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Guillaume Soro de nouveau convoqué par la Justice française

La Juge Sabine Khéris en charge de la plainte déposée par Michel Gbagbo pour « Enlèvement, Séquestration et Traitements inhumains et dégradants » a convoqué une nouvelle fois, pour le 24 novembre, Guillaume Soro.
La fois précédente, ce dernier avait invoqué le contexte de l’élection présidentielle pour demander un report de l’audition.

Conférence de presse des avocats de Charles Blé Goudé

I – Compte rendu par Alain Doh Bi :

Le conseil des avocats de M. Charles Blé Goudé a animé une conférence de presse, ce vendredi 14 mars 2014, au Restaurant BMW de 2Plateaux [Abidjan]. On en retient :

1- Les premières photos des détenus politiques Blé Goudé et Jean Yves Dibopieu sont authentiques. Elles ont été prises à la DST, en Août 2013, par les éléments de cette police spéciale. Charles Ble Goude 2

2- C’est après la diffusion de la premières série de photos que Charles Blé Goudé a été extirpé de la DST et rasé par ses geôliers qui ont pris de nouvelles photos pour les publier ensuite.

3- Blé Goudé était détenu à la DST en cellule d’Isolement jusqu’au 11 mars 2014, ce régime de détention auquel le prévenu Blé Goudé est soumis, est infligé aux détenus qui ont commis des fautes graves lors de leur détention. Charles Ble Goude Photo d Hamed Bakayoko

Le conseil des avocats de Blé Goudé a demandé aux autorités ivoiriennes d’améliorer les conditions de détention de leur client et d’autoriser ses avocats à lui rendre visite comme la loi le prévoit.

II – Extrait de la conférence de presse :
http://www.youtube.com/watch?feature=player_detailpage&v=QMm1NlHW5Iw

Avocats de Charles Blé Goudé 20140314

Photo : Maîtres Blédé Dohora, Félix Bobré et Serge Gbougnon du collectif des avocats de Charles Blé Goudé

III – Relation de l’entretien entre Blé Goudé et ses avocats :

par Robert Krassault

Torturé au secret par le Pouvoir ivoirien depuis son extradition du Ghana, en janvier 2013, Charles Blé Goudé raconte son martyre à ses avocats. C’est un homme menacé de mort qui appelle à l’aide.
«On veut empêcher mon cerveau de fonctionner. Je n’ai pas de lecture. Tout m’est interdit. Je n’ai même pas de stylo. Il faut que ça change. Il faut que vous vous battiez pour que mes conditions de détention changent. Je suis tenu au secret, enfermé 24 h sur 24. J’ai juste un téléviseur qui est dans ma chambre et qui ne diffuse que des programmes de la télévision nationale. En dehors de ça, je n’ai pas d’autres activités.
Je ne peux pas sortir même dans la cour du lieu où je suis détenu. Les repas qu’on me sert, c’est du riz déni kachia avec un tout petit morceau de viande… ».
Ces propos sont de Charles Blé Goudé qui les a confiés à ses avocats lors de son audition, le mardi 11 mars 2014, dans un lieu tenu secret. Il y a donc 5 jours. Le leader du Cojep affirme sans ambages que ses conditions de détention sont très pénibles.
Des conditions de détention qui n’ont pas changé. Selon ses avocats, l’ex-ministre Charles Blé Goudé, prisonnier politique du régime Ouattara, est toujours soumis à un isolement total contrairement à ce que le gouvernement tente de faire croire à l’opinion publique. Lors de la conférence de presse qu’ils ont animée, hier, à Cocody-Les 2 Plateaux (Abidjan), Maîtres Blédé Dohora, Félix Bobré et Serge Gbougnon ont affirmé que leur client est toujours détenu dans des conditions inhumaines. «Il n’a aucun contact avec personne. Et il est resté dans ces conditions jusqu’à ce jour », ont regretté les trois membres du collectif des avocats de Charles Blé Goudé. Avant de préciser qu’ils ignorent le lieu actuel de détention de leur client. A les en croire, les conditions de détention de M. Blé Goudé sont restées inchangées jusqu’au mardi 11 mars 2014, date de son interrogatoire.
Une audition qui s’est déroulée en présence de cinq magistrats dont le procureur de la République.

