaire général) et les Vice-présidents Marie Odette Lohourougnon et Richard Kodjo, ont été entendus à la brigade de recherche de 10h15 à 18h45 (heure locale et GMT).
Après leur audition, les dirigeants du parti de Laurent Gbagbo ont « quitté les lieux à 19h30 pour regagner leur domicile » a indiqué à APA le Conseiller en communication du Président du FPI, Franck Anderson Kouassi, sans donner de détails sur l’audition. (…) »
(Source : Ivoirebusiness.net, 9 mai 2014)

Par Eric Lassale

« La vingtaine de militants et sympathisants du FPI, arrêtés jeudi matin pour être venus soutenir Affi N’guessan, Laurent Akoun, Odette Lorougnon, Richard Kodjo, lesquels étaient convoqués à la gendarmerie pour être arrêtés par le régime Ouattara, ont été libérés hier nuit vers 22h15mn, sur intervention du président du Front populaire ivoirien.
Le président du FPI et une direction du FPI se sont en effet rendus dès leur libération à la préfecture police d’Abidjan, pour exiger la libération de leurs militants et sympathisants. (…)
In : Ivoirebusiness.net, 9 mai 2014

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Le 8 mai 2014

Par Alain Doh Bi

ABIDJAN-Plateau, 8 mai 2014, 10 h 45 mn : des patriotes ayant accompagné les 4 leaders du FPI convoqué[s] par la brigade de Recherches chantaient l’Abidjanaise, l’Hymne National, lorsque Youssouf Kouyaté, Commandant du CCDO arriva et ordonna que les patriotes soient bastonnés et gazés. L’ordre fut exécuté par des bastonnades et des tirs de gaz lacrymogène sur les patriotes. plus d’une douzaine de patriotes arrêtés dont les cyberactivites Jean Chrésus, Woody Blé et Achille Gnaoré des Agoras et Parlement, et Dorothée et bien d’autres.

4 Leaders du FPI convoqués : les militants FPI bastonnés et gazés, 12 arrêtés

Retour sur les faits
Lu sur Lecridabidjan.net, 8 mai 2014 :

« Les ivoiriens sont invités à venir massivement demain dès 8h30 au Plateau pour accompagner leur[s] leader[s] à cette audition. Faites passer le message et soyons tous mobilisés. »Ce message, lancé hier dans les différents réseaux de communication des partisans proches de l’ancien président ivoirien Laurent Gbagbo a été entendu. En effet, dans la soirée d’hier mercredi 07 Mai, le président du FPI, Pascal Affi N’Guessan, la vice-présidente du FPI, Marie-Odette Lorougnon, Richard Kodjo SG Adjoint du FPI ont été convoqués ce jeudi 8 mai 2014 à 10h au commandement supérieur de la gendarmerie section recherche dans la commune de Plateau.
Ce matin, autour de 10h, plusieurs petits groupes personnes se sont regroupés aux alentours de la cathédrale du plateau pour un meeting en direction de la brigade de recherche de la gendarmerie nationale. Nos correspondants sur place ont noté l’arrestation de plusieurs personnes venu[e]s protester contre l’audition de leurs leaders. (…)

Heure par heure
(Source : ResistanCIsrael, 8 mai 2014)
 » Des dizaines de militants de l’opposition arrêtés à Abidjan par le régime ivoirien.
Alors qu’ils étaient allés ce matin soutenir les responsables de leur parti convoqués par le régime d’Abidjan pour avoir lancé un mot d’ordre de boycott du recensement général de la population organisé par le régime Ouattara, des dizaines de militants du FPI, le parti de Laurent Gbagbo ont été interpellés ce matin à Abidjan.
Pour le moment, l’on dénombre une vingtaine d’interpellations. (…) »
Lire la suite de l’article

Le contexte
Le pouvoir en place a lancé une opération de recensement de la population alors que plusieurs dizaines de milliers d’Ivoiriens sont en exil et ne peuvent rentrer, leur vie étant menacée, ou/et leurs terres occupées illégalement.
Le Front Populaire Ivoirien a donc appelé au boycott de cette opération qui s’avère être un échec pour Alassane Ouattara.

