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Togo : mobilisation des femmes pour la libération des prisonniers politiques

DECLARATION

Les femmes de l’ANC, du FRAC et du CST exigent la libération de tous les détenus politiques

Le jeudi 03 octobre 2013, le Bureau National de l’Alliance Nationale pour le Changement (ANC), a, au cours d’une conférence de presse tenue au siège du parti, fustigé les situations incongrues et tragiques que vivent les personnes arbitrairement détenues et leurs familles ainsi que les personnes inculpées abusivement, portées disparues ou contraintes à l’exil, afin qu’ensemble, les forces démocratiques, les organisations de défense des droits de l’Homme et les populations, se mobilisent pour y mettre fin.

Depuis lors et malgré les appels pressants et incessants ainsi que les manifestations pacifiques demandant la libération immédiate de tous les détenus politiques, notamment dans l’affaire des incendies des marchés de Kara et de Lomé, le régime RPT/UNIR/UFC se contente de faire disparaître le corps du délit et de procéder à trois nouvelles inculpations de responsables politiques de l’opposition.

Prenant la mesure de cette situation scandaleuse, qui affecte particulièrement les femmes et mères de famille que nous sommes, le Bureau des Dames de l’ANC (DNC), a pris cette initiative de mobiliser toutes les femmes militantes et sympathisantes de l’ANC, du FRAC et du CST, ainsi que l’ensemble des populations de Lomé et de ses environs, pour prendre part, ce vendredi 29 novembre 2013, à la grande marche pacifique de protestation et de revendication, qui nous conduit à ce meeting de circonstance au lieudit Akassimé.

En effet, depuis des mois, des chefs de famille, nos maris, nos frères et nos enfants sont arbitrairement détenus dans diverses prisons du pays et soumis à des traitements inhumains et dégradants, alors que leurs geôliers et tortionnaires savent très bien qu’ils doivent chercher ailleurs les vrais auteurs de ce dont ils les accusent.

Nous sommes donc venues nombreuses cet après-midi en ces lieux, pour crier notre douleur mais aussi notre colère, notre ras-le-bol et notre détresse. Nous sommes en colère et nous souffrons en raison de l’attitude scandaleuse du gouvernement qui, au lieu de diligenter une enquête sérieuse pour rechercher la vérité, s’accroche à de sordides spéculations politiciennes, pour maintenir injustement en détention ou inculper arbitrairement, des personnes innocentes, d’honnêtes citoyens.

Nous sommes en colère, nous souffrons et nous pleurons de la misère grandissante dans nos foyers déjà précaires, et de surcroît privés depuis des mois, des maigres sources de revenu des petits boulots de nos maris, jetés en prison.

Libérez-les parce qu’ils n’ont rien fait. Ils sont innocents. Libérez-les au nom de la justice pour qu’ils rentrent à la maison s’occuper de leurs femmes et de leurs enfants. Nous n’en pouvons plus de porter toutes seules et injustement, le fardeau d’une sordide machination politicienne orchestrée par des criminels bien connus mais protégés par une garantie d’impunité.

Etienne YAKANOU est mort entre les mains de la gendarmerie qui l’a privé de soins médicaux. Il n’avait rien fait. Il criait son innocence. En vain. Aujourd’hui, le pouvoir RPT/UNIR/UFC, seul et entièrement responsable de ce drame, abandonne sans aucun soutien, sans aucun secours, même moral, la veuve et trois orphelines.

C’est le lieu de saluer la publication du rapport d’enquête du CST sur les incendies des marchés de Lomé et de Kara. Les femmes de l’ANC, du FRAC et du CST apportent leur plein soutien aux auteurs et aux signataires de ce rapport et les remercient pour leur travail de salubrité publique !

Le rapport d’enquête rendu public par le CST, le 11 novembre 2013, a l’avantage d’édifier l’opinion nationale et internationale qu’il existe bel et bien, dans cette affaire incendies des marchés, une piste plausible et crédible, au demeurant plus sérieuse que les faits grossiers et abracadabrantesques, fabriqués de toutes pièces, par trois capitaines de la gendarmerie nationale et des services de renseignement, et que des jeunes gens manipulés et abusés, ont été contraints d’endosser sous la torture.

Il revient donc au Procureur de la République, d’ouvrir une information judiciaire, au lieu de balayer du revers de la main cet important rapport d’enquête.