Blé Goudé: « C’est très éprouvant pour moi »

Avant de répondre aux questions du juge instructeur, Blé Goudé a demandé, selon ses avocats, la permission de faire des observations sur ses conditions de détention.Voici ce qu’il a dit tel que rapporté par le collectif des avocats : «On m’a fait changer de lieu de détention. Mais les conditions difficiles dans lesquelles j’ai toujours vécu n’ont pas changé. C’est très difficile, c’est très éprouvant pour moi. C’est vrai, j’ai été détenu 9 fois dans ma vie. Mais la détention que je vis actuellement n’a rien à voir avec les précédentes détentions. Chaque minute, chaque seconde que je vis en détention est pour moi un combat. Je suis enfermé. Je n’ai personne avec qui parler. Sauf le jour où un élément de mes geôliers est venu me dire : je vais te faire joli. Je raconte exactement les phrases du geôlier : je vais te faire joli. Je lui demande: pourquoi tu veux me faire joli ? Il me répond: je vais te faire joli. Je ne voulais pas qu’on me fasse joli, mais je n’avais pas les moyens de résister. Et il a fait venir ses instruments et il m’a coiffé et rasé. C’était à 14 h. Je lui ai dit : comme tu m’as fait joli, donne-moi un miroir et je vais voir maintenant à quoi je ressemble.
Et il me donne le miroir poliment, je me regarde et lui dis : bon, tu m’as fait joli, mais permets-moi d’utiliser ton rasoir pour ajuster ma barbe».
Les avocats de Blé Goudé précisent que ce témoignage de leur client se rapporte à des faits qui se sont déroulés la veille de son audition. A savoir, le lundi 10 mars 2014.
L’audition a lieu, le mardi 11 mars, dans un endroit tenu secret « pour les besoins de la cause », indiquent les avocats. Qui expliquent que le leader du Cojep leur a aussi dit que lorsqu’on le transférait de la Dst à son lieu actuel de détention, il n’était en possession d’aucun de ses vêtements. Le caleçon qu’il portait était le seul vêtement dont il disposait ce jour-là, ajoutent les avocats. «Il porte un T-shirt qu’on voit dans la dernière série de photos et le pantalon jean qui sont les seuls vêtements qu’il avait depuis le 2 janvier 2014 à ce jour», rappellent-ils avant de faire remarquer que quand Blé Goudé lave ses habits, il est obligé de rester nu jusqu’à ce que ceux-ci sèchent. Ils affirment que c’est seulement la veille de son audition que les vêtements qui avaient été confisqués ont été ramenés à leur client.

Robert Krassault
ciurbaine@yahoo.fr
(In Notre Voie, via Ivoirebusiness, 15 mars 2014)

Traitement dégradant des prisonniers politiques ivoiriens : l’ancien ministre Eric Kahé demande une enquête internationale

UNE ENQUETE INTERNATIONALE APRES LES IMAGES DE LA DST
Depuis ce week-end du mars 2014, des images choquantes et attentatoires à la dignité humaine, circulent sur les réseaux sociaux et dans la presse nationale sur la détention de l’ancien ministre Charles Blé Goudé et de Jean Yves Dibopieu, tous deux anciens leaders estudiantins.

Authentifiées, ces images dégradantes de nos compatriotes Blé Goudé et de Dibopieu détenus à la DST de Côte d’Ivoire, montreraient une fois de plus à la face du monde, après les tortures dénoncées par Amnesty International, la vraie nature du régime en place à Abidjan et que n’ont de cesse de dénoncer les militants des droits de l’homme.

Pour aussi cyniques que soient ces images, elles viennent sonner comme une humiliation de la politique de la haine. Ce ne sont pas les détenus qui sont humiliés mais bien le régime du “rattrapage” ethnique qui est ainsi rattrapé par sa duplicité entre le discours vertueux et les pratiques choquantes au quotidien. De la “résidence protégée” à ces images, c’est une gifle à la conscience de celles des ivoiriennes et de ceux des ivoiriens qui étaient encore sourds à nos appels au respect des droits humains et à la cessation de la politique de division. Nombreux sont ceux des partisans du régime qui en sont confus et les gesticulations de la presse de l’indéfendable cachent un gros malaise.