 

Les Indignés de Côte d’Ivoire matraqués devant l’Ambassade de France

Par Patrice Lecomte

Le sit-in organisé hier matin devant l’Ambassade de France par la Coalition des Indignés de Cote d’Ivoire et le Collectif des admis au concours de police session 2010, mais recalés en 2011 par le régime Ouattara, a été sauvagement réprimé par le régime Ouattara.
Une manifestation pourtant pacifique pour réclamer leur entrée à l’école de police.
Pour toute réponse, le régime leur a opposé une répression sévère à coups à coups de matraques, de course-poursuite, et de gaz lacrymogènes par la police du régime.
Une répression sauvage qui démontre une fois de plus la brutalité du régime et la violation des droits de l’homme et des libertés en Côte d’Ivoire.

Repression manif 20140317

Le jeune Guédé Elvis, venu manifester, a été copieusement battu et trainé sur près de 200 mètres avant d’être conduit à la préfecture de police sans soins.
Il se trouve en ce moment dans un état critique.
(…)
In : Ivoirebusiness, 18 mars 2014

Admis de la police 2010 : un des grévistes de la faim meurt
Par D. K.

Trazié Bi Rosion, du cycle des sous-officiers du concours d’entrée à l’école de police session 2010, est décédé dans la nuit de mardi à hier dans une structure sanitaire à Abidjan, a-t-on appris du porte-parole du collectif des admis de ladite promotion, Serge Landry Boguié, joint hier par téléphone. « Le camarade Trazié Bi est décédé des suites de la grève de la faim que nous avons entamée depuis lundi dernier à la Cathédrale Saint-Paul d’Abidjan pour réclamer notre intégration à l’Ecole de police. Qui dure depuis trois ans par la faute du ministre de l’Intérieur. Les soucis et l’injustice dont nous sommes victimes ont tué notre camarade qui ne souffrait pas d’une maladie lundi dernier. Son corps sera transféré demain jeudi à Sinfra, sa ville natale » a-t-il ajouté. Serge-Landry Boguié a exprimé son indignation et sa colère suite à ce décès subit qui a endeuillé les 1476 admis. «Mais nous ne nous avouons pas vaincu. Le combat pour la restauration de notre dignité se poursuit. Dans l’espoir que le clergé ivoirien mette tout en œuvre pour faire entendre raison à nos autorités pour qu’ils se ressaisissent », a insisté Serge Landry Boguié. Quant à Mlle Gbongbo Carole, membre du collectif des admis du concours de police session 2010, elle est sortie du violon de la préfecture de police d’Abidjan, au Plateau, la semaine dernière, avec une fracture du pied. Cela lui a valu d’avoir le pied qui est dans le plâtre en ce moment, à en croire des témoignages. 34 autres jeunes gens du contingent des admis de 2010 ont été battus sauvagement par les policiers le 22 février dernier, à Cocody, au cours d’une manifestation de protestation devant l’Ecole de police puis jetés dans les cellules du sous-sol de la préfecture de police. Saisie par les admis du concours de police session 2010 après l’annulation de ce test en 2011 par le régime Ouattara, la présidence de la République a, dans un courrier signé par le chef de cabinet du chef de l’Etat, indiqué avoir instruit le ministre de l’Intérieur de prendre en compte les préoccupations des jeunes gens et trouver une solution définitive à ce concours dont les résultats sont antérieurs à la décision de Ouattara. Mieux, en janvier dernier, le président du conseil constitutionnel a évoqué, dans un courrier adressé au collectif des admis que son directeur de cabinet a pris langue avec le ministre de l’Intérieur pour régulariser définitivement la situation des jeunes gens. Malheureusement, le ministre Hamed Bakayoko n’a pas donné une suite favorable à toutes ces requêtes. Laissant les jeunes gens dans le désarroi total.

In : Notre Voie, 13 mars 2014

Lire sur le même sujet :
Nouvelles 2014-02-27

Mise à jour du 19 mars 2014 :
Par Alain Doh Bi :
Arrêtés le lundi dernier lors de leur manifestation devant l’Ambassade de France à Abidjan, les quatre (4) admis recalés du Concours de Police 2010 ont été déférés, hier 18 mars 2014 à 22h à la Maison d’Arrêt et de Correction d’Abidjan (MACA) pour « flagrant délit de trouble à l’ordre public ». Il s’agit de :
1-GROHI ROSEMAR PAUL, Ethnie Avikam originaire de Tiassalé.
2-KABLA GNANDOU FRANCK, Ethnie Godié originaire de Gueyo.
3-TAHI BLOADE JEAN CLAUDE, Ethnie Guéré originaire de Guiglo.
4-DOLLE FULGENCE, Ethnie Dida originaire de Lakota
(Source : Blog de Alain Doh Bi, 19 mars 2014)

Alerte répression !