Les femmes de l’ANC, du FRAC et du CST dénoncent et condamnent avec force, le manque de volonté affiché par le pouvoir RPT/UNIR/UFC, pour œuvrer, d’une manière républicaine, à l’apaisement des tensions sociopolitiques et à l’assainissement du climat politique dans le pays.

Nous demandons instamment au Chef de l’Etat et au gouvernement de comprendre le désarroi des femmes et de répondre aux attentes des populations togolaises, en faisant cesser les menaces de l’explosion sociopolitique qu’ils font planer sur le Togo depuis quelques années et qui augurent une réédition des exactions de 2005, avec leur cortège de morts, de blessés, de mutilés, de déplacés, de réfugiés et d’exilés.

Les femmes de l’ANC, du FRAC et du CST lancent aux confessions religieuses togolaises ainsi qu’à la communauté internationale un appel pathétique et désespéré. Un appel au secours.

Nous demandons particulièrement au Clergé Catholique, aux Eglises Méthodiste et Presbytérienne et à la Communauté Musulmane, d’une part, à la France, à l’Allemagne, aux Etats-Unis d’Amérique, au PNUD, à l’UE, à la CEDEAO et à l’OIF, d’autre part, d’user de leur audience et de leur influence dans notre pays, pour amener les autorités togolaises :

  • à prendre conscience des souffrances portées par les populations togolaises en général et par les femmes togolaises en particulier et à s’investir résolument dans le règlement de la crise togolaise, en faisant droit aux revendications légitimes des populations ;
  • à libérer sans délai, toutes les personnes détenues arbitrairement et pour des raisons politiques ;
  • à mettre fin à toutes les poursuites en cours et à lever toutes les inculpations abusives qui frappent les dirigeants, les militants et sympathisants de l’ANC, du FRAC et du CST, notamment dans l’affaire des incendies des marchés ;
  • à mettre en place une commission internationale d’enquête, crédible et impartiale, pour faire toute la lumière sur cette affaire d’incendies ;
  • à prendre conscience du caractère délétère de la situation sociopolitique togolaise et de l’impérieuse nécessité d’œuvrer, toutes affaires cessantes, à la mise en place d’un accord politique sur les réformes constitutionnelles, institutionnelles et électorales, préconisées par l’APG, d’une part, et les missions d’observation électorale de l’UE, d’autre part, afin d’organiser les élections locales dans les meilleurs délais, avant la présidentielle de 2015.

Enfin, les femmes de l’ANC, du FRAC et du CST demandent à toutes les forces vives de la nation, notamment, aux femmes des secteurs publics et privés, aux femmes des marchés, aux élèves et étudiantes, à toutes les femmes des villes, des campagnes et de la diaspora, de demeurer vigilantes et de se mobiliser pour exiger l’adoption et à la mise en œuvre consensuelles des réformes politiques ainsi que l’organisation rapide des élections locales.

Fait à Lomé, le 29 novembre 2013

Pour les Dames de l’ANC,

La Vice-Présidente,

Signé

Mme Antoinette NAHM-TCHOUGLI

Source : Collectif Sauvons le Togo, 30 nov. 2013
(Surtitre de la Rédaction)

Voir aussi :
Manifestation des Togolaises vêtues de noir (par TogoVisions)

Au coeur de l’exil

Interview de Nicole Galo, Présidente de « Sillons d’Espoir »
Par Charles Azzicoh

Très jeune ONG dans l’humanitaire, elle fait déjà parler d’elle dans les actions qu’elle pose au profit des victimes de la guerre et des Ivoiriens, exilés dans la sous-région.

Nicole Galo, Présidente de l’ONG « Sillons d’Espoir », nous parle de la misère et des difficultés rencontrées sur le terrain.


Bonjour Madame Galo, pouvez-vous décliner votre identité à la communauté ?

Avant tout propos, je voudrais dire un grand merci à votre site pour l’occasion qui m’est donnée, de présenter notre association. Pour répondre à votre question, je me nomme Nicole Galo, Présidente de l’ONG «Sillons d’espoir».

A quoi répond votre ONG, quel en est le but ?

L’ONG «Sillons d’Espoir» est une organisation non gouvernementale qui répond à un besoin d’apporter assistance aux populations en détresse. Le but de «Sillons d’Espoir » est, de lutter contre la pauvreté et l’analphabétisme, de défendre les droits fondamentaux et d’apporter assistance et aide, sous quelque forme que ce soit, aux victimes de la guerre et aux exilés.