Ces images doivent appeler à la libération immédiate de tous les prisonniers politiques en Côte d’Ivoire, soit plus de sept cent à ce jour. La responsabilité de la communauté internationale qui a, par erreur, aidé à l’installation d’un système de pieuvre dictatoriale au motif de défendre la démocratie, doit enfin la pousser à agir. Le minimum attendu de cette situation, c’est une enquête internationale pour situer les faits et faire les états généraux de l’emprisonnement politique en Côte d’Ivoire.

Le ministre Eric KAHE
Président de l’AIRD [Alliance Ivoirienne pour la République et la Démocratie]

In : Ivorian.net, 10 mars 2014

Des photos bouleversantes de Charles Blé Goudé et Jean-Yves Dibopieu dans leur prison

Des photos de Charles Blé Goudé et Jean-Yves Dibopieu, détenus tous deux au secret par le régime Ouattara depuis de nombreux mois, ont été diffusées sur Internet, sans qu’on en connaisse l’origine. Elles nous les montrent nus, barbus et amaigris.

Charles Ble Goude 2Commentaires d’Alain Doh Bi :
Blé Goudé debout derrière la porte blindée de la DST avec une bible et une éponge en main.
Mon commentaire : quand le Chef de poste surnommé « Soumangourou » par les détenus est de service, il donne 3 mn à chaque détenu pour prendre sa douche. Il faut être prêt et se dépêcher, dès qu’il ouvre la porte blindée en fer. Sinon, si tu traînes, tu ne finiras pas ta seule douche de la journée.
(…)
Charles Ble Goude
Conditions de détention de Charles Blé Goudé, Président du COJEP : je reconnais cette cellule, surtout les écritures sur cette porte blindée en fer. Il s’agit de la 1ère Cellule à Gauche, l’une des 4 cellules de la DST Abidjan-Cocody. Le muret du WC se trouve juste à côte du pied de Blé GOUDE. C’est donc ça la fameuse « résidence protégée » dans laquelle le régime Ouattara détient Blé Goudé. Barbu, visage tuméfié, méconnaissable. Le régime Ouattara est cruel.
(…)
(Extraits publiés par ResistanCIsrael, 9 mars 2014)

Jean-Yves Dibopieu 2

La situation empire dans les prisons ivoiriennes

Plusieurs détenus politiques blessés à la MACA (Abidjan)

« MACA : Yacou le chinois s’en prend aux détenus politiques »
Par Vana Kacou avec Alain Doh BI
Les détenus politiques de la maison d’arrêt et de correction d’Abidjan n’en sont pas encore au bout de leur peine. En plus de la privation de liberté dont ils font l’objet et ce de manière injuste, ils sont soumis aussi à des sévices corporels. De quoi s’agit-il ?

Non content de les avoir enfermés, le pouvoir d’Abidjan a fait monter une milice au sein de la MACA qui se nomme « Camora » et dirigée par Yacou le chinois un ancien supplétif FRCI qui a été condamné à 20 ans de prison pour attaque à main armée.

Hier cette milice s’en est pris[e] à plusieurs détenus politiques sous l’œil complice et impuissant des gardes pénitenciers. Ainsi aux environs de 23h le détenu politique ZIRI BADI LARIOS a été extrait de sa cellule par les membres de cette milice, armés de gourdins et de machettes. On ignore encore ce qui lui est arrivé.

Ils s’en sont pris aussi à un autre détenu politique du nom de AKMEL qu’ils ont battu et laissés presque mort au environ de 08h25 ce matin.
(…)
Suite de l’article sur Abidjandirect :
http://abidjandirect.net/index2.php?page=poli&id=8950

De Nationalité Française, le Détenu politique AKMEL AKPESS a été sauvagement agressé dans sa cellule au bâtiment des assimilés, par la « CAMORA », une milice armée proOuattara dirigée par Yacouba Coulibaly alias « Yacou Chinois ».

La Camora a traîné le détenu politique AKMEL AKPESS sur 500m jusqu’au Bâtiment C, pour le torturer encore. AKMEL AKPESS a l’oeil droit en sang, le visage enflé et des douleurs aux côtes. Il gît avec ses blessures à la Maison d’Arrêt et de Correction d’Abidjan (MACA), 4 déc 2013, 8h25mn.