Côte d’Ivoire
Parce qu’ils ont osé parler de la cherté de la vie, le régime fait arrêter des membres de la société civile

Par Gérard Koné

Quand Zeus veut te perdre, il te rend fou, dit l’adage. La situation que vit la Côte d’Ivoire du point de vue des libertés publiques n’en est pas bien loin. Au regard des derniers développements de l’actualité sociopolitique en Côte d’Ivoire, marquée par l’arrestation des responsables de la Coalition des Indignés de Côte d’Ivoire (Cici), hier mardi 1er octobre 2013, alors qu’ils dénonçaient la cherté de la vie au marché de Cocody, l’on peut visiblement craindre pour la Côte d’Ivoire. Dont les dirigeants, de jour en jour, s’évertuent à confisquer davantage les libertés publiques. Alors que Samba David, coordonnateur national de la Coalition des Indignés de Côte d’Ivoire et ses collaborateurs entretenaient les commerçantes du Marché de Cocody sur la cherté de la vie que subissent de jour en jour les Ivoiriens, des éléments de Police du commissariat du 8e arrondissement de Cocody mettent la main sur lui, sur ordre du Procureur de la République. Il est donc interpellé et conduit au poste, avec ses principaux collaborateurs, Tina Kouassi, Donald Tiemoko, Marcel Kotaix et Tiessé Lou Tra Juliette qui y sont détenus. Selon les informations recueilli[e]s au poste de Police, ces membres de la société civile ont été interpellés sur ordre du procureur de la République, pour trouble à l’ordre public. Et seront déférés devant le Parquet aujourd’hui. Ayant appris la nouvelle de leur arrestation, le Secrétaire national par intérim de la Jfpi, Koua Justin s’est rendu au commissariat du 8e arrondissement de Cocody, pour apporter son soutien à ces Indignés et a crié son indignation face cette énième arrestation arbitraire dont sont victimes des Ivoiriens.

In : Le Nouveau Courrier n° 893, 2 oct. 2013, p. 3
(Surtitre de la Rédaction)

Mise à jour du 04/10/2013 :
Selon une information en date du 3 octobre et transmise par le biais des réseaux sociaux, les personnes arrêtées ont été finalement et heureusement remises en liberté.

Alerte répression !

Les « Indignés de Côte d’Ivoire » ont été violemment pourchassés à l’occasion d’une manifestation organisée contre la cherté de la vie à Abidjan – Yopougon le samedi 24 août.
Un des participants, Modeste Afri Kone, est depuis ce jour en détention.

En savoir plus sur la Coalition des indignés de Côte d’Ivoire

Front social : enseignants ivoiriens en grève

Le mouvement de grève dans les secteurs du primaire et du secondaire a déjà donné lieu à de nombreuses arrestations d’enseignants accusés de « trouble à l’ordre public » et à une présence policière envahissante et parfois très violente. 
Le texte suivant de Richard Kodjo, Secrétaire Général par intérim du FPI, explique les causes et l’enjeu de ce mouvement. 

L’école ivoirienne connaît encore une fois de plus de graves perturbations. En effet, depuis le lundi, 08 Avril 2013, les classes du primaire, du secondaire général et technique sont fermées, suite à un mot d’ordre de grève lancé par les enseignants et éducateurs réunis au sein de l’Intersyndical du secteur éducation/formation (ISEF). (suite…)

La CGT solidaire des grévistes incarcérés en Côte d’Ivoire

Face aux mouvements de grève qui se multiplient dans de nombreux secteurs en Côte d’Ivoire, le régime répond par la répression de l’action syndicale (incarcération d’enseignants grévistes).

Dans une lettre adressée aux centrales syndicale ivoiriennes UGTCI, Dignité et FESACI – publiée le 13 février par Le Nouveau Courrier la CGT, par la voix de Jean-Jacques Guigon, Conseiller confédéral « Afrique », exprime son entière solidarité aux travailleurs grévistes. Elle y dénonce « la réponse violente du Gouvernement (…) intimidations, interpellations, incarcérations et procès expéditifs » et s’associe à leur demande de « levée de toutes les sanctions pénales et financières frappant injustement les militants dans le légitime combat qu’il mène pour la défense des travailleurs ivoiriens ».