De défendre et de promouvoir les droits de l’enfant, victime de violences physiques, verbales et sexuelles, de mettre en œuvre toutes actions de prévention sur la violence, la maltraitance, la mise en situation de risques envers l’enfant.

D’aider les victimes de maltraitances, de mener des programmes d’actions ou des campagnes de témoignages, d’informations ou de sensibilisation au respect de la dignité humaine.

D’où vous est venue l’idée de créer cette ONG et depuis quand existe-elle ?

Après la grave crise post-électorale qui a secoué la Côte d’Ivoire, nous nous sommes rendus compte que beaucoup de nos compatriotes, pour des raisons diverses, avaient fui le pays avec leurs familles et se sont installés en exil dans les pays de la sous-région.
Nous faisions déjà partie, des personnes de bonne volonté, qui les assistaient dans la discrétion. Mais face à la détresse et aux difficultés constatées sur le terrain, face aussi, à la tristesse qui se lisait sur les visages des parents, mais surtout, sur ceux des enfants, nous nous sommes donc dit, qu’il nous fallait donner un caractère légal à nos actions pour avoir plus de crédibilité aux yeux des personnes et des organisations, à solliciter pour cette bonne cause.
Pour vous répondre, nous dirons que l’ONG «Sillons d’Espoir», est une très jeune œuvre humanitaire créée, il y a quelques mois de cela, vers la fin de l’année 2012.

Le 23/12/12, votre ONG a organisé une fête, un arbre de Noël en faveur des enfants au camp d’Avepozo au Togo, comment les compatriotes sur place, ont accueilli le projet ?

C‘est l‘occasion pour nous, de renouveler, nos remerciements à toutes les personnes qui se sont impliquées, de façon directe ou indirecte dans l’organisation de cet arbre de Noël. Les ivoiriens de la diaspora ont été formidables, nous avons organisé un arbre de noël qui a été accueilli avec une très grande joie par nos compatriotes sur place, dans ce camp d’Avepozo.
Ca été une occasion pour de nombreux enfants, de recevoir des cadeaux, des jouets et tout le camp a eu droit à un repas chaud.
De nombreux artistes musiciens comme Paul Mady’s et les Djiz’s étaient venus apporter leur soutien à cette action.

En plus de cet arbre de Noël, nous avons également organisé, une grande collecte de vivres en mars 2013, au profit des réfugiés de ce même camp, qui a connu un franc succès et a rencontré une très grande adhésion des ivoiriens.

Mais pourquoi avoir choisi particulièrement ce camp, pour venir en aide aux enfants, à la population ivoirienne réfugiée, quand on sait que même, à Abidjan, des familles sont dans les mêmes situations de difficultés ?

C’est très simple, c’est à partir d’un constat fait, c’était le seul camp sur lequel toutes les organisations qui se mettaient en place pour apporter une aide aux ivoiriens dans les camps de réfugiés, n’avaient porté leur choix. (suite…)

Nouvelles 2013-05-12

Mise à jour : 18/05/2013

Bagohouo (Village proche de Duekoué, Côte d’Ivoire), 18 mai 2013 : arrestation du « seigneur de guerre » Amadé Ouérémi

Ancien allié de la rébellion, il occupait la zone classée du Mont Peko avec plusieurs centaines d’hommes en armes qui se sont rendus coupables de nombreuses exactions contre les populations de l’Ouest pendant et depuis le conflit postélectoral.

Lomé (Togo) : le 10 mai 2013, le décès en prison, faute de soins, d’Etienne YAKANOU, membre de l’ANC (Alliance pour le changement), suscite l’indignation de sa famille, de ses proches et de ses amis politiques

Déclaration liminaire de la Conférence de presse organisée le 11 mai 2013 par le Collectif Sauvons le Togo et la Coalition Arc-en-ciel :
http://www.collectifsauvonsletogo.com/deces-de-m-etienne-yakanou-conference-de-presse-cstarc-en-ciel-du-11-mai-2013-5885

 – Abidjan : maisons occupées illégalement

Selon l’agence de presse Xinhua, les autorités ivoiriennes ont affirmé cette semaine qu’une opération de libération des sites publics et privés occupés illégalement par des membres des FRCI allait être mise en oeuvre. Hélas, ce n’est pas la première fois que de telles déclarations sont faites, assorties d’ultimatums qui n’ont encore jamais été suivis d’effets.
A suivre donc !