La Côte d’Ivoire compte, à ce jour, 747 détenus politiques dans les goulags du régime ouattara dont 447 sont incarcérés à la MACA.

ALERTE! ALERTE! MACA: Après le massacre des détenus politiques de MACA par Yacou Chinois et sa bande armée CAMORA ce matin à 9h, le régime Ouattara vient de convoquer 100 détenus politiques pro Gbagbo pour leur transfert au Camp Pénal de Bouaké.

Alain Doh Bi
(Source : ResistanCIsrael, 4 déc. 2013)

Nouvelles 2013-09-20

Cour pénale internationale : les autorités ivoiriennes déclarent ne pas vouloir transférer Simone GBAGBO à la CPI
Explications et réaction de Maître Habiba TOURE
(Source : IvoirenewsInfo.net)

Jean-Yves DIBOPIEU est enfermé dans un état critique au sous-sol de la DST
Selon les informations recueillies par Le Nouveau Courrier (N° 881, 18 sept. 2013), Jean-Yves Dibopieu, extradé du Ghana en février 2013, a subi de nombreuses brutalités et se trouve dans un état très grave, sans que sa famille puisse même lui rendre visite.

Témoignage de l’ancien Secrétaire Général de l’Université de Cocody sur son séjour carcéral à Bouna

Le Pr Toto Jérôme Balou Bi, ancien Secrétaire Général de l’Université de Cocody (Abidjan), revient sur les conditions de sa déportation et de son séjour à Bouna à partir d’avril 2011, ainsi que sur les destructions et les sévices dont se sont rendues coupables à l’Université de Cocody les troupes au service d’Alassane Ouattara.

Source : Exclusif L’invité du mois : Pr Balou Bi Jérôme, ex-Secrétaire Général de l’Université de Cocody. EventnewsTV1, 26 août 2013 [Vidéo]

Lire et voir 2013-07

Il y a un an, le 20 juillet 2012, les réfugiés internes Wê du camp de Nahibly, près de Duékoué, étaient massacrés par des FRCI, des Dozos et d’autres individus en armes.
A l’occasion de cette commémoration, voici le texte de l’intervention de Laurent Akoun, Secrétaire général du FPI, lors de la Conférence de presse du 25 juillet 2012 :
Conférence de presse du FPI: Déclaration intégrale d’AKOUN Laurent. 25 juillet 2012. In : Blog de Alain Doh BI
http://lafriquepuissancemondiale2050.ivoire-blog.com/archive/2012/07/25/conference-de-presse-du-fpi-integralite-de-la-declaration-d.html

Abou Cissé, l’oncle d’Alassane Ouattara : « Le Nord en a assez de la propagande d’Alassane ». Interview réalisée par Armand Bohui. In « Notre Voie », n° 4470, 17 juillet 2013.
http://www.notrevoie.com/a_la_une.asp?id=52959

Quand Alassane Ouattara voudrait que le Front populaire ivoirien « demande pardon » :
Rébellion, présidentielle, privatisation… Pardon, Monsieur le Président ! Armand Bohui. In « Notre Voie » n° 4467 des 13-14 juillet 2013.
http://blogs.mediapart.fr/blog/nicoleg/130713/la-demande-de-pardon-des-ivoiriens-ouattara
et :
http://www.notrevoie.com/archives/apres_juillet_2010/a_la_une.asp?id=52863&issue=4467

Côte d’Ivoire : Gouvernement de schizophrènes ou la nécessité d’une révolution ivoirienne. Nick De Bessou (Président du Forum pour la Démocratie et la Résolution des crises). 9 juillet 2013.
In : Abidjandirect.net
http://abidjandirect.net/index2.php?page=poli&id=8349

Affaire Gbagbo : du respect du droit. Bernard Houdin (Conseiller Spécial du président Gbagbo, Représentant du Porte-parole pour l’Europe et l’Amérique). 8 juillet 2013. In : Le blog de Nicoleg, 9 juillet 2013.
http://blogs.mediapart.fr/blog/nicoleg/090713/affaire-gbagbo-du-respect-du-droit-par-bernard-houdin