Abidjan : à la MACA (Maison d’arrêt et de correction d’Abidjan), un détenu pour raison politique a fait l’objet le lundi 13 mai de sévices corporels et de mise à l’isolement pour avoir revendiqué une amélioration des conditions de détention pour lui-même et ses codétenus.

Plus d’informations sur le blog d’Alain Doh Bi :
http://lafriquepuissancemondiale2050.ivoire-blog.com/archive/2013/05/14/le-detenu-konin-kouassi-maurice-battu-a-sang-et-jete-en-isol.html

Erythrée : Amnesty International demande au Président Isaias Afewerki « de libérer immédiatement tous les prisonniers d’opinion arrêtés pour avoir exercé de manière pacifique leurs droits à la liberté d’expression, d’opinion, d’association, de religion ou de conscience, ou en raison de leur identité, en tant que parents de personnes ayant fui le pays ».

« Vingt ans après que l’Érythrée ait obtenu son indépendance, des milliers de prisonniers politiques sont enfermés dans les centres de détention du pays sans avoir jamais été inculpés, et on est sans nouvelles d’un grand nombre d’entre eux, écrit Amnesty International dans un rapport rendu public jeudi 9 mai.

Ce document, intitulé Twenty years of independence but still no freedom, revient en détail sur la manière dont, au cours des deux dernières décennies, des opposants au gouvernement, des journalistes et des adeptes de religions non reconnues, ainsi que des personnes ayant essayé de quitter le pays ou d’éviter la conscription obligatoire, sont maintenus en détention sans inculpation dans des conditions d’une cruauté inimaginable. » (…)
Lire l’article complet :
http://www.amnesty.fr/Presse/Communiques-de-presse/Erythree-Vingt-ans-apres-l%E2%80%99independance-la-repression-tout-va-8546

Rwanda : « Les opposants politiques sont privés de leurs droits de comparaître en justice »

« Kigali, le 07 Mai 2013.
Le 25 mars 2013, M. Sylvain Sibomana, Secrétaire Général intérimaire des FDU-INKINGI, ainsi que M. Dominique Shyirambere, ont été jetés en prison après avoir été tabassés par la police au simple motif qu’ils voulaient assister à la séance d’ouverture du procès de Madame Victoire Ingabire. »
In : FDU-Rwanda.com, 9 mai 2013
Lire l’article complet :
http://www.fdu-rwanda.com/fr/rwanda-les-opposants-politiques-sont-prives-de-leurs-droits-de-comparaitre-en-justice/

– De retour du Festival international du rire de Lubumbashi (RDC), l’humoriste ivoirien Adama Dahico a dédicacé le Grand Prix dont il a été honoré à toutes les personnes privées de liberté. Voici ses mots :

« Je dédie mon prix à toutes les personnes privées de liberté. Je dédie également ce prix à la paix et à la réconciliation en Côte d’Ivoire et à tous ceux et celles qui, de près ou de loin, soutiennent Adama Dahico dans son combat pour le développement de l’humour en Afrique, notamment la presse ».
In : Notre Voie, n° 4413, 10 mai 2013.

L’artiste qui s’était présenté à l’élection présidentielle de 2010 et avait appelé à voter pour Laurent Gbagbo au second tour fut victime, peu de temps après la cérémonie d’investiture d’Alassane Ouattara, d’une attaque par des hommes puissamment armés dont il réchappa de justesse.

Nouvelles 2013-05-03 (article révisé)

Mise à jour : L’information « Abidjan, 2 mai 2013 : condamnation… » qui comportait des erreurs de date a été rectifiée.

Journée mondiale de la liberté de la presse : une pensée pour Ousmane Sy Savané, responsable de presse emprisonné en Côte d’Ivoire
Selon une information de dernière minute communiquée par Alain Doh Bi sur son blog, Ousmane Sy Savané viendrait à l’instant d’être libéré.

L’Assemblée générale des Nations Unies a proclamé le 3 mai Journée mondiale de la liberté de la presse.
Ousmane Sy Savané, Directeur de publication de Prestige Mag, et Directeur du Groupe Cyclone (Journaux Le Temps et LG Infos), est emprisonné depuis plus d’un an par le régime Ouattara.
Reporters sans frontières a interpellé en décembre 2012 les autorités ivoiriennes à son sujet :
http://fr.rsf.org/cote-d-ivoire-ousmane-sy-savane-emprisonne-18-12-2012,43808.html

Lomé (Togo), 3 mai : au camp de réfugiés ivoiriens d’Avépozo, la situation empire de jour en jour :

Situation dramatique au Togo : Désolation et révolte au camp des refugiés ivoiriens à Lomé
Articles de :

Pour dénoncer le non-respect du droit des réfugiés, téléphoner au Ministère de la Sécurité et de la Protection civile du Togo :
00 228 22 22 86 80 / 00 228 90 09 30 26

– Abidjan, 2 mai 2013 : condamnation de deux membres des FRCI pour les crimes commis contre des civils à Vavoua le 18 décembre 2011 :

Appel à la solidarité avec les réfugiés ivoiriens du camp d’Avépozo au Togo

Mise à jour : 27 mars 2013

OPERATION « J’APPELLE LE 00228 22 22 57 15 » POUR RECLAMER LE RESPECT DES DROITS DES REFUGIES IVOIRIENS DU TOGO

Lomé: cinq Réfugiées ivoiriennes convoquées au Ministère de la Sécurité et de la Protection Civile du Togo.

Pour les soutenir : appelez le 0022822225715 !

Pour avoir organisé des Sit-in contre la faim sur le camp de réfugiés d’Avepozo, cinq femmes ont été convoquées au Ministère de la Sécurité et de la Protection Civile du Togo où elles doivent se présenter le mercredi 20 mars à 8h 30.
Il est temps de dénoncer au plus haut niveau le drame à ciel ouvert qui se passe minute après minute dans le camp de refugiés ivoiriens d’Avepozo à Lomé.
Ces femmes n’ont fait que demander le rétablissement de la ration alimentaire indispensable à la survie de leur famille, dans une situation où elles ont tout perdu.
Le risque encouru pourrait être l’expulsion du Togo ou l’emprisonnement pour «troubles à l’ordre public».

Elles demandent à manger et non des menottes ou des bâillons.

Au matin du 26 mars 2013, les femmes du camp d’Avepozo ont perdu une des leurs, décédée faute de soins. La responsabilité du HCR de Lomé est vraisemblablement engagée, du fait qu’en tant que personne vulnérable, Madame Tiehou Macoura Pauline aurait dû bénéficier de l’assistance que nécessitait son état.

Informations complémentaires sur le camp d’Avepozo :
Togo : la situation dramatique des réfugiés ivoiriens

Du côté des tribunaux 2013-03-13

Mise à jour : 29 mars 2013

Accra (Ghana), 27 mars 2013 : l’audience de Justin Katinan Koné prévue le mercredi 27 mars 2013 a été reportée d’abord au 28 mars, puis au 24 avril.

Paris (France), 19 mars 2013 : la Cour de Cassation a jugé recevable la plainte de Lydienne Yen Eyoum, avocate franco-camerounaise, contre Paul Biya, Président du Cameroun, ainsi que d’autres responsables de l’Etat, pour « torture, actes de barbarie et détention arbitraire ».
Lydienne Yen Eyoum est incarcérée à Yaoundé depuis le 8 janvier 2010, pour une sombre affaire politico-financière (elle défendait alors l’Etat camerounais). Sa détention « provisoire » ayant été illégalement prolongée, Me Eyoum a porté plainte en France avec constitution de partie civile en juillet 2011.

Abidjan (Côte d’Ivoire), 14 mars 2013 : selon les indications données lors d’une conférence de presse par Ange Bernard Kessy (Commissaire du gouvernement), le Commandant de Gendarmerie Jean-Noël Abehi devrait être entendu par le Tribunal militaire le 3 avril 2013, pour cause de « désertion ». Le Commandant Abehi avait été extradé du Ghana le 5 février. 

Accra (Ghana), 13 mars 2013 : la suite des audiences de Justin Katinan Koné est fixée au 27 mars 2013.

Lomé (Togo), 12 mars 2013 : Jean-Pierre Fabre et Abass Kaboua, tous deux membres du Collectif Sauvons le Togo, rassemblement d’opposition,  ont été inculpés et placés sous contrôle judiciaire et interdits de voyage, pour « complicité de destruction de biens publics et de groupements de malfaiteurs » dans l’affaire des incendies de marchés. La plupart des personnes arrêtées pour ces faits appartiennent à l’opposition, ce qui conduit le CST à dénoncer une manipulation politique. Des sympathisants s’étaient regroupés en nombre pour les soutenir.

La Haye (Pays-Bas), 12 mars 2013 : nouveau refus de la liberté provisoire pour le Président Laurent Gbagbo.

« La Juge unique chargée de l’affaire du Président GBAGBO vient une fois de plus de lui refuser la liberté provisoire. Une décision a été rendue dans ce sens, hier 12 mars. Elle considère qu’il n’y a pas de changement dans les circonstances qui ont justifié de la détention (depuis la dernière décision qu’elle a rendue). Elle considère bien au contraire que le risque d’une évasion du président s’est accru au cas où il était libéré provisoirement. Elle se réfère au rapport de mi-mandat d’octobre 2012 du groupe d’experts de l’ONU qui allègue que les partisans du président ayant trouvé refuge dans les pays voisins notamment au Ghana, ont, ces derniers mois, renforcé le volet militaire et politique de leur organisation et que cette occurrence augmente le risque d’un refus de représentation du président au cas où… elle poursuit que les déclarations faites (non sous serment) par le président lui-même lors des débats de l’audience de confirmation de charges et la disponibilité manifestée du FPI, son parti, de dialoguer avec le gouvernement ivoirien ne sont pas, selon elle, incompatibles avec l’existence d’un réseau de partisans pouvant entreprendre des activités déstabilisatrices en vue d’une reconquête du pouvoir auquel selon la Procureur, le président GBAGBO n’aurait pas définitivement renoncé. »
In : Stevebeko, 13 mars 2013
(http://stevebeko.wordpress.com)

Togo : la situation dramatique des réfugiés ivoiriens

Pour les Ivoiriens qui ont dû s’exiler après le 11 avril 2011, soit en raison des menaces dont ils étaient l’objet, soit parce qu’ils ont été chassés de leur terre ou (et) de leur maison, la vie quotidienne devient de plus en plus difficile. Au Togo – dont il faut rappeler que le gouvernement a extradé en juin 2012 Moïse Lida Kouassi, un ancien ministre du Président Gbagbo -, les réfugiés sont soumis à des restrictions de nourriture qui mettent gravement leur vie en danger.
Voici ce que rapporte F. Dzidula :

Togo : Sit-in des réfugiés ivoiriens du camp d’Avépozo ce jeudi matin

par F. Dzidula

Sit-in ce jeudi matin des réfugiés ivoiriens logés dans le camp d’Avépozo. Pour la plupart des femmes, ce mouvement selon leur porte-parole vise à protester contre la privation alimentaire dont elles seraient l’objet dans le camp. « Ça fait trois mois que nous ne mangeons plus. Les femmes ont faim, nos enfants ont faim, ils ne sont pas allés à l’école aujourd’hui », a déclaré Mme Gogoua.

Pour ces refugiés ivoiriens, ils sont dépassés par l’abandon dont ils sont victimes. Ils  demandent  leur transfert dans un autre pays. « Nous sommes fatiguées. On veut quitter le Togo, on demande au HCR de trouver une autre terre d’asile », souligne le porte-parole. L’administrateur du site envoyé par les contenir n’a pas pu arriver à bout car les refugiés veulent comme interlocuteur le chargé de la protection.

Au temps fort de la crise ivoirienne le Togo avait accueilli plus de trois mille refugiés. Aujourd’hui, ils ne sont que quelques centaines de personnes déclarées.

Accueillons solidairement nos soeurs et frères ivoiriens.

In : http://www.mo5-togo.com, le 28 fév. 2013
(Surtitre et chapeau de la rédaction de Soutien et liberté)

Du côté des tribunaux 2013-02-27

Abidjan, 28 février 2013 : Arrivé au terme des 6 mois de détention auxquels il avait été condamné pour des propos tenus lors d’une réunion, Laurent Akoun, Secrétaire général par interim du Front Populaire Ivoirien, a quitté la MACA (Maison d’arrêt et de correction d’Abidjan) le 28 février au matin.

Accra, 27 février 2013 : nouveau report de l’audition de Justin Katinan Koné au 13 mars.

Lomé, 25 février 2013 : Gabriel Messan Agbeyome Kodjo, président du mouvement d’opposition OBUTS (Organisation pour bâtir un Togo solidaire) a été remis en liberté (provisoire) après un mois et demi d’incarcération. Il avait été arrêté ainsi que d’autres responsables et militants politiques encore détenus à ce jour, après avoir été mis en accusation dans une affaire d’incendies de marchés. Agbeyome Kodjo a décrit des conditions de détention honteuses et des traitements dégradants.