Réponse à : « Ouattara rattrape la misère de Gbagbo » : La rébellion, la vraie cause de la misère du nord. Jean Khalil Sella. In : Notre Voie, 8 juillet 2013.
http://www.notrevoie.com/a_la_une.asp?id=52750 

Dans certaines circonstances, le silence peut être synonyme de lâcheté et de complicité avec l’iniquité. Romuald Aboké Isidore. In : Regards croisés, 3 juillet 2013.
http://regardscroises.ivoire-blog.com/archive/2013/07/02/dans-certaines-circonstances-le-silence-peut-etre-synonyme-d.html

Comment fonctionne la Cour Pénale Internationale :
Selon Le Monde, des intermédiaires de la CPI promettent aux témoins qu’ils iront « au pays des Blancs ». Philippe Brou. In : Nouveaucourrier.net, 2 juillet 2013. [En ligne].
http://nouveaucourrier.net/selon-le-monde-des-intermediaires-de-la-cpi-promettent-aux-temoins-quils-iront-au-pays-des-blancs/

Rapport d’Human Rights Watch du 01/07/2013 :
Côte d’Ivoire : Actes d’extorsion commis par les forces de sécurité : De lourdes conséquences sur la santé et les moyens de subsistance dans l’ouest du pays. Human Rights Watch, 1er juillet 2013. [En ligne].
http://www.hrw.org/fr/news/2013/07/01/cote-d-ivoire-actes-d-extorsion-commis-par-les-forces-de-securite

Alerte répression !

Aux toutes dernières nouvelles, le leader de la JFPI, Koua Justin, aurait été transféré le 10 juin à la MACA, après un passage au Tribunal et une inculpation pour la liste de motifs invariablement mise en avant par le pouvoir : troubles à l’ordre public, offense au chef de l’Etat, etc.

Le gouvernement français doit de toute urgence clarifier sa position par rapport au régime de Ouattara :
– EN LE CONDAMNANT publiquement ;
– EN EXIGEANT LA LIBERATION immédiate de tous les prisonniers politiques, en vertu du caractère universel de l’application des droits de l’homme.


Abidjan : Les prisonniers politiques de la Maca témoignent

Mise à jour : 13 mai 2013

Un journaliste de « L’Eléphant Déchaîné » a pu obtenir un droit de visite pour la Maca où sont enfermés de nombreux prisonniers politiques. Bien qu’il y soit pour rencontrer un seul prisonnier, les autres n’ont pu s’empêcher de l’approcher. Ceux-ci témoignent
.

Acte I, Le Ministre Alphonse Douati : « Au fpi, nous avons des principes »
http://url.exen.fr/76085/

Acte II, un officier Fds « on m’a demandé de signer un papier relatif à la reconduction de ma détention préventive. J’ai refusé »
http://url.exen.fr/76086/

Acte III, une tresseuse accusée de préparer un coup d’Etat
http://url.exen.fr/76087/

Acte IV, « On me soupçonne de vouloir faire un coup d’Etat avec 60.000 FCFA ! »
http://url.exen.fr/76089/

Inno Rohman « J’ai été castré…ils m’ont enlevé les testicules… »
http://url.exen.fr/76136/

Depuis la Maca, Martial Yavo du Cojep temoigne
http://url.exen.fr/76138/

In : L’Eléphant déchaîné, N° 153, 10 mai 2013
(Source : Steve Beko, 12 et 13 mai 2013)

Le résultat de la démocratie des bombes

DEUX ANS APRÈS LA RECOLONISATION DE LA CÔTE D’IVOIRE
Le résultat de la démocratie des bombes
Partie A

Chronique de Bernard Desgagné
Jeudi 11 avril 2013

C’était il y a deux ans jour pour jour, le 11 avril 2011. La démocratie s’abattait dans un déluge de feu et de sang sur la Côte d’Ivoire. Piétinant les cadavres encore chauds, une nuée de perroquets à micro et oreillette chantaient la joie et la paix retrouvées grâce à l’OTAN victorieuse contre le tiers monde. Gbagbo capturé, son rival Ouattara du FMI pourrait enfin exercer le pouvoir présidentiel que la communauté internationale™ s’était empressée de lui reconnaitre le 2 décembre 2010. Sentant la bonne affaire pétrolière, Ottawa avait d’ailleurs été l’une des premières capitales à se réjouir des résultats électoraux décrétés par un haut fonctionnaire onusien, en lieu et place des institutions ivoiriennes dument habilitées.

Puis, plus rien. (… Suite de l’article)


DEUX ANS APRÈS LA RECOLONISATION DE LA CÔTE D’IVOIRE

Le résultat de la démocratie des bombes
Partie B

Chronique de Bernard Desgagné
Jeudi 14 avril 2013

En aout et en septembre 2011, je suis allé seul et à mes frais pendant un mois au Ghana, pays voisin à l’est de la Côte d’Ivoire. J’ai pu rencontrer là-bas des Ivoiriens forcés de s’exiler. En plus de parler à de nombreux réfugiés, dans les camps et à l’extérieur, j’ai pu m’entretenir avec le coordonnateur de programme à la commission ghanéenne des réfugiés (Ghana Refugee Board), M. Tetteh Kwao Padi, ainsi qu’avec M. Kelly Forson, directeur du camp de réfugiés Ampain, près du village d’Esiama, dans le Sud-Ouest du Ghana. Le camp se trouve également non loin de la municipalité de Nkroful, lieu de naissance de Kwame Nkrumah, père de l’indépendance du Ghana. D’autres camps de réfugiés ivoiriens se trouvent au Libéria et au Togo, et des Ivoiriens vivent en exil forcé dans beaucoup d’autres pays.

L’afflux de réfugiés ivoiriens dans les pays voisins a commencé en février 2011. Les réfugiés sont de toutes les classes sociales. J’ai rencontré des agriculteurs, des militaires, des étudiants, des enseignants, des ménagères, des commerçants, des fonctionnaires, des élus municipaux et des ministres. (… Suite de l’article)

In : Vigile.net

Partie A :
http://www.vigile.net/Le-resultat-de-la-democratie-des

Partie B :
http://www.vigile.net/Le-resultat-de-la-democratie-des,54958

Côte d’Ivoire : enquête sur l’arrestation et la détention de plusieurs personnalités

L’enquête publiée par Eventnews Tv reproduit les témoignages extrêmement émouvants de plusieurs personnalités détenues pour leur appartenance réelle ou supposée au courant politique du Président Gbagbo : Alphonse Douati (FPI), Martial Yavo (COJEP), le Sous-Préfet de Touih (San Pedro), un jeune Burkino-Ghanéen et un jeune natif de Bocanda.

« Détenus pour la plupart depuis bientôt deux ans, les prisonniers politiques du régime du Dr Alassane Ouattara continuent de dénoncer leurs conditions de détentions non sans réclamer leur innocence. Pour beaucoup, ces incarcérations sont de nature plus politique que judiciaire. Les faits à leur reprochés n’étant jamais élucidés, ils continuent de broyer du noir dans des conditions inhumaines. Eventnews tv vous propose ici les témoignages en exclusivité de cinq d’entre eux. »
(…)

Lire l’article complet :
Enquête sur les détenus pro-Gbagbo, 2e partie : Des témoignages qui accablent le régime de Ouattara/ Alphonse Douati (FPI) et Yavo (Cojep) disent tout à Eventnews Tv. [25 mars 2013] :
http://eventnewstv.tv/articlesEdition/articoli/article_1364238273/machetta.php

Une délégation française rend visite à Michel Gbagbo sur son lieu de détention

Prison de Bouna : La France au chevet de Michel Gbagbo hier

Par Didier Depry

Une délégation du Consulat de France en Côte d’Ivoire comprenant trois personnes dont un représentant de l’Ambassade et un médecin était hier à la prison de Bouna, nord du pays. Selon des sources judiciaires concordantes, cette délégation française accompagnée de Me Ange-Rodrigue Dadjé, l’un des avocats de Michel Gbagbo, est allée s’enquérir de l’état de santé du prisonnier politique et de l’évolution de son dossier devant la Justice ivoirienne.
Incarcéré depuis environ deux ans, l’Ivoiro-français Michel Gbagbo a vu son état de santé se dégrader progressivement à cause des violences dont il a été victime et de ses conditions exécrables de détention. Il souffre, en effet, de pathologies aux dents et aux yeux. Une situation qui nécessite, selon nos sources, des soins adéquats à Abidjan. Ce qui n’a jamais été fait. Ayant sans doute appris qu’une délégation française se rendrait à la prison de Bouna, les geôliers de Michel Gbagbo l’ont transféré récemment au centre de santé de Bondoukou pour des soins. «C’était une sorte de cache-sexe qui ne règle rien en réalité», soutient une source judiciaire.
Cette visite de l’Ambassade et du Consulat de France à l’un de leurs ressortissants, Michel Gbagbo, injustement détenu en Côte d’Ivoire, intervient deux semaines après la décision de la Justice française de désigner un juge d’instruction afin de faire la lumière sur les sévices dont Michel Gbagbo a été victime de la part de ses bourreaux depuis son arrestation et sa détention en Côte d’Ivoire.
Dans un communiqué rendu public, le lundi 4 mars 2013, Me Habiba Touré, avocate de Michel Gbagbo à Paris, s’est réjouie de cette décision (…).
Une décision qui traduit la recevabilité de la plainte déposée à Paris par Michel Gbagbo via son conseil contre Guillaume Soro et une dizaine de chefs rebelles, en juin 2012, pour enlèvement, traitements dégradants et humiliants, séquestration, détention arbitraire.
Michel Gbagbo, fils aîné du Président Laurent Gbagbo, est prisonnier politique du régime Ouattara depuis avril 2011. Il croupit dans une prison à Bouna, nord de la Côte d’Ivoire.

Didier Depry
didierdepri@yahoo

In : Notre Voie N° 4375, 23-24 mars 2013
(Surtitre de la Rédaction)

Plainte de Michel Gbagbo en France : un Juge d’Instruction a été désigné

En juin 2012 Michel Gbagbo, par l’intermédiaire de Me Habiba Touré,  a déposé une plainte avec constitution de partie civile auprès du Tribunal de Grande Instance de Paris contre Guillaume Soro et les Commandants de zone pour enlèvement, séquestration et traitements inhumains et dégradants.
La plainte vient de donner lieu à la désignation d’un Juge d’instruction.
Après la décision de la Cour de Justice de la CEDEAO ayant déclaré la détention de Michel illégale et arbitraire, la procédure engagée auprès de la Justice française va permettre de poursuivre les auteurs de ces actes illégaux et traitements inhumains.

COMMUNIQUE DE PRESSE DE ME HABIBA TOURE

Paris, le 4 mars 2013 – A la suite du dépôt de plainte avec constitution de partie civile de Michel GBAGBO à l’encontre de Monsieur Guillaume SORO et des 10 Com’zones qui sévissent en toute impunité en Côte d’Ivoire, la Justice française a désigné un Juge d’Instruction afin de faire la lumière sur les graves sévices dont il a été victime.

Il s’agit d’une grande victoire pour le fils du Président GBAGBO, enlevé, séquestré et molesté en raison de son patronyme.

La Justice française ayant estimé que les faits dénoncés peuvent légitimement faire l’objet de poursuites.

Avec la désignation de ce Juge d’instruction, c’est un signal fort lancé à ses geôliers qui pourraient répondre de leurs actes devant la Justice française, face à la carence d’une justice des vainqueurs demeurée protectrice à leur égard jusqu’à ce jour.

Le temps de l’impunité est révolu, le processus judiciaire est désormais en marche avec toute son énergie et sa vigueur.

Tous les protagonistes de cette affaire, qui se croyaient invulnérables et intouchables, vont devoir désormais répondre de leurs actes devant la Justice française.

Alea jacta est, les dés sont jetés.

Maître Habiba TOURE
Avocat de Michel GBAGBO

Amnesty International : le Rapport 2013 sur les violations des Droits de l’homme en Côte d’Ivoire

URGENT !

Publication du rapport d’Amnesty International basé sur :
– une enquête d’un mois menée sur place en octobre et novembre 2012 par Gaëtan Mootoo ;
– le travail de suivi de la situation des droits humains depuis la prise du pouvoir par Alassane Ouattara.
Le rapport « Côte d’Ivoire : la loi des vainqueurs. La situation des droits humains deux ans après la crise post-électorale » peut être consulté à l’adresse suivante :
http://url.exen.fr/70